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VIER

Fig. 2C0. — Arborisations neigeuses réceptrices gustatives.

A, bourgeon du goût avec une eellule guslativcentourée de raniiliealions nerveuses.

B , les ramifications sont seules indiquées. (D'après M. Duval.)

sapides par Tintermédiaire des cellules gustatives, comme les nerfs du tact, les nerfs acoustiques et les cellules bipolaires de la rétine la reçoivent de cellules analogues.

La section du glosso-pharyngien enti-aîne la dégénération des arborisations nerveuses et, secondairement, la disparition des cellules gustatives etlati-ophie des bourgeons du goût (Raxvier).

II. Nerfs du goût. — La base de la langue a pour nerf sensoriel le glosso-pharyngien ; la pointe a, par l'inlerméiliaire du lingual, la corde du tympan^ et les piliers du voile ont des filets des nerfs palatins. Ces derniers, ainsi que la corde, émanent du nerf de Wrisberg, ou petite racine (racine sensorielle) du facial. Le noyau primaire du nerf glosso-pharyngien et celui du nerf de Wrisberg sont voisins dans la substance du bulbe rachidien (M. Duval).

Rapports avec la sensibilité générale. — Ils sont très visibles dans l'appareil gustatif et s'accusent anatomiquement. Le champ des impressions gustatives est sensible aux impressions de contact et de température. 11 possède des nerfs tactilesen même temps quedes nerfs gustatifs. Ces éléments de sensibilité différente sont mélangés dans les

INNERVATIONS OLFACTIVE ET GUSTATIVE. 681

troncs nerveux de la langue et du voile du palais ; le glosso-pharyngien , la corde du tympan, sont sensibles à Texcitation mécanique : dans le glosso-pharyngien, les éléments sensorielsousensitifssontmélangésà partir des origines du nerf, tout en étant triés dans le bulbe en noyaux distincts; les éléments de sensibilité spéciale viennent à la corde par le nerf de Wrisberg ; ceux de sensibilité générale paraissent lui venir du trijumeau (peut-ôtre par les nerfs pétreux) : les uns et les autres, grossis des éléments centrifuges vaso-moteurs et sécréteurs qui passent également par le nerf de Wrisberg, vont se jeter dans le tronc du lingual (rameau du nerf maxillaire inférieur, lui-même branche du trijumeau) qui donne la sensibilité générale à toute la partie antérieure de la langue.

Troubles secondaires. — La dissociation de la sensibilité générale etgustative n'est donc possible que pour la partie antérieure ou pointe de la langue, en coupant isolément la corde du tympan ou le trijumeau dans le crâne. Les troubles secondaires de la vascularisation, de la sécrétion et de la nutrition qui en résultent, ont souvent gêné les expérimentateurs qui ont tenté cette dissociation. Il y a toutefois des faits assez probants qui nous la font accepter en pipe.

Localisation corticale inconnue. — Sur la localisation corticale de la sensation gustalive, nous n^avons aucune donnée d'observation ou d'expérience, et de plus, ici, les inductions morphologiques nous font défaut. Ni Tétude de la myélinisation ni aucune méthode anatomique ne nous fournit d'indication un peu probable sur le lieu de Técorce en relation avec les noyaux du glosso-pharyngien et du nerf de Wrisberg. On hésite à rattacher l'aire gustative à la zone tactile (pour les uns), à la zone olfactive ou à une zone intermédiaire (pour dauti-es).

III. Réflexes d'adaptation. — En revanche, on connaît des réflexes d'adaptation manifestement appropriés à Texercice de la gustation. — Les mouvements de la langue sont gouvernés par le nerf grand hypoglosse, dont le noyau est voisin de celui du glosso-pharyngien. La gustation est du reste associée à Tacte de la mastication, dont l'innervation motrice est également bulbaire. — En plus de ces actes proprement moteurs, la gustation entraîne, par action également réflexe, des modifications vaso-motrices et sécrétoires, dont Tappareil nerveux nous est également connu. Il est contenu dans le grand sympathique et dans ses dépendances bulbaires. Les vasoconstricteurs remontent de la moelle thoracique par le cordon cervical ; les dilatateurs viennent à la muqueuse linguale par le glossopharyngien et la corde du tympan, au voile du palais par les nerfs palatins; ces derniers, ainsi que ceux de la corde, proviennent du

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nerf de Wrisberg. Ces éléments vaso-dilatateurs sont doublés d'éléments sécréteurs ayant môme provenance, et qui par le glosso-pharyngien vont à la glande parotide, par la corde à la sous-maxillaire et à la sublinguale, par les nerfs palatins aux glandules de la muqueuse du voile. La vaso-dilatation va de pair avec la sécrétion des glandes, et les deux phénomènes sont favorables, voire indispensables, à Texercice de la gustation, les impressions sapides ne pouvant se faire que sur une muqueuse convenablement vascularisée et humectée. L'impression sensorielle suscite, par action réflexe, le phénomène de vascularisation et de sécrétion, en vertu d'un cycle d'adaptation, pareil à celui existant dans tous les autres organes des sens.

Réflexe douloureux. — La séci'élion la plus dii*eclement liée à l'acte gustatif parait être celle de la sous-maxillaire et de la sublinguale. La sécrétion paro- (idienne, plus aqueuse et abondante seulement chez certains animaux (herbivores), pamil surtout liée à la mastication (CI. Bernard). — On provoque facilement la sécrétion rétlexede la sous-maxillaire, en excitant, chez les animaux, le bout centrai du nerf lingual coupé. Bien que le lingual contienne des libres gustatives (qui lui viennent par la corde du tympan), il ne faut pas considérer cet le sécrétion comme résultant d'une excitation de nature purement sensorielle réfléchie sur la glande. Le lingual, branche du trijumeau, contient en majorité des éléments de sensibilité généi*ale, et l'abondant flux de salive qui suit son excitation centripète traduit surtout un réflexe oixlinaire accompagné de douleur, r/est cette salivation réflexe qu'on obsen^e dans la névralgie dentaire ou les autres névralgies du trijumeau.

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