V. — Acide hippurique ; AUantoïne, etc
L'acide hippurique est surtout abondant dans Turine des herbivores. Chez l'homme la quantité éliminée est au-dessous d'un gramme par jour.
I. Synthèse. — L'acide hippurique CH'AzH(G*irCO). CO'H peut s'obtenir par synthèse de différentes façons, par exemple en chauf-
fant, en vase clos, à 160*, Tacide benzoïque avec le glycocoUe
(Dessaignes).
C«H5.C0âH + CHï.A2H2.C0»H = H«0 + CH*.AzH(G6H5.CO).COîH Acide benzoïque. Glycocollo. £au. Acide hippurique.
Sous Taction des bases ou des acides minéraux à i'ébuliition, on peut produire la réaction inverso et dédoubler Facide hippurique en acide benzoïque et glycocollo.
II. Générateur dans l'organisme. — La synthèse ci-ilessus avait été constatée (on 1824) par Wôiiler, qui avait vu que l'acide benzoïque ingéré dans Testomac reparaît dans l'urine, sous forme d'acide hippurique. — Chez les herbivores et chezrhommo, principalement quand il mange des fruits, Tacide benzoïque provient en eiïet pour la plus grande partie des aliments. Dans l'alimentation carnée , Tacide benzoïque ne fait néanmoins pas défaut, il a pourorigine la décomposition des albuminoïdes par fermentation microbienne. D'après Baumann Tacide hippurique disparaîtrait chez les animaux à la viande, quand l'antisepsie intestinale est faite par l'administration du calomol. — Quant à l'autre générateur de l'acide hippurique, le glycocollo, il provient également de la décomposition des albuminoïdes.
III. Lieu de production. — Ce lieu n'est pas le foie. Binge et ScHMiEDEBERG, après avoir enlevé cet organe à des grenouilles, ont vu que si on leur injecte sous la peau de l'acide benzoïque, surtout on ajoutant du glycocollo, l'acide hippurique continue de se produire. Ces deux auteurs ont d'autre part démontré que cette synthèse s'opère dans le rein.
AUantoïne. — L'allantoïne, C*H'Az*0% découverte d'abord par Vauquelln dans le liquide amniotique de la vache, par Wohler dans l'urine du veau, a été trouvée également dans l'urine des nouveaunés et dans l'urine du chien.
En traitant l'allantoïne par les agents oxydants, on obtient de l'urée et de l'acide oxalique et finalement de l'acide carbonique.
En se servant do l'acide azotique pour faire cette oxydation, on obtient des produits intermédiaires présentant de l'intérêt.
Nous avons vu déjà plus haut quels rapports existent entre l'acide uriquo, l'allantoïne, l'alloxano, l'acide parabanique, l'oxatyle-urée, l'acide oxaluriquo, l'acide oxalique et l'urée.
L'urine humaine renferme de petites quantités d'acide oxalurique: C'irAz^O*.
Acide oxalique. — L'acide oxalique (C-H'O*) se trouve habituellement dans l'urine de l'homme on très faible quantité, 0,02 en
vingt-quatre heures au maximum. Il provient certainement de l'acide oxalique des végétaux. En effet, il est à remarquer que, contrairement aux autres acides organiques, qui, en s'oxydant donnent de Tacide carbonique, lequel forme les carbonates alcalins de l'urine, l'acide •oxalique sort à l'état d'oxalate (Ga- <îLio). Il s'unit à la chaux et forme, par concentration de l'urine, les cristaux bien connus dits en enveloppes
, , .. ^^ Fig. 157. — Groupe de cnstaiia-.
de lettres.
1^ T X !• 1 • a, d'acide urique ; 6, d'oxalate
Dans une alimentation exclusi- de chaux (d'après Gautier). vement à la viande, même si on y xijoute de la graisse et du sucre, il disparaît de l'urine (Bunge).
Toutefois, dans certaines conditions pathologiques, notamment <lans les affections nerveuses, il peut représenter un produit de désxissimilation incomplète des aliments, dans lequel l'oxydation du carbone s'est arrêtée à l'état d'acide oxalique, au lieu d'aller jusqu'à l'acide carbonique {oxahirie),
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VI, — Ferments et substances diverses.
Ferments. — L'urine contient normalement et même constamment des ferments solubles, à savoir : une amylase^ une pepsine^ une ^aséase ; on n'y a point trouvé de trypsine.
Béchamp, CoHNHEiM, avaient déjà isolé le premier de ces ferments. GRurzNER, l'extrait en plongeant dans Turine des flocons de fibrine fraîche, lesquels fixent
le ferment comme une teinture; ceux-ci retirés après quelques heures, laTés à l'eau, puis plongés dans une liqueur d'amidon, ne tardent pas à saccharifier celui-ci.
Sahli emploie le même procédé pour déceler la pepsine ; les flocons retirés^ lavés, puis mis en digestion à 40° dans de Teau acidulée par 2 p. iOO d'acide chlorhydrique, sont dissous et peptonisés. — La caséase est en très petite quantité (Holovtschiner, Helwes, Boas, Grutzxer).
Matières extractives; Ptomarnes. •— Sous le nom de matières e^r^racfiv^^^ on désigne les substances azotées de constitution peu connue et ne cristallisant pas, qui se surajoutent à l'urée, l'acide urique, la créatinine et autres substances définies et cristallisables. Elles sont une des formes de Télimination de l'azote urinaire. Le poids en est minime : iOà 20 centigrammes par litre d'urine. Elles sont très toxiques (ëlliaciieff).