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PARTIE LIQUIDE DU SANG

arachnoïdienne donne de bons résultats en ce qui concerne le tétanos. Roux et Borrel avaient conseillé l’injection intra-cérébrale mais beaucoup de chirurgiens considèrent cette pratique comme dangereuse. Récemment H. Meyer et Ransom ont conseillé l’injection dans les nerfs. Küster a obtenu un succès dans un cas de tétanos local chez l’homme.

VII. — Toxicité globale immédiate et éloignée des sérums normaux.

Toxicité immédiate globale des sérums. — La toxicité immédiate est déterminée par la méthode de Bouchard en injectant dans une veine le sérum sous une pression constante, faible et avec une vitesse modérée, 1 centimètre cube toutes les vingt secondes en moyenne (Guinard et Dumarest), jusqu’à la mort de l’animal. L’expérience est faite généralement sur le lapin.

Pour fixer les idées voici quelques chiffres indiquant le nombre de centimètres cubes nécessaire pour tuer un kilogramme de lapin :

Sérum de chien .

Sérum de chat . .

Sérum de bœuf. .

Sérum de veau..

Sérum de brebis . Sérum de cheval Sérum d’âne ....

Sérum d’homme Sérum d’homme Sérum d'anguille Sérum de biche.

10cc,5o

Guinard et Dumarest.

Scc parfois 24cc

Pagano.

13cc

Guinard et Dumarest.

Qcc 22

13cc

Rummo et Bardoni.

12cc

324cc

Guinard et Dumarest.

117cc

17cc

Rummo et Bardoni.

moins de lcc

A. Mosso.

2cc à 5CC

Sclava.

Le chiffre brut est une addition sans grand intérêt faite avec des éléments disparates dont quelques-uns seulement ont été dissociés (substances globulicides, bactéricides...). Brodie a constaté que l’injection dans les veines de 1 à 10 centimètres cubes de sérums d’animaux, d’espèces différentes et même de même espèce, provoque chez le chat des réflexes sur le cœur, la respiration et les vaisseaux. Des injections répétées provoquent l'immunité. Le sérum de bœuf provoque la vaso-constriction des vaisseaux du cobaye (Battelli et Mroxi).

En général, plus le sérum provient d’une espèce éloignée par rapport à l’animal en expérience, plus il est toxique (Rummo et Bordoni). Le sérum normal de cheval est peu toxique pour le lapin; celui de chien l’est bien davantage; celui du bœuf se rapproche de celui du chien à ce point de vue.

La plus grande partie des substances toxiques est précipitée par l’alcool (Charrix 1890, Daremberg, Hayem, Mairet et Bosc). Les sérums de bœuf et de mouton perdent complètement leur toxicité après chauffage à 55° pendant trente minutes et pendant cinq minuLes à 56° (Carré et Vallée). Ce fait de la sensibilité des substances toxiques du sérum au chauffage est à rapprocher des constatations de Daremberg sur les substances globulicides et de Büchner sur les produits bactéricides des sérums. 11 existe un parallélisme assez étroit entre le pouvoir toxique et le pouvoir globulicide du sérum (Carré et Vallée). Les substances qui, d’après Brodie, provoquent des phénomènes circulatoires, respiratoires et vaso-moteurs chez le chat sont de nature albuminoïde et coagulent à 78°. A 57° le sérum de bœuf perd son pouvoir vaso-constricteur. Le sérum de

TOXICITÉ DU SÉRUM.

cheval est inactif; il devient actif si on ajoute du sérum de bœuf chauffé. Les c hoses se passent comme si les sérums de cheval et de bœuf contenaient une alexine, le sérum de bœuf une sensibilisatrice (Battelli et Mioni).

Les substances toxiques des sérums normaux sont des produits leucocytaires mis en liberté au moment de la mort des leucocytes lors de la coagulation du sang. Si on sépare par la centrifugation le plasma des globules, les parties supérieures du plasma dépourvues de tout élément figuré sont à peu près inactives, les couches inférieures, riches en globules blancs, tuent rapidement les animaux inoculés (Carré et Vallée, Brodie).

Le sérum normal aseptique subit spontanément une atténuation dans ses propriétés toxiques, atténuation d’une rapidité variable suivant les espèces et suivant les individus, mais constante et généralement rapide à partir du cinquième jour pour s’arrêter ensuite du septième au quinzième ou vingtième jour, suivant les cas, à un point lixe qui échappera ensuite à l’influence du temps (Dumarest). Le pouvoir anlitoxique d’un sérum pathologique persiste plus longtemps que le pouvoir toxique (Dumarest).

Cliniquement, l’essai toxique ne présente qu’une valeur relative (Bummo et Bordoni, Guinard et Dumarest). 11 peut y avoir avec le même sérum des variations d’un sujet à l'autre. De plus, le coefficient toxique n’est pas solidaire de la gravité du pronostic. 11 est fréquent, par exemple, de constater la discordance entre la forme des accidents urémiques et celle des accidents de l’intoxication expérimentale (Guinard, Dumarest, Lesné, Charrin, Strauss).

Dumarest et Guinard ont observé une atténuation du pouvoir toxique du sang au cours de certaines intoxications aiguës, réalisées expérimentalement à laide de divers poisons microbiens tels que la malléine, la pneumobacilline, la toxine diphtérique... ; l’état infectieux chronique entraîne au contraire en général l’aggravation du pouvoir offensif du sérum. Dans l’état d’immunité, la toxicité tend à récupérer un taux normal. Loeper a observé une augmentation de la toxicité à la phase critique de certaines maladies.

Il n'y a pas de rapport dans la série animale entre les coefficients urotoxiques et sérotoxiques.

La fatigue augmente la toxicité du sang. Si on injecte das les veines d’un chien normal endormi par la morphine, le sang d’un autre chien tétanisé pendant un certain temps, le chien présente des modifications circulatoires et respiratoires (anhélation, palpitations) qui ne s’observent pas quand on injecte du sang de chien normal (A. Mosso). L'augmentation de toxicité est due à des substances solubles dans l’alcool (Abelous). Le sang devient plus toxique après des brûlures étendues (Kijanitzin, Vassale), dans l’asphyxie (OttolenghO, mais ce dernier fait est contesté par Tirelli.

Toxicité à long terme. — A faibles doses, maiscontinuées, répétées, les sérums normaux et thérapeutiques provoquent des arrêts de développement (Féré) et des phénomènes de dénutrition (Arloing, Haushalter, Phisalix et Bertrand (venins), Héricourt et Richet, Desgrez). Artiius a signalé des accidents locaux à la suite d'injections plusieurs fois répétées et espacées de sérums (de cheval) normaux dans le tissu cellulaire, généraux à la suite d’injections intraveineuses.

Sang du hérisson. — Le sang normal du hérisson est toxique pour le cobaye. Chauffé à 58°, il devient inoffensif et manifeste même des propriétés anlitoxiques vis-à-vis du venin des serpents (Phisalix et Bertrand).

Sang des Batraciens et serpents. — Deux centimètres cubes de sang frais

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