Partie insoluble dans Veau y même acidulée, et dans ValcooL
Épithéllums .
Eau
traces 995,573
7,24 dont
1,55 d'urée
Méthode d*èvaliiatioii de Texcrétion sudorale. — Les méthodes employées pour évaluerquantitativement l'excrétion de la sueur sont ordinairement
EXCRÉTIOiN.
fondées sur des moyens qui totalisent soit la sueur de tout le corps (procédé de rétuve), soit celle d'une région comme un membre ou une partie d*un membre (manchon de caoutchouc). La mesure porte sur la quantité d'eau recueillie par écoulement ou condensation dans Tappareil, ce qui suppose dans tous les cas une sudation intense, voire exagérée par les conditions mêmes de la recherche, du fait surtout de Télévation de température de Torgane ainsi enfermé dans une enceinte.
Méthode hy^ocospique : Dlapnomôtrie. — Boulland s'est proposé de mesurer sur des régions limitées (i décimètre carré par exemple), l'intensité de la perspiration, ou quantité d'eau vaporisée sur cette surface en un temps donné : il la coiffe d'une petite cloche non hermétiquement close, et munie d'un hygroscope particulier étalonné, dans lequel les quantités de vapeur d'eau absorbées déplacent une colonne de mercure dans un tube horizontal (fig. 163). On peut de la sorte comparer l'évaporation cutanée dans différentes régions ; les différences sont considérables.
Méthode des empreintes. — âubert (de Lyon) est allé plus loin dans le sens de l'étude localisée de la fonction excrétoire cutanée. En appliquant sur la peau des feuilles de papier sensibilisées, sur lesquelles la sueur vient réagir à sa sortie même des tubes excréteurs des glandes sudoripares, il témoigne de l'activité ou du repos de ces glandes et il obtient le dessin de la place exacte, ainsi que de la disposition d'ensemble de ces glandes (fig. 164).
Une feuille de papier, imbibée d'une solution de nitrate d'argent cristallisé à 0,50 p. 200, est appliquée humide et bien maintenue sur la peau préalablement lavée. Au niveau de chaque oriQce glandulaire,le chlorure de sodium réagit sur le nitrate d'argent et donne un chlorure d'argent, qui noircit à la lumière.
Étant donné les sels et substances diverses en solution dans la sueur ou qui sont susceptibles de s'éliminer par elle, on peut utiliser d'autres réactions que celle susindiquée, en variant convenablement la nature de la substance sensible du papier.
Cette méthode se prête très bien à l'étude des actions locales des alcaloïdes antagonistes sur le système sudoripare, et par extension à l'étude de Vabsorption de ces substances par la peau.
Toxicité de la sueur. — Les recherches méthodiques et très complètes qu'ÂRLoiNG a faites sur ce sujet démontrent que, contrairement à l'opinion de quelques physiologistes, la sueur est toxique. On donne une idée de cette toxicité en disant que, si la sueur était retenue dans l'organisme, la quantité sécrétée en vingt-quatre heures serait capable d'empoisonner un homme du poids moyen de 65 kilos. On peut fixer d'après cela un coefficient sudo-toxique, qui moyenne-
Fig. 163. — Hygromètre de BouLLAND pour la mesure de l'évaporation cutanée (méthode diapnométrique).
/', réservoir ouvert en bas et s'appliquant sur la peau; rm, poche membraneuse (muqueuse d'un estomac de grenouille) rempli de mercure, fixé à un tube traversant le bouchon fendu sb et communiquant avec le tube capillaire H gradué en divisions hygrométriques de 20 H à 100 H. L'appareil est étalonné par comparaison avec un hygromètre ordinaire.
ment n*est pas inférieur à celui de l'urine, sauf qu'avec la sueur Tintoxication aiïecte une marche moins rapide qu'avec l'urine ma's non moins néfaste.
Intoxication et non infection. — Le chauffage ne supprime pas la toxicité de la sueur, il laffaiblit légèrement par précipitation de quelques substances. La filtration a dans ce sens une action plus marquée (Brieger), mais c'est en retenant les matières organiques, auxquelles appartient une part de l'action toxique, indépendamment des microbes qui y sont rares.
Nature des poisons. — Us soat fi.xes et non volatils (les sueurs odorantes ne sont pas plus toxiques que les autres). Aussi ne se retrouvent-ils ni dans la perspi ration ni dans le liquide de condensation de la sueur évaporée, mais bien plutôt à la surface de la peau où ils tendent à s'accumuler (âr- LoiNc). Us seraient divers; les uns, solubles dans l'éther, seraient surtout toxiques et globulicides ; les autres, solubles dans l'eau causeraient la diurèse et les accidents du tube digestif.
Symptômes. — Us consistent en mouvements (chez le chien), frissons, tristesse, prostration , hyperthermie , borborygmes, diarrhée, accélération du pouls et de la respiration; convulsions, parfois parésie, troubles de la cornée; notons encore ramaigrisseinenl, quand la survie est suffisante, l'hypoglobulie, la diminutiondelaglycogénèse et des modiOcations de la sécrétion urinaire.
Variations. — Comme celle de l'urine, la toxicité delà sueur varie sous certaines conditions dont la plus remarquable est le travail musculairey qui l'augmente notablement, aussi bien du reste que celle des urines. La toxicité de la sueur est de croyance populaire ; chez les anciens, dans le combat, parfois le cavalier trempait son trait dans la sueur du cheval, pour rendre la plaie plus sûrement mortelle (Bertiielot).
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.1//'*, Alr^, points d'applications de deux petits emplâtres belladonnés ; la sudation y a fait défaut (par paralysie atropique des nerfs sudoripares) ; entre les deux, par comparaison, applicution d'un petit tampon imbibé d'eau.
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