FIXATION PAR LE SANG
plus tard (paralysies le plus souvent locales. Bourdon 1843), Brissaud, Rendu...); dans les cas graves, 1 intelligence peut être affectée au point de constituer un véritable état de démence. Les phénomènes consécutifs sont plus durables chez l’homme que chez les animaux. Chez ceux-ci on n’a jamais observé de paralysies. Trois ou quatre jours après l’intoxication, on a observé des pneumonies, dues probablement à la paralysie des vagues et rappelant celles observées aux altitudes élevées (Mosso).
La température baisse, au point, si l’intoxication est lente et graduelle, de placer les animaux à sang chaud dans des conditions d’existence analogues à celles des animaux à sang froid; elle remonte ensuite au fur et à mesure que l’élimination se produit. C’est 1 inverse dans l’asphyxie par suppression de l’air telle qu’on la réalise par la strangulation ou la ligature de la trachée; la température monte pendant tout le temps que dure l’asphyxie et baisse après la mort (('J. Bernard, Brown-Séquard). Descouts a constaté chez le chien un abaissement régulièrement progressif d un demi-degré à un degré par quart d’heure pendant les deux ou trois heures qui suivent la mort. D'après Landois et Borsyszkowski, on constate d’abord une élévation de quelques dixièmes, puis une baisse qui peut dépasser un degré. D’après Mosso, les variations sont les mêmes qu’après la saignée (augmentation légère puis diminution de courte durée; enfin augmentation considérable et durable). En clinique on a noté fréquemment de la fièvre (38, 39 à 41°).
IIerlitzka, Mosso ont noté chez l’homme une première phase d’excitation cérébrale pendant laquelle la force musculaire est augmentée.
c) La troisième hypothèse qui se réalise lorsque l’air est légèrement imprégné de CO est le propre de Y intoxication professionnelle . Son principal caractère est Yanémie. Celle-ci s’accompagne de cyanose de la face, de céphalalgie, de vertiges, de ralentissement du pouls et de la respiration, de l’abaissement de la température, de troubles gastro-intestinaux. On observe aussi de l’irritabilité et d’autres troubles nerveux (hallucinations, amnésies périodiques, obscurcissement de la conscience). L’intoxication chronique s’observe chez les repasseuses, les cuisinières, les pâtissiers.
A Yautopsie, le sang est uniformément rutilant dans toutes les parties du corps; les tissus eux-mêmes qui sont injectés de sang sont aussi très rouges; le foie est d’un rouge plus vif que de coutume. Les poumons sont plus consistants ; ils se rétractent moins ; ils sont œdémateux, plus livides, presque violacés et présentent des ecchymoses sur les bords des lobes; à la section, on obtient un liquide mousseux; l’œdème est constant. Les taches cadavériques sont rouges.
Les modifications caractéristiques du sang et des tissus ne sont pas apparentes lorsque la moitié seulement du sang est oxycarbonée; la mort peut cependant survenir dans ces conditions chez l’homme (Lacassagne et Martin).
Fixation par le sang. — Le sang lixe très rapidement avec énergie CO, même dans des mélanges contenant très peu de ce gaz. La quantité fixée est approximativement proportionnelle à la quantité de CO contenue dans le milieu respiré et au temps (Gréhant, Nicloux). 11 résulte de ces faits que le sang est un réactif précieux pour la recherche de petites quantités de CO contenues dans l'air et que l’on peut déduire de la quantité de gaz fixé par le sang dans un temps donné le titre du mélange respiré par un sujet (Gréhant). Gréhant a résumé dans le tableau suivant ses résultats concernant la quantité de CO absorbé par le sang (100 centimètres cubes) de chiens auxquels il faisait respirer pendant des temps variables des mélanges de plus en plus rares :
GAZ DU SANG
MÉLANGE D’AIR et d’oxyde de carbone.