‹ Traité de physiologie (volume 3)Chapitre 134 sur 155 · D. — VOIES DE RETOUR · texte numérisé non relu

D. — VOIES DE RETOUR

Comme tous les systèmes sensoriels ou sensitifs, le système auilitif a ses voies de retour ou de réflexion, qui, soit de Técorce, soit des ganglions sous-jacents, ramènent les excitations vers l'extérieur.

Les organes moteurs sur lesquels l'excitation est réfléchie, soit de Técorce, soit des ganglions de la base du cerveau, sont les muscles de Toreille externe et ceux plus profondément situés^ de Toreille moyenne.

I. Excitation de Fécorce. — Chez les animaux, lorsqu'elle est faite sur la région temporale, elle a pour effet la contraction des muscles de V oreille ; cette excitation retentit en plus sur les muscles directeurs de la tête et des yeux pour les tourner dans un sens déterminé.

II. Muscles du pavillon. — Les muscles du pavillon de l'oreille n'ont chez Thomme qu'un rôle extrêmement restreint et effacé. Chez les animaux, ils servent à diriger l'embouchure auri-

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culaire dans la direction voulue pour recueillir les ondes sonores, à peu près comme les muscles oculo-moteurs dirigent le regard dans les différentes directions de Tespace. C'est le facial qui fournit aux muscles auriculaires leurs rameaux moteurs.

Pour aller de l'écorce aux noyaux moteurs du bulbe el de la pn)tubérance, Texcitation motrice suit des fibres contenues dans le faisceau externe du pied du pédoncule (voie cortico-prolubérantielle). Une autre partie de ces fibres paraît rejoindre ces noyaux par une autre voie plus détournée, en passant par la couche optique, d'où elles gagnent à leur tour la substance grise bulbo-protubéranlielle. La première de ces deux voies motrices serait pour les mouvements volontaires^ la seconde pour les mouvements d'expression émotionnelle, d'après un partage d'attributions qui semble exister pour tous les sens et les associations motrices qui y sont associées.

111. Muscles de roreille moyenne. — Ils ont une fonction également adaptatrice, mais d'un autre ordre. Le muscle du marteau, en se contractant, tend la membrane du tympan, en la faisant saillir dans la caisse, el augmente ainsi la pression intralabyrinthique. Le muscle de l'étrier, par sa contraction, relâche au contraire cette membrane et abaisse la pression dans le labyrinthe. Le premier de ces muscles reçoit ses fibres motrices du trijumeau ; le second, du facial.

Des réflexes vaso-moteurs (à centres bulbaires) interviennent en plus, pour maintenir (ou rétablir après perturbation) l'équilibre des tensions entre les liquides de l'oreille interne et l'air de la caisse du tympan.

Les mécanismes adaptateurs et compensateurs, qui interviennent, par excitation réflexe, dans l'exercice de l'audition et de l'orientation, semnt examinés dans l'étude de l'organe des sens.

Analogie fonctionnelle. — L'analogie de fonction des muscles des osselets de Touïe avec les muscles ciliaires de Tœil est assez grande pour avoir frappé à première vue l'attention des observateurs. Manifestement, ces muscles obéissent à des sollicitations d'ordre réflexe, commandées et réglées par Texcitation auditive. 11 est probable que le système réflexe auquel ils appartiennent est calqué dans sa forme sur celui de la pupille et que son centre de réflexion est dans la région des tubercules quadrijumeaux ; mais on ne possède pas d'expérience vérificatrice de cette induction.

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