ÉVOLUTION CHIMIQUE DE L’ÊTRE VIVANT
Les lonctions chimiques sont naturellement les plus élémentaiies de celles que nous avons à considérer. Il est nécessaire de donner un aperçu de celles d’entre elles qui ont dans la manifestation de la vie le rôle le plus essentiel. L’ètre vivant, pour s édifier, emploie un assez petit nombre de corps simples et qui n ont pas tous en lui la même importance; mais il sait en choisir paimi eux, qui sont remarquables par le nombre en quelque sorte indéfini des liaisons, des rapports structuraux qu’ils peuvent contracter dans les molécules auxquelles ils servent de base ou de noyau. C’est ce que l'on voit surtout lorsqu’on suit l’évolution de ces corps à travers le règne vivant, qui les reçoit à un état des plus simples, les complique parfois prodigieusement et les restitue a un état également simple au monde minéral.
L ne telle évolution, pour être décrite, même sommairement, suppose connue dans leurs grands traits les fonctions physiologiques auxquelles elle se trouve mêlée et qu’elle conditionne. On se trouve, de ce fait, dans la nécessité, pour motif de clarté, de faire intervenir ces fonctions particulières dans l’exposition des phénomènes évolutifs élémentaires, partant beaucoup plus généraux, dont il est ici question. C'est une complication qu’il est impossible d éviter. Elle tient à la nature même des fonctions de la vie, à leur forme cyclique, à la liaison ou dépendance réciproque qui y existe entie le tout et la partie, entre le particulier et le général, liaison qui empêche qu on puisse déduire le détail des phénomènes d’un certain nombre de principes premiers qui les contiendraient en eux. Leur exposition est tenue de procéder, comme leur recherche, par approximations successives, en revenant souvent au point de dépai t et en rectifiant les prémisses provisoires qui servent originellement à fixer les idées.
LES CORPS CONSTITUANTS; LES ÉNERGIES EMPLOYÉES