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TRAJET CIRCULATOIRE

a. Comparaison du sang des différentes artères. Uniformité de la teneur sucrée du sang dans tout l’arbre artériel.

Sucre p. 1000.

Artère crurale droite .

Sucre p. 1000.

Artère crurale gauche . 1,03

— carotide . 1,21

— aorte . 1,14

Différence .

b. Comparaison des sangs artériels et veineux dans différents organes ou territoires .

Infériorité du taux du glycosedans le sang veineux; perte à la périphérie, mais inégale suivant les régions ou les conditions fonctionnelles.

Sucre p. 1000.

Vrtère crurale . 1,45

Sucre p. 1000. Différence

Veine crurale . 0,73 —0,72

— carotide . 1,10

— jugulaire . 0,67 —0,43

— crurale (pour mésentér.). 1,30

— Veine porte . .' . 0,83 —0,47

c. Comparaison des sangs veineux de la jugulaire et de la veine cave supérieure.

Sensible égalité de la teneur en glycose ; point d’enrichissement par l’arrivée du chyle.

Sucre p. 1000.

Veine jugulaire . 0,01

Sucre p. 1000.

Veine cave supérieure....

Différence.

d. Comparaison du sang artériel général et du sang veineux mélangé dans le cœur droit.

Supériorité du taux du glycose dans le sang veineux; c’est dans un des affluents

veineux qu’est la source sucrée.

Sucre p. 1000.

Artère (pour ventricule gauche). 1.17

Sucre p. 1000. | Différence.

Ventricule droit . 1,81 | +0,64

e. Comparaison des sangs veineux périphérique et sus-hépatique. Enrichissement du sang veineux en glycose à partir des veines sus-hépatiques.

Sucre p. 1000.

Veine cave inférieure (au niveau des veines rénales) . 1,00

Sucre p. 1000.

Veine cave inférieure (au niveau des veines sus-hépatiques) . 2,60

Différence .

f. Comparaison des sapgs artériel et veineux sus-hépatique. Enrichissement du sang veineux sus-hépatique par rapport au sang artériel. Sucre p. 1000.

Artère . 1,70 Veine sus-hépatique . 2,03

Différenc

Dans ses premières recherches, Cl. Bernard, au lieu de cathétériser les vaisseaux afférents et efférents du foie, se contentait de les lier rapidement sur un animal qu'on venait de mettre à mort, puis d’en retirer le sang pour y

LA GLYCOGÉNIE HÉPATIQUE ET LA GLYCÉMIE

constater et doser le glycose. Dans ces conditions, on pont ne pas trouver de sucre dans la veine porte, ni même dans le sang artériel, tandis qu’on en trouve des quantités considérables dans le foie et les veines sus-hépatiques. La différence sera d’autant plus grande que le délai entre l’arrêt de la circulation el les

Fig. 27. — Cathétérisme du cœur et des gros vaisseaux du cou.

Yl), ventricule droite; 01), oreillette droite; AP, artère pulmonaire; YGI, veine cave inférieure; J, jugulaire ouverte à droite ; le double trait pointillé indique le trajet de la sonde pour pénétrer dans l’oreillette droite. En tournant le bec courbé du la sonde en dehors on la dirigerait tout aussi facilement dans la veine cave inférieure VGI ; VE, valvule d’Eustache ; AO, crosse de l’aorte; SGG, artère sous-clavière gauche; CD et GG, artère carotide droite et artère carotide gauche naissant d'un tronc brachio-eéphalique commun. Deux sondes sont engagées, une dans chacun de ces vaisseaux ; les doubles traits pointillés indiquent comment on pénètre, par la carotide droite, dans l’aorte descendante et, par la carotide gauche, dans l’aorte, ascendante et dans le ventricule gauche (d’après CI. Bernard).

opérations du dosage sera lui-même plus prolongé. Cela tient à ce que après la mort le sucre se détruit dans le sang pendant qu'il augmente dans le foie ; d'où le précepte, si l’on veut avoir des chiffres exacts, de faire les dosages sur des portions de sang ou de lissu traités immédiatement après leur prise sur l’animal expérimenté. Néanmoins, même dans ces conditions défectueuses l'expérience a encore sa signification. Puisque le sucre tend d’une parla diminuer dans le sang et d’autre part à augmenter dans le foie, c'est un indice que sa source est dans ce dernier organe.

Glycolyse. — Le fait que le sucre du sang se détruit rapidement après son extraction du corps a été vu d'abord par Cl. Bernard. L'expérience qui suit indique la marche de cette destruction. 125 grammes de sang artériel pris sur un chien sont distribués en cinqcapsulesdecinq parties de 25 grammes chacune pour être dosées successivement Le sang était laissé à la température ordinaire en saison d’été.

L’ÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE; LA GLYCOGÉNIE

Sucre p. 1000.

lre analyse faite immédiatement . . l^r,07

:2e — après dix minutes . lsr,01

0e — après trente minutes . 0sr,88

4e — après cinq heures . 0sr,44

:ie — après vingt-quatre heures . 0e>',00

La destruction du sucre est ralentie par le froid et à peu près supprimée vers 0°. L'élévation de la température lui donne une grande activité. Si le sang est porté à l’ébullition elle est empêchée. Cl. Bernard a montré également qu’on peut l’arrêter sensiblement en mêlant au sang liquide de l'acicle acétique dans la proportion d’un centième.

Ferment glycolytique. — Lépine a fixé la température à partir de laquelle la glycolyse, après s’être exagérée, s’arrête définitivement. Si le sang est chauffé vers 54°, la destruction n'a plus lieu.

Cet auteur en conclut à l'existence dans le sang d'un ferment particulier, le ferment glycolytique , dont l’activité est tuée à cette température et auquel il confère des fonctions importantes dans la nutrition.

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