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SYMPTOMES

Pembrey et Gürber ont constaté chez le lapin que des pertes de sang de plus de la moitié du sang total n’influent pas sur les échanges respiratoires, à la condilion de remplacer le sang enlevé par une solution minérale physiologique.

La lymphe interstitielle est rapidement résorbée. La rate, la moelle osseuse... s appauvrissent en ter (Quincke). Les tissus et spécialement les muscles perdent 20 à 30 p. 100 du chlore qu’ils renferment (Langlois et Richet). La circulation de la lymphe s’accélère dans le canal thoracique (Hoche); cons. p. 843.

L’atflux de lymphe dans les vaisseaux sanguins a pour conséquence la dilution du sang. Le drainage des tissus qui résulte de la résorption interstitielle explique la soit qui se manifeste après une hémorragie abondante et favorise l’absorption. Les phénomènes d intoxication consécutifs à l’introduction de poisons dans une séreuse se développent plus rapidement (Magendie).

La saignée augmente la désassimilation des matières albuminoïdes', les urines éliminent une plus grande quantité d’azote (Bauer, Jurgensen).

Les saignées modérées passent pour exciter la nutrition. Beaucoup de cliniciens et d éleveurs ont constaté l’augmentation du poids du corps (Buntzen) Hayem).

Dans l’anémie l’appauvrissement du sang constitue une condition favorable à 1 apparition des souffles. La condition nécessaire est le passage du sang d’une partie rétrécie dans une partie dilatée (Chauveau). L’application du stéthoscope sur une veine ou une artère peut suffire à réaliser cette condition (Chauveau) (1).

(1) Voici, en ce qui concerne les anémiques, les conclusions du remarquable travail de Chauveau :

Chez les anémiques, 1 abaissement de la proportion des globules sanguins, caractères essentiels de la maladie, s’accompagne toujours d’une diminution plus ou moins considérable de la niasse totale du sang. Chez les chevaux anémiques, les artères sont beaucoup plus petites que chez les sujets de même taille en bonne santé. Chauveau estime que les animaux les moins anémiques ont dans les artères un tiers moins de sang que les sujets bien portants.

La diminution de la masse totale du sang en faisant baisser la pression exercée pendant la diastole du cœur sur les valvules sigmoïdes augmente beaucoup la force d’impulsion qui anime le sang quand il est chassé dans le système artériel, force d'impulsion dont l’intensité est encore accrue souvent par l’accélération plus grande qu acquièrent les battements du cœur dans l’anémie.

L’anémie confirmée a pour signé stéthoscopique essentiel un bruit de souflle cardiaque isochrone avec la systole ventriculaire. Ce bruit de souflle, tout à fait identique à celui des rétrécissements organiques légers de l’orifice aortique, présente son maximum d’intensité à la base du cœur et se prolonge sur le trajet de l’aorte ascendante, des sous-clavières et des carotides, jamais plus loin. Il est dû : 1° à la légère coarctation que le retrait des cavités du cœur, suite de la diminution du sang, fait éprouver aux orifices ventriculo-artériels (ce rétrécissement est très prononcé sur les cœurs d’animaux tués par hémorragie, examinés quelques heures après la mort: les orifices affectent alors une forme triangulaire) ; 2° à la force vraiment remarquable avec laquelle le sang franchit ces orifices rétrécis, force qui concourt singulièrement à la production de la veine fluide murmurante que forme le sang en entrant dans l’aorte et l’artèro pulmonaire largement béantes.

L’anémie n’engendre pas par elle-même le bruit de souflle dans les artères; mais on peut en produire, en comprimant ces vaisseaux, sur les malades atteints de cette affection, peut-être un peu plus facilement que sur les individus bien portants. On peut entendre un bruit de souflle dans les veines du cou des anémiques, mais rien que dans les veines du cou, car, c’est là seulement que se trouvent réalisées les conditions nécessaires à la formation de la veine fluide, cause de ce bruit de souffle. Ce bruit est en général continu, souvent avec renforcement au commencement de la diastole ventriculaire. Parfois, il ne se fait entendre que pendant cette diastole. Mais ce murmure

TRANSFUSION

Modifications histologiques. — Au début de la réparation sanguine apparaissent des hématies de forme et de constitution anormales. On voit des macrocytes, des formes polychromatophiles et des globules nucléés. La moelle osseuse présente, à la suite de saignées copieuses répétées, une tendance à la congestion et au retour à l’état embryonnaire. La saignée est, somme toute, le meilleur excitant des organes hématopoiétiques.

Indications. — Aux xvne et xvme siècles puis au début du xixe, du temps de Broussais, la saignée était considérée comme une sorte de panacée et pratiquée souvent jusqu’à l’épuisement du malade. Magendie, un des premiers, réagit contre cette pratique. De nos jours la saignée est prescrite dans un petit nombre de cas, notamment dans l’œdème pulmonaire et dans certaines pneumonies, pourdrainer les poumons, faciliter la résorption de l’exsudatet soulager le cœur (Chariun, L. Fredericq). Elle doit être proscrite dans la plupart des infections, car elle prive l’organisme d’une partie de ses moyens de défense (oxygène, globules rouges, leucocytes phagocytaires, sérums bactéricides...); la réparation s’opère péniblement si les organes hématopoiétiques sont anormaux (Ciiarrix), après l’ablation de la rate (Laudenbach). Dans les intoxications, la saignée, même suivie de la transfusion, n'est généralement pas efficace; le liquide sanguin n’est en effet qu’un lieu de passage pour un grand nombre de substances délétères qui vont agir très vite sur les éléments anatomiques (cons. p. 509).

Saignée séreuse. — On donne ce nom à la soustraction spontanée au milieu sanguin du fait de la formation d’un épanchement séreux quelconque (transsudais) non plus du sang total, mais d’un liquide de composition voisine du sérum. Le taux des albuminoïdes du sang s’abaisse seulement dans les cas d’épanchements récidivants riches en albumines. Au moment de la formation brusque d’un épanchement ou d’un œdème considérable, on constate une hyperglobulie relative passagère; l’hyperglobulie est persistante si l’épanchement est progressif (Gilbert et Garnier, Loeper).

E. — TRANSFUSION

Retour des propriétés des tissus sous l’influence de l’irrigation sanguine.

— On peut rendre aux tissus anémiés leurs propriétés en faisant de nouveau circuler du sang arténalisé dans leurs vaisseaux, pourvu que la durée de la suppression de l’afflux sanguin n’ait pas dépassé certaines limites, variables d’ailleurs suivant les tissus.

Sous l’influence du sang, les muscles retrouvent leur contractilité, même si la rigidité cadavérique est déclarée (Kay, 1834; Broyvn-Séquard, 1851 ; Stanmus) ; si on a provoqué le délire du cœur, les contractions fibrillaires cessent (Langendorff).

n’est pas un signe pathognomonique d’anémie, car les personnes en parfaite santé peuvent toutes présenter aussi de pareils souffles. Cependant, il est incontestable que la production de ces bruits est plus facile dans l’anémie extrême que dans l’état de santé. Dans tous les cas, du reste, ils sont l’effet des vibrations d’une veine lluide. qui, le plus souvent, se forme à l’extrémité inférieure de la jugulaire interne, quand le sang y pénètre après avoir traversé le rétrécissement produit sur le trajet de ce vaisseau, soit par l’application du stéthoscope, soit par les pressions musculaires, soit enlin par le retrait exagéré qu'une anémie poussée à ses dernières limites fait éprouver aux parois de la veine (Chauveau).

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