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PRINCIPES IMMÉDIATS

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sont des substances énergétiques, c’est-à-dire explosives. Ils mettent l’énergie dont ils sont pourvus au service de l’organisme, pour laire sa chaleur et ses travaux mécaniques.

Renouvellement incessant. — Les uns et les autres de ces principes chimiques sont soumis à un perpétuel renouvellement. Pour les seconds, la nécessité de ce renouvellement s’explique par la dépense elle-même de l'organisme. Pour les premiers, cette nécessité paraît moins évidente; mais le fait est constant; et du reste la perpétuité de l’évolution chimique est un fait primordial de 1 organisation vivante. La vie est un fait d ordre avant tout mob culaire, et qui, d’autre part, ne connaît pas l’état statique.

111. Assimilation et désassimilation. —Les substances plastiques, comme les substances énergétiques, subissent une désassimilation continue, contrebalancée par une assimilation pai allèle. Constamment, la trame des tissus se désagrège moléculairement et se réagrège. Sa forme permanente couvre un mouvement incessant

de remplacement de sa substance.

L’équilibre entre l’apport et le départ, assure la régularité de cette forme, de même que les fluctuations de cet équilibre se traduisent par des atrophies ou des hypertrophies des éléments cellulaires.

Fluctuations de l’équilibre. — Ces fluctuations sont beaucoup plus giandt s pour les substances énergétiques que pour les substances plastiques. Sans que le nombre de ses éléments varie, ont peut voir un muscle grossir ou maigrir par augmentation de volume ou atrophie relative de ses faisceaux primitifs composants; mais ces variations de volume n’atteignent jamais les écarts que présentent les cellules du panicule adipeux sous-cutané. Dans ce dernier cas, c’est une substance énergétique, la graisse, qui tantôt s’accumule dans les éléments en gouttelettes distinctes et tantôt s’en retire presque complètement; dans le premier, c. est la charpente des éléments eux-mêmes, qui se grossit ou s’amoindrit, indépendamment des oscillations propres des substances de réserve.

Réserves cellulaires, réserves somatiques. — 11 n’est pas d élément, pas de cellule, qui ne contienne, au milieu des substances plastiques qui la constituent proprement, des substances de réserve ayant la fonction énergétique. Ces substances de réserve, différentes suivant les cas (graisses et hydrates de carbone représentées par des espèces variées), forment dans les organes les dépôts qui sont tantôt pour la consommation locale, intra-cellulaire ( reserves cellulaires), tantôt pour une consommation qui s’effectue à distance dans d’autres cellules, après modification et transport de la substance (■ réserves somatiques). Le muscle contient dans la trame de ses libres un hydrate de carbone (Le glycogène), qui représente sa provision d’énergie; c’est une réserve ce ulaire ; le foie contient dans ses cellules la même substance, qu il n emploie pa> pour son travail propre, en réalité minime, mais qu’il fait parvenir aux muscles (ou tissus semblables), à mesure que leur provision locale s’épuise par l’activité de leur fonctionnement; c’est une réserve somatique. La graisse du tissu ce u-

LES CORPS CONSTITUANTS ; LES ÉNERGIES EMPLOYÉES

laire est une réserve du même genre, d'une nature chimique différente, mais qui a avec la précédente des relations de substitution réciproque, suivant les conditions ou les besoins. On verra par la suite que des substitutions de ce genre peuvent se faire, dans de certaines limites, même entre les substances ternaires et quaternaires; pour le moment on insiste sur les fonctions essentielles des unes et des autres, en ajournant l’examen des contingences.

I\ . Éléments caractéristiques des corps ternaires et quaternaires; carbone et azote. — L’élément chimique qui

caractérise les substances ternaires énergétiques, c’est.le carbone. Nous le voyons suivre, au cours de l’évolution nutritive, une marche qui l’achemine à son élimination sous la forme d'acide carbonique , par la voie du poumon. L élément caractéristique des substances quaternaires plastiques, c’est l'azote. Nous voyons ce corps sortir de l’organisme par la voie rénale, sous la forme d’urée et autres composés azotés similaires.

Ces deux modes d’égestion, si loin de l’autre au point de vue tant physique que chimique et anatomique, soulignent la différence fonctionnelle des deux corps qui en sont l’objet. Après l’avoir ainsi dégagé en l’accentuant, il nous reste à faire les remarques qui corrigent ce schème dans ce qu’il a d’exclusif.

Substances ternaires carbonées ; substances quaternaires azotées et carbonées. — Les substances ternaires sont des corps carbonés, les substances quaternaires sont des corps azotés : mais ces derniers, il ne faut pas l’oublier, sont aussi des corps carbonés. 11 suit de là évidemment que, dans le jeu des échanges interorganiques, les premiers ne pourront pas se substituer aux seconds, quand il s’agira de remplir leur fonction plastique ; tandis que les seconds pourront se substituer aux premiers, pour remplir leur fonction énergétique. Non seulement la substitution dans ce second sens est possible, mais le rôle énergétique de la molécule d’albumine n’est jamais nul: elle le doit à son carbone (pour parler plus exactement, à une partie importante de son carbone), qui de bonne heure se détache d’elle sous forme d’hydrate ou de graisse, suit l’évolution de ces deux ordres de corps et va grossir le courant d’acide carbonique qui sort par le poumon.

Y. Produits de décomposition. — La molécule des corps ternaires, en se décomposant, donne de l'acide carbonique et de l’eau; la molécule des corps quaternaires donne de l'acicle carbonique, de

I eau et de l'urée. La molécule d’albumine se scinde donc en deux fragments contenant l’un le carbone et l’autre l’azote. Elle a un noyau à fonction énergétique, à côté de son noyau essentiel à fonction plastique.

doutefois, le partage entre le carbone et l’azote n’est pas rigoureux; mais une petite quantité de carbone reste liée au noyau azoté.

II faut remarquer, en effet, que l’azote n’est pas éliminé à l’état gazeux, mais sous forme d’un composé cimidè, l’urée, sorte d’am-

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