A. — ÉCHANGES GAZEUX DES TISSUS A L'AIR LIBRE
Lorsque dans un espace clos, contenant de l'air ou de Toxygènc, on enferme des fragments de muscles ou de différents parenchymes, détachés d'un animal qui vient d'être sacrifié, on constate, après un certain temps, que l'oxygène a diminué dans cet espace et que l'acide carbonique y est apparu. Cette vîciation d'une atmosphère ainsi confinée rappelle celle qu'un animal fait subir au milieu aérien qui l'entoure, et que le confinement rend de môme plus facile à constater. On attribue à Spallajjzani, puis ultérieurement à G. Liebig, les premières recherches de ce genre. Elles furent répétées par divers, notamment par P. Bkrt qui essaya de leur donner plus de précision, en môme temps qu'il en entreprenait une étude méthodique.
Ces expériences, quelque grossières que soient les conditions de leur réalisation, nous montrent le fait significatif d'un échange de gaz entre les éléments cellulaires et le milieu atmosphérique ; échange de môme nature et de môme sens que celui de la respiration pulmonaire.
Mattelcci a cherché à démontrer qu'en milieu ainsi confiné une masse musculaire^ provoquée au fonctionnement (par l'électricitéj, consomme^ pour des temps égaux, plus doxygène^ et produit plus