CARACTERES SPECTROSCOPIQUES
rantc du sang. Les travaux de cet auteur furent complétés par Valentin, 1863; Stores, 1864-1868; Preyer, 1868; Vierordt, Vogel, Mac-Munn ; Hénocqüe, etc.
II. Conditions oxpérimontolos. ■ — Pour observer les enmetères spectroscopiques de la matière colorante du sang- il n’est pas nécessaire d’opérer avec des solutions pures. II suffit de diluer quelques gouttes (4CC) de sang avec de l’eau distillée (100cc) dans une cuve à laces parallèles.
Pour faire apparaître le spectre de l'hémoglobine réduite, le mieux est d'ajouter au liquide contenant l’oxyhémoglobine quelques gouttes d’une solution alcaline d’hydrosultite de soude. Ou peut aussi employer à cet effet une solution alcaline de tartrate stanneux ou ferreux.
Si la réduction est opérée avec le sulfure d’ammonium on voit toujours apparaître à gauche de la bande de l’hémoglobine, au milieu de l’espace C D, une bande étroite, très pâle, due à une action altérante spéciale du sulfure. L’oxyhémoglobine est régénérée par agitation à l’air. Pour opérer dans des conditions comparables et fixer la position et l’intensité des bandes, les solutions également concentrées doivent être vues sous une même épaisseur. Il faut tenir compte de la situation de la tente du spectroscope, de l’éloignement et de l’intensité de la source lumineuse, de la clarté changeante de la chambre dans laquelle on opère.
Le sang perd ses caractères spectroscopiques lorsqu’il a été chauffé à 202° ; l’hémoglobine et ses dérivés à 210° (Strzyzowski).
III. Constatations. — Si on examine au spectroscope une solution d’oxyhémoglobine peu concentrée (1 p. 1 UOO) sous une faible épaisseur (1 centimètre cube), on constate l’apparition de deux bandes d absorption dans la région jaune vert du spectre entre les raies I) et E du spectre solaire; l’une un peu plus sombre et un peu moins large au voisinage de la région D ; l’autre un peu plus claire et un peu plus large au voisinage de la raie E. De plus, toute la partie violette du spectre est absorbée.
Une solution d hémoglobine réduite, examinée dans les mêmes conditions, présente une seule bande d’absorption très large, un peu diff use, qui occupe les trois quarts de l’espace DE et dépasse un peu la ligne D vers C (Stores, 1864).
Influence de la concentration des solutions. — Les caractères spectroscopiques varient suivant la concentration des solutions ou
LA MATIÈRE COLORANTE DU SANG : HEMOGLOBINE
l’épaisseur de la couche de liquide interposée sur le trajet du faisceau lumineux.
Pour des concentrations très faibles, la première bande seule de l’oxybémoglobine est visible; pour une concentration plus forte apparaît la deuxième bande en même temps que 1 extrémité violette du spectre commence à s’obscurcir.
Pour des concentrations croissantes les deux bandes s’élargissent de plus en plus, puis se confondent en une bande unique bordée de rouge d'un côté et de vert de l’autre. Enfin l’obscurité venant de la partie violette du spectre rejoint la bande unique; le spectre es* réduit au rouge.
A concentration égale, les dissolutions d’hémoglobine absorbent une plus grande étendue de l'extrémité rouge et une moins grande étendue de l’extrémité violette du spectre que les dissolutions d’oxyhémoglobine. Dans la région du vert, à droite et a gauche des raies E6 l’hémoglobine laisse passer plus de lumière que l’oxyhémoglobine. De plus, pour des concentrations très faibles pour lesquelles la bande de Stores apparaît à peine, le raccourcissement du spectre par ses deux extrémités est déjà sensible.
Des graphiques, dus à Rollett, résument spectres des dissolutions d’oxyhémoglobine rentes concentrations. On a porté en
les différences présentées par les et d’hémoglobine pour les dilléabeisses les longueurs d’ondes, en
ppr 146 Tableau représentant les spectres d’absorption d une solution (l ox;/ hémo¬
globine et d’hémoglobine examinée sous une épaisseur de 1 centimètre.
ordonnées les poids de matière colorante p. 100. En déplaçant dans chaque liguie une ligne droite parallèlement à a h et de bas en haut on a successivement tous les spectres que l’on obtient avec des dissolutions de concentration croissante observées toutes sous une épaisseur de 1 centimètre. Il est bien évident cependant que ces graphiques ne donnent qu’une idée approchée de la marche réelle de l’absorption des rayons lumineux par les dissolutions de pigment ; 1 absorp-