A. — ASPHYXIE EN VASE CLOS OU MILIEU CONFINÉ
L'asphyxie en milieu confiné peut elle-même être réalisée de ^liverses façons, par des méthodes plus ou moins perfectionnées.
Méthode banale ou ancienne. — Soit un moineau placé dans lin espace confiné bien étanche, tel qu'une cloche de verre à bords rodés placée sur une^lace polie, espace rempli d'air atmosphérique
Fig. 13. — - Table de P. Bert/^om/* V élude de VuHphyj'te par dépression.
A. A', plaques polies avec rebord N recevant des cloches abords rodés I; T, grillesupport pour éloigner l'animal du fond de l'appareil ; C, tube d'aspiration avec sou robinet Q ; il se prolonge dans la gouttière SS' et communique avec ToriGce central de chacune des plaques B. Sur ce même tube horizontal sont branchés des tubes verticaux P se continuant avec des manomètres H indiquant la valeur de la dépression; des robinets D^D^D'^D**, permettent de faire individuellement la communication des cloches avec le tube d'aspiration. Ces robinets sont noyés dans l'eau de la gouttière comme le robinet Q dans le vase R pour assurer l'étanchéité de l'appareil.
à la pression ordinaire. Cet air se trouve peu h peu vicié parla respiration de ranimai. Des trois gaz que nous considérons habituellement, lazote, ^oxyg^ne, l'acide carbonique, le premier ne change pas; la tension du second va en diminuant; celle du troisième va en augmentant. Bientôt Tanimal meurt : nous notons alors les chiffres MoRAT et DoYox. — Physiologie. IV. — 5
qui correspondent à ces tensions (ce sont ceux mêmes qui expriment les proportions des gaz restant dans le mélange). Nous disons qu'i/ y a une relation déterminée entre ces chiffres et la mort de ranimai.
Mais dans sa simplicité apparente cette expérience est complexe. Le changement qui, du commencement à la fin, se produit dans le milieu, est double, et la question est de savoir si la mort doit (^tre attribuée à la privation de t oxygène ou à V excès de l'acide carbonique^ ou aux deux à la fois. C'est ici qu'intervient Tanalyse.
Méthodes nouvelles. — Nous disons que la mort arrive lorsque l'un ou l'autre gaz atteint une pression partielle déterminée (inférieure pour l'un, supérieure pour l'autre, à celle qu'il a dans l'atmosphère), et nous disons d'autre part que la mort de l'animal est indépendante de la pression totale du milieu respiratoire; c'està-dire indépendante de la somme des pressions partielles de ses gaz composants. Il est facile de le démontrer, mais il faut changer le dispositif par trop rudimentaire de l'expérience.
Au lieu d'attendre que le sujet, par la viciation de son milieu confiné, amène graduellement les gaz composants de celui-ci à une tension déterminée, donnons d'emblée à l'un des gaz en particulier la tension (dans le mélange) qui le rend mortel : ou, pour mieux dire, dégageons cette valeur, à nous encore inconnue, en faisant varier la tension d'une façon régulière, dans des expériences en série (fig. 1 3).