LA GLYCOGÉNIE CHEZ LE FŒTUS ET L’EMBRYON
celte membrane, est continu avec lui-même et enveloppe tout l’œuf, contient par conséquent l’amnios proprement dit et la vésicule ombilicale. Ces deux membranes bien distinctes sont lâchement unies par du tissu conjonctif muqueux (tissu interannexiel et cœlorne externe de Dastre). I ne dernière vésicule se constitue en dissociant les lames de ce tissu, c’est l’allantoïde.
L 'allantoïde dérive à la fois du feuillet moyen et du feuillet interne du blastoderme. Le bourgeon creux, qui la représente au début, naît de la partie inférieure de l’intestin, dissèque la cavité virtuelle qui existe entre les vésicules précédentes [cœlome externe) et s'étale sous le chorion, où elle se double d’un épaississement villeux ( placenta ) affectant suivant les espèces des formes très variées (discoïde, zonaire, cotylédonée, etc.). Le pédicule qui le rattache au ■fœtus n’est autre chose que le cordon ombilical. L’allantoïde manque chez les reptiles (où elle n’existe qu’àl’état de trace), d’où la désignation d’anallanloïdien qui leur a été donnée par Mii.ne-Edwards. Chez les oiseaux, les vésicules ombilicale et allantoidienne persistent jusqu’à l’éclosion. Chez les mammifères, la première s’atrophie de bonne heure; chez l’homme, non seulement la vésicule ombilicale mais aussi l’allantoïde s’atrophie et n'est plus reconnaissable à la naissance. Le placenta acquiert ainsi une importance fonctionnelle qu’il n’a qu'à un moindre degré dans les autres espèces.