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LA GLYCOGÉNIE CHEZ LE FŒTUS ET L'EMBRYON

ultérieurement résumera en quelque sorte la fonction, en est d’abord dépourvu à celte période du développement.

B. Oiseaux. — Chez l’oiseau c’est dans le cœur qu’on voit apparaître la première trace de la matière glycogène, puis elle se montre d’une façon diffuse dans une foule de tissus, mais particulièrement les épithéliums et les organes qui on dérivent (épiderme, bulbe pileux, griffes, matière cornée, bec), tous tissus où la partie la plus molle renferme la substance glycogène, alors que les parties déjà organisées n'en renferment plus. On la décèle également sur les muqueuses digestive et respiratoire où elle suit la même loi. Et à mesure que sa disparition se prononce dans ces différents tissus, on voit le foie accaparer la fonction pour, au moment de l'éclosion, la représenter d’une façon définitive. Le tissu musculaire des embryons d’oiseaux se montre extrêmement pauvre en glycogène.

En somme, nous voyons dans le cours du développement embryologique le glycogène affecter certains tissus, puis les abandonner et élire domicile dans le foie. Si on regarde les choses de très près, cette inversion très saisissante n'est pourtant pas absolue. Chez l’adulte les muscles contiennent encore une quantité dosablede glycogène et cette substance existe à l'état de trace dans un grand nombre d’éléments.

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