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II. — Ferments

Le sang contient des ferments solubles. Les uns préexistent et représentent probablement un excès, provenant de l'intestin ou d’autres organes, inutile au sang et destiné à être éliminé ( amylase , maltase, pepsine) ; les autres n’apparaissent que dans certaines conditions, p. ex. lorsque le sang est extrait des vaisseaux, par suite de la désintégration ou de la sécrétion de certaines cellules, en particulier des globules blancs ; tels sont le fibrin- ferment , le ferment glycoly tique, les cytases...

Oxydases. — Le sang renferme des ferments oxydants. U forme de l’acide salicylique avec l’aldéhyde salicylique, de l’indophénol avec a naphtol, du carbonate de soude et de la paraphényldiamine, etc... (Sai.kowsky, Abelous et Biarnès, Rôhmann et Spitzer).

Les ferments oxydants paraissent localisés dans le globule blanc. En effet, lorsqu’on suspend la coagulation du sang extrait des vaisseaux, au moyen dq l’oxalate de potasse à f p. 1 000 de façon à obtenir la séparation couche par couche du plasma et des globules, on constate que presque toute l’oxydase reste fixée aux leucocytes et peut en être extraite par la macération dans l’eau chloroformée, le fluorure de sodium ou la digestion tryptique (Portier). Dans le sang qui a coagulé, l'oxydase est fixée en partie par la fibrine et passe en solution dans les liquides neutres ou faiblement alcalins qui ont la propriété de dissoudre cette substance. Une digestion en milieu acide détruit le ferment (Portier). L’existence des oxydases dans le sang circulant n’est pas prouvée. Chez les animaux inférieurs, la teinture de gaïae injectée dans lesang(ou les tissus) ne bleuit qu'a près la mort (Portier).

Les liquides organiques des insectes contiennent une oxydase capable, en présence d’O2, de transformer un chromogène existant dans le sang en un pigment sombre. Ces oxydases agissent de même sur la tyrosine, la pyrocatéchine, l’hydroquinone, la suprarénine, l’oxyphényléthylamine (Fürth et Schneider).

Amylase. — Le pouvoir amyloly tique du sérum est à peu près nul chez le fœtus (Bial, Cavazzani, NoBÉcouRTet Savini). 11 se développe à partir de ce moment. La cachexie, le diabète, l’ablation du pancréas (Kaufmann), le cancer du pancréas (Carnot), la cachexie et les infections (Achard et Clerc) l'abaissent; l'injection d'un sérum anti-pancréatique agit de même, ce qui peut passer pour une preuve de l'origine pancréatique de ce ferment (Surmont, Drucbert); la pilocarpine à dose hypertoxique (Aciiard et Clerc) le renforce.

Action sur les éthers. — M. Hanriot a démontré que le sérum sanguin saponifie la monobulyrine. Ce physiologiste avait pensé pouvoir étendre l’action du sérum aux graisses neutres naturelles. M. Hanriot opérait avec de l’huile de pied de bœuf; pour faciliter l’attaque, il émulsionnait cette huile au moyen d’une solution de carbonate de soude, stérilisait le mélange et l’additionnait de

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