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I. — Glycogénie annexielle ou placentaire

Fonctions générales du placenta et des annexes du fœtus. — Il est évident que le placenta est pour le fœtus un organe de nutrition, c'est-à-dire d’échange avec la mère. Mais le mécanisme de cet échange a été compris diversement.

Fabrice d’AQUAPEx dente croyait au passage in toto du sang des canaux de la mère à ceux du fœtus et réciproquement. L'anatomie et la physiologie sont d’accord pour réfuter cette erreur. 11 n’y a pas abouchement des vaisseaux utérins avec ceux du placenta. Les globules du fœtus sont différents de ceux de la mère et les bactéries introduites dans le sang de celle-ci ne se répandent pas dans celui du fœtus (Davaine).

Haller a d’autre part admis que la nutrition du fœtus se fait par une sécrétion de lait, provenant du placenta maternel et absorbé par le placenta fœtal. Cette opinion, qui assimile la nutrition du fœtus à un phénomène d'alimentation ordinaire, n’est pas davantage fondée.

Cl. Bernard a produit le premier fait qui donne la caractéristique

des fonctions placentaires. Celles-ci ne consistent ni en une transfusion mécanique du sang, ni en une absorption simple d un produit sécrété. Le placenta constitue des réserves qui sont utilisées ■par le fœtus. Les matériaux qu’il utilise viennent nécessairement du sang maternel; mais, pour son activité propre, il les transforme en des produits propres que ses cellules élaborent et conservent pour les livrer à la circulation fœtale. Les cellules du placenta renferment constamment du glycogène .

Morat et Doyo.n. — Physiologie.

L’ÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE; LA GLYCOGÉNIE

Cette substance existe en abondance dans le placenta des rongeurs (pl. discoïde). Elle est contenue dans des cellules blanchâtres formant une couche intermédiaire entre le disque placentaire du fœtus et le disque maternel. La masse cellulaire va en augmentant jusqu’au milieu de la gestation (qui est de trois semaines) et s’atrophie ensuite.

Même observation chez le lapin dont la durée de gestation est de quatre semaines.

Chez les carnivores tels que le chien (gestation neuf semaines) et le chat (huit semaines), le placenta (de forme zonaire) renferme également dans son épaisseur même de la matière glycogène, qui tend à disparaître vers la lin de la gestation.

Chez les ruminants, la fonction glycogénique du placenta existe également mais se trouve localisée d'une façon différente. Les cotylédons qui forment le placenta, disséminés sur la surface de l’allantoïde, ne contiennent point de matière glycogène. Celle-ci existe par contre sur la surface de l’amnios. Elle infiltre les cellules d'organes transitoires, les plaques amniotiques affectant la forme de villosités auxquelles la solution iodée communique une teinte brunacajou se fonçant jusqu'au noir. A leur maximum de développement, ces villosités ont 3 à 4 millimètres d’épaisseur. Développées dès les premiers temps de la vie intra-utérine, elles décroissent dans la seconde moitié de la gestation, deviennent jaunâtres et se résorbent. Leur 1 destruction se fait par dégénérescence graisseuse; de plus, parfois, on trouve à leur place des cristaux octaédriques d’oxalate de chaux, qui indiquent que la matière glycogène s’est détruite dans ce cas par oxydation.

Chez le porc les cellules du revêtement intérieur de l’allantoïde se montrent également pourvues de matière glycogène.

Glycogénie dans l’œuf de l’oiseau. — Chez les ovipares, les conditions de la nutrition ne sont plus les mêmes. Isolé et indépendant, l’œuf de l'oiseau ne peut plus compter sur les apports fournis régulièrement par l’organisme maternel. Au lieu de recevoir les matériaux de sa nutrition sous forme d’un courant qui se renouvelle, il s’en constitue (dans les voies de la mère) une réserve globale, qu’il emporte avec lui, et qui fera les frais du développement jusqu’à l’éclosion. Cette réserve est formée surtout par le viteilus ou jaune d’œuf. Les parties extérieures, comme 1 albumine, la membrane coquillière et la coquille elle-même, y participent d’une façon moins évidente et moins directe, mais néanmoins effective.

L'œuf est primitivement une cellule de l’ovaire dont le noyau est ce qu'on appelle la vésicule germinative et la membrane d’enveloppe, la membrane vitelline. Entre la membrane vitelline et la vésicule germinative se développent des vésicules diaphanes qui, augmentant sans cesse, repoussent excentriquement la vésicule germinative. C’est l’origine du jaune ou viteilus de l’oiseau. Plus tard, dans son trajet à travers l’oviducte, le globe vitellin s’entoure d’un albumen ou blanc, sécrété par la muqueuse de ce conduit. Enfin, cet albumen s’enveloppe

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