CA R ACTE H ES SPECTROSCOPIQUES
(ion 11e commence pas brusquement lorsqu'on passe d'une région claire à une région obscure (lig. 146).
Absorption des radiations de la région ultra-violette. — Les dissolutions d’oxyhémoglobine absorbent également certaines radiations de la région ultra-violette, invisible dans les conditions ordinaires <lu spectre; plusieurs bandes apparaissent (Soret, 1883; iUArsonval, 1890; Grabe, 1892; Kobert, 1900).
Pour voir ces bandes au moyen d'un speclroscope ordinaire, il faut prolonger la partie visible de spectre au moyen d'une source de lumière très intense, aussi riche que possible en radiations violettes, en supprimant le plus possible toutes les couleurs moins réfrangibles ol plus lumineuses par l’interposition sur le trajet du faisceau lumineux d'un verre violet très pur et très foncé (d’Arsonwal).
I n autre procédé consiste à recevoir un faisceau lumineux provenant du soleil ou d’une lampe à arc sur un écran fluorescent au cyanure de platine ou sur une plaque photographique par l’intermédiaire d’une lentille et de prismes en cristal de roche (Becquerel, Rutherford, d’Arsonval, Grabe, Robert).
Sensibilité des caractères spectroscopiques. — Les deux bandes de l'oxyhémoglobine se retrouvent dans des solutions très faibles, à condition d’augmenter l’épaisseur de la couche liquide. On peut les retrouver dans des solutions à 1 p. 100 000 (Hoppe-Seyler).
Lorsqu'on réduit une dissolution d’ox\ hémoglobine très étendue, mais telle pourtant que les deux bandes, quoique faibles, soient encore \isibles, on ne perçoit que très faiblement ou même pas du tout la bande de Stokes qui doit remplacer la double bande primitive. Si on a un mélange des deux matières colorantes, la présence de l’oxyhérnoglobine sera révélée par les deux bandes lorsqu’on observera la dissolution sous une épaisseur très faible; celle de l’hémoglobine par la forte absorption qui atteint la région située entre les deux bandes lorsqu’on augmente l’épaisseur du liquide observé (Hoppe-Seyler).
IV. Spectroscopie à travers les tissus. — L’étude spectroscopique du sang esl possible même au travers des tissus vivants (Hoppe-Seyler, Stroganoff, Fumouze, VlERORDT, HÉNOCQUE).
Chez l'homme, il suffit d’examiner à la lumière diffuse la surface de la paume de la main, l’oreille, les téguments du visage, la conjonctive palpébrale, les lèvres...
V. Micrcspectroscopie. — L'examen microscopique peut être associé à l'examen spectroscopique. Depuis l'emploi du speclroscope à vision directe on étudie l’image grossie par l’objectif avec un oculaire renfermant un speclroscope
type Sorby-Brownung). Un petit speclroscope à vision directe remplaçant l’oculaire du microscope peut suffire (Hénocque).
VI. Données théoriques concernant la spectroscopie. — Un faisceau parallèle de lumière solaire traversant un prisme change de direction, est dévié vers la base du prisme et donne naissance à un faisceau divergent coloré; la partie la moins déviée est rouge et la plus déviée est violette. Entre ces deux couleurs extrêmes on distingue, se fondant les unes dans les autres, les colorations suivantes : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. Ce faisceau coloré porte le nom de spectre et l’appareil qui sert à étudier ces diverses colorations le nom de spectroscope.
LA MATIÈRE COLORANTE DU SANG'! HÉMOGLOBINE
Le spectroscope se compose d’un tube AU portant une fente étroite en II et une lentille biconvexe en A; ce tube, appelé collimateur, sert à faire tomber sur le prisme un faisceau de lumière parallèle émanant d’une flamme quelconque F. Ce faisceau est observé à la sortir du prisme au moyen d une lunette CD
mobile sur le pourtour du cercle supportant le prisme. ( )n ne voit dans la lunette qu’une partie du spectre, mais en la déplaçant on peut étudier telle radiation que l’on voudra (lig. 147 .
Afin d’avoir des repères parfaitement définis dans celte bande colorée, on se sert d’une échelle divisée. Le tube EG (iig. 147 et 148) porte en E des divisions généralement photographiées sur verre et numérotées de 0 à 200. Elles sont éclairées par une petite lampe L; en G se trouve une lentille servant à rendre parallèles les rayons lumineux entrés par E >, se réfléchissent sur la face IIK du prisme et
Fig.