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PARTIE LIQUIDE DU SANG

ralentit la neutralisation, la chaleur active le phénomène. La neutralisation est plus lente dans les solutions diluées que dans les solutions concentrées (Ehrlich et Kxorr).

b) Sur les éléments vivants en les préservant contre l’intoxication. Camus et Gley ont démontré que les globules rouges du lapin immunisé contre le sérum d’anguille ne sont pas dissous in vitro par ce sérum. Toutefois, ce mécanisme n’est pas général. Calmette a montré que les hématies d’un animal hypervacciné contre Je venin de serpents et fournissant un sérum très antitoxique et antihémolysant sont parfaitement hémolysables lorsqu’après les avoir débarrassées du sérum par une série de lavages et de centrifugations successives, on les met en contact avec des doses faibles de venin, additionné d’un peu de sérum normal chauffé à 62°.

Origine. — Les antitoxines sont probablement élaborées par les phagocytes. En faveur de cette opinion, Metchnikoff cite l’absorption de toxines par les leucocytes, la distribution des antitoxines dans l’organisme, la facilité aA’ec laquelle les leucocytes réagissent contre toutes sortes de poisons (toxines microbiennes, poisons organiques et minéraux, alcaloïdes, combinaisons arsenicales).

Les antitoxines se régénèrent après des saignées répétées (Roux et Vaileard, Salomoxsex et Madsex). La pilocarpine est capable d’augmenter la production de l’antitoxine.

Rapports avec l'immunité. — D’après Metch.mkoff, la résistance de l’organisme contre les microbes ne dépend pas de l’acquisition d’une propriété antitoxique des humeurs. Des animaux tout à fait réfractaires au tétanos (caïmans) peuvent développer une antitoxine après l’injection du poison. On ne constate pas la production de l’antitoxine chez tous les animaux devenus réfractaires. L’antitoxine fait complètement défaut dans l’immunité acquise des lapins vis-à-vis du microbe de la pneumo-entérite des porcs (Metchxikoff). A l’Institut Pasteur on a remarqué qu’un bon rendement en antitoxine n’est pas en rapport direct et constant avec l’immunité de l’animal. Des animaux très résistants aux toxines peuvent ne posséder qu’un pouvoir antitoxique des humeurs insignifiant ou ne pas le posséder du tout. D’un autre côté, les animaux chez lesquels cette propriété est très développée peuvent mourir d’intoxication. F. Arloing a montré que, si, à de fréquentes reprises, on inocule les bacilles de Koch très virulents dans le tissu conjonctif sous-cutané d’un animal qui présente normalement une très grande résistance à la tuberculose (chèvre) on peut retirer un sérum qui jouit de propriétés antitoxiques très nettes mais est incapable de montrer des propriétés préventives ou curatives. L’immunité contre les toxines et le pouvoir antitoxique des ‘humeurs sont donc deux phénomènes distincts. L’immunité contre les substances toxiques est un phénomène complexe qu'il est impossible de réduire simplement à une fonction antitoxique des humeurs.

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