II. — Glycogénie tissulaire de l’embryon
Comme pour les annexes, il faut distinguer des périodes qui se succèdent. La première et la seconde moitié de la gestation présentent ici encore une sorte d’opposition dans l’évolution de la fonction glycogénique. La topographie de la matière glycogène est, en effet, très différente suivant qu’on envisage l’une ou l’autre de ces périodes. La marche de la fonction n’est, du reste, pas différente chez les mammifères et les oiseaux.
A. Mammifères. — Dans la première moitié de la gestation les tissus ou éléments qui la renferment sont les tissus épithéliaux des surfaces cutanée et muqueuse (digestive, respiratoire, génito-urinaire) plus les muscles. Elle est absente des tissus nerveux (cerveau, moelle et nerfs), des séreuses et des parenchymes glandulaires proprement dits (pancréas, glandes salivaires, etc.); seuls les canaux excréteurs de ces glandes, qui sont des prolongements de l’épithélium extérieur, renferment la matière glycogène . Elle est absente également de la rate et des ganglions lymphatiques. Le foie forme surtout une exception très remarquable, en ce que cet organe, qui