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DOSES TOXIQUES

GAZ DU SANG

observé des grenouilles plongées dans GO pur à 19°-22° dont le cœur battait encore après une heure. Aubert, Kunkel, Vaiilen ont d’ailleurs démontré que la température exerçait une influence. Une grenouille privée d’O2 présente encore des mouvements après plusieurs heures ou un jour si la température est au-dessous de 15° ; les mouvements cessent au bout d'une heure environ si la température dépasse 20°. Chez les Invertébrés le gaz n’est pas toujours absorbé; lorsqu’il se forme de l’hémoglobine oxycarbonée la mort ne s’ensuit pas fatalement, ce qui indique que l’hémoglobine du sang rouge de certains animaux inférieurs ne joue qu un rôle de perfectionnement accessoire. Les puces, quoique privées d’hémoglobine, ressentent CO ; elles sortent du chien et accusent un malaise (Mosso).

I n mélange contenant 0,3.7 à 0,40 p. 100 respiré pendant une heure provoque chez I homme les phénomènes de l’empoisonnement (fréquence du pouls, céphalalgie, vertiges, torpeur, inconscience, arrêt de respiration) (Mosso).

c) Dans une même race il existe certainement des variations individuelles, mais le rôle de l’àge, du sexe, des maladies n’est pas élucidé. D’après Cl. Bernard, 1 influence de la digestion et de l’abstinence sur la survie (chez le lapin) n’est pas appréciable. Si on fait respirer un même mélange à deux individus, c est celui qui a une respiration plus active qui ressent davantage les effets (Mosso, exp. chez l’homme). Les symptômes apparaissent plus rapidement lorsque le sujet exécute un travail musculaire qu’au repos. Haldane a constaté qu un homme normal au repos ne ressent rien en général lorsque l’oxygène contenu dans le corps est diminué d’un tiers, mais qu’il en est autrement si le sujet monte un escalier ou lait un autre exercice musculaire.

La mort survient toujours avant que tout l’oxygène du sang soit déplacé. Le sang le plus oxycarboné que Gréhant a pu obtenir chez l’animal vivant par la voie pulmonaire pouvait encore absorber 2 à 4 centimètres cubes d’O2.

d) Gréhant donne au rapport : , le nom de coefficient d’empoisonnement,

CO (poids d hémoglobine oxycarbonée), CR (poids d’hémoglobine pouvant encore absorber de 1 oxygène au moment de l’empoisonnement).

Ce rapport atteint 4, 5 et même 6 chez le chien et le lapin, au moment de la mort. L homme peut succomber lorsque la moitié ou le tiers de l’hémoglobine est encore disponible. Il est possible que l’état organique des viscères exerce une influence (Lacassagne et Martin, Nicloux).

e) Les animaux placés dans O2 comprimé résistent à de très fortes proportions de CO. Haldane a montré que des souris ne succombent pas à l’empoisonnement pai CO même à 50 p. 100 lorsqu’elles se trouvent dans O2 à deux atmosphères. Mosso a constaté que des lapins, des singes ne sont pas empoisonnés dans une atmosphère contenant 6 p. 100 de CO, à la condition que la pression atteigne deux atmosphères d’O2 pur ou dix atmosphères d’air; à la pression ordinaire les animaux succombent lorsque la pression de CO est de 0,5 p. 100 et moins encoie. En sortant des appareils contenant de l’oxyde de carbone, les animaux meurent immédiatement, mais si l’on purifie progressivement le milieu où ils se trouvent on produit un véritable lavage du sang et, au bout d’environ une demi-heure ils peuvent être sans danger ramenés à l’air libre. Ces faits trouvent leur application dans le cas d’empoisonnement accidentel par CO : deux singes placés dans une atmosphère contenant 1/100 de CO, étaient au bout d une demi-heure complètement intoxiqués; leur respiration était presque complètement suspendue; à ce moment on enleva les deux singes de la cloche;

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