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PARTIE LIQUIDE DU SANG

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nières substances dialysent seulement dans les cas où le liquide inférieur est constitué par de l’eau pure; la dialyse est nulle si on remplace l’eau distillée par une solution physiologique de NaCl (Buchner). L'agglutinine précipite presque entièrement par saturation du sérum avec MgSO4 (Widal et Sicard, Asakaava).

L’agglutinine doit être rapprochée par certains caractères (résistance à 55°) des substances fixatrices, cependant elle doit en être distinguée. La propriété agglu- Linative est souvent très marquée lorsque le pouvoir de fixer les cvtases fait complètement défaut (Metchnikoff).

La présence de certains sels et notamment de NaCl paraît nécessaire (S. Arloing). Si on enlève les sels du sérum par la dialyse, l'agglutination n’est plus obtenue. L’agglutination se produit si on restitue les sels. Les sels solubles de chaux favorisent l'agglutination (S. Arloixg, Joos).

Le phénomène a de grandes analogies avec celui de la coagulation des albuminoïdes. Bordet croit à des modifications dans les attractions moléculaires qui unissent les éléments agglutinés soit entre eux, soit avec le liquide ambiant.

Rapport avec l'immunité. — D’après Metchnikoff, la propriété agglutinative des humeurs n’a pas de rôle tant soit peu important dans l’immunité naturelle ni dans l'immunité acquise. Sans doute le sérum des animaux ayant acquis l’immunité est le plus souvent agglutinant vis-à-vis du microbe correspondant, mais d’un côté le sérum des individus doués d’immunité acquise peut être dépourvu de propriétés agglutinatives, tandis que de l’autre côté ce pouvoir peut être très développé dans le sérum d’individus sensibles. L’agglutination des microbes par des sérums spécifiques ne les empêche point de vivre ni de se reproduire. Les bacilles diphtérique (J. Nicolas), d’EBERTii (P. Courmont) perdent de leur virulence; d'autre part le sérum antituberculeux provenant d’une chèvre ayant reçu sous la peau des cultures virulentes de bacille de Koch agglutine le bacille de la tuberculose, n’exerce aucune action bactériolytique sur ce microbe, favorise sa végétation et les effets nocifs (F. Arloing).

Pour que les produits microbiens donnent lieu à la formation d’anticorps, il n’est pas nécessaire que les microbes produisent une affection manifeste. Foerster a observé un pouvoir agglutinant considérable vis-à-vis du cocco-bacille typhique chez un enfant qui se trouvait au milieu d’une famille de typhiques, mais qui lui-même ne présentait aucun symptôme morbide.

En tant qu’agglutination le phénomène est sans effet défensif, mais il témoigned’une réaction de l’organisme. Dans la fièvre typhoïde la propriété agglutinante apparaît le plus généralement très rapidement au bout de deux ou trois jours. La courbe du phénomène pendant l’évolution de la maladie peut donner des indications concernant le pronostic. Elle est parallèle à la défense de l’organisme (P. Courmont). Le pouvoir agglutinant baisse en général bientôt après la guérison (chez beaucoup, quinze à trente jours après le début de la pyrexie).

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