D. - LOCALISATIONS CÉRÉBRALES
Flourens avait soumis le système nerveux à une analyse qui lui avait permis de distinguer les fonctions différentes de ses segments les plus visibles. A la moelle épinière revenait V exécution des mouvements, au cervelet leur coordiiiation^ au cerveau leur volition : c'était une première localisation des fonctions de ce grand système. Ses méthodes, très correctes au 'fond, mais insuffisantes dans le détail, lui montraient par contre dans le cerveau, une masse homogène réfractaire à Tanalyse. Des méthodes nouvelles, plus appropriées au but à poursuivre, ont, à leur tour, dissocié les parties intérieures de cet organe, comme les précédentes l'avaient séparé lui-même de systèmes homologues spécifiquement différents. Cette marche logique de l'analyse était nécessaire, pour qu'elle portât ses fruits. Sa lenteur s'explique suffisamment par les difficultés de toute nature inhérentes au sujet, par les questions d'ordre multiple qu'il soulève, par la résistance que rencontre toute donnée nouvelle, avec laquelle l'esprit n'a pas eu le temps de se familiariser.
La méthode de Flolrens consistait, avant tout, dans l'ablation systématique de parties dont il voulait déterminer les fonctions. L'excitation ne lui était pas inconnue, mais alors elle était faite grossièrement, en enfonçant, par exemple, un stylet dans le cerveau, à travers le crûne. L'excitant électrique, sous la forme habi- Mon AT et DoYON. — Physiologie. IL — 3i
tuelle de courants induits alternatifs est d*un emploi plus récent ; et c'est pour des parties nerveuses, dans le genre du cerveau, le seul bien efficace. Le courant continu, très inférieur au précédent, peut néanmoins produire cette excitation.