C. — L'INTELLIGENCE. — LE CERVEAU
L'homme a pris une place à part dans ranimalitc. Sa faiblesse physique contraste avec la puissance des moyens qu'il a su se créer. 11 a entrepris la conquête des trois règnes de la nature et tend à se les asservir de jour en jour davantage. Borné à un espace imperceptible et à la durée d'un moment, il étend son action aux grandes distances, revit dans le passé et agit sur l'avenir qu'il prépare. Cette puissance est le fait de son intelligence qu'elle traduit en œuvres visibles et durables. Ses limites, ajoutons-le aussitôt, ne se voient nulle part mieux que dans les efforts qu'il fait pour en analyser les ressorts et en pénétrer le secret.
Comme la sensibilité, d'où elle dérive, l'intelligence se rattache à un fait d'organisation. Cette organisation est celle du système nerveux et, dans le système nerveux, elle a choisi ou développé certains systèmes de préférence à d'autres. Les fonctions sensitives
et motrices d'un mammifère sont peu ilifTérentes de celles de rhomme. Tel organe des sens en particulier, odorat, vue, ouïft, peut être plus développé et plus parfait dans telle espèce animale que chez nous, et la puissance ou l'adresse motrice être très supérieure à la nôtre. Mais les sens ne sont que des instruments au seryice de rintelligence. Les conditions de celle-ci ne sont donc pas dans les sens eux-mêmes ou dans le système inférieur qui les représente, mais dans un ensemble de systèmes supérieurs qui commandent au premier.
Développement absolu et développement relatif. — Si, comme les organes des sens, nous comparons la moelle épinière chez rhomme et les mammifères, nous ne trouverons pas cet organe plus développé, mais au contraire plutôt déchu de certaines
Epith, C, opi.. Cervelet
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