I. Péristaltisme intestinaL — Les mouvements, qui les
promènent ainsi dans son parcours, sont péristaltiques comme ceux de l'œsophage ; mais ils en diffèrent en ce que Tonde ne nait pas nécessairement à lorigine de Tintestin et ne se propage pas nécessairement à toute sa longueur (sauf très exceptionnellement)^ mais se borne à un parcours limité dans la région où elle a débuté.
II. Exoitiuits Bormaux. — Normalement ces mouvements sont liés à la présence des matières alimentaires et vraisemblablement aux changements chimiques subis par celles-ci, en vue d'empêcher leur séjour dans les portions de Tintestin où ces changements sont parachevés. — Comme pour ceuxducœur, on peut discuter s'ils sont réflexes ou automatiques ^fii il est logique d'admettre que leur automatisme a pour fond un cycle d'excitation réflexe partant de Tintestin pour y revenir.
Le grattage de la muqueuse, le déversement dans celle-ci d'un flot de bile par expression de la vésicule du fiel ne réussissent pas à provoquer un semblable réfiexe (Sckiff) ; mais ces irritants n'ont évideBament pas la ^alité acquise pour commander et coordonner la fonction motrice de rintestin (Lo^iget).
L'excitation mécanique ou électrique portée sur la surface extérieure de l'intestin y fait facilement naître des mouvements ; ce q«i tient à ce que l'irritation, dans ce cas, atteint plus facilement le plexus ganglionnaire. Elle fait apparaître une double onde de contraction, l'une descendante' (péristaltique), l'autre ascendante (antipéristaltique). Cet antipéristaltisme, admis autrefois comme une forme normale de la contraction intestinale, est révoqué en doute actuellement.
L'intestin détaché et exporté de l'organisme est, comme le cœur, susceptible de mouvements d'apparence spontanée et pour les mêmes raisons.
Bxcitation dite asphyxlque. — Sur les animaux qu'on vient de mettre à mort, les intestins sont animés après peu de temps de mouvements vermicuiaires très actifs, dans toute leur masse. Ces contractions, qui donneraient une idée très exagérée et désordonnée des mouvements normaux pendant la digestion, ne sont dues ni à Tair, ni au froid, comme on lavait dit d'abord, mais à lasphyxie, qui est la conséquence de la cessation de la respiration. On les reproduit à coup sûr, en privant d'air un animal par l'ouverture du thorax, l'empoisonnement curarique, etc., et on les fait cesser, en lui faisant l'insufflation pulmonaire.
Les changements dans la composition gazeuse du sang poussés un peu loin ont cet effet assez général sur le système nerveux, de déséquilibrer ses puissances motrices, d'où le grand désordre qui en résulte dans différentes fonctions. Circonstance digne de remarque, Vasphyxie qui excite si énergiquement les contractions intestinales arrête complètement les mouvements de Vestomac ; et
inversement l'oxygénation du sang qui met Vintestin au repos provoque les contractions gastriques (Morat).
III. Nerfs. — Le pneumogastrique et le grand sympathique fournissent des nerfs à l'intestin grêle par l'intermédiaire du plexus solaire (fig. 128). — L'excitation du premier de ces troncs nerveux
fait naître des contractions dans l'intestin, mais seulement dans sa partie supérieure et encore pas chez tous les animaux. L'excitation du grand aplanchnique arrête les mouvements de l'intestin
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