C. strié
Ptotub.
Fig. 175. — Cerveau île mtimmifère (d'après EdingehI. Drveloppciiiont prédominant <lu niantoau.
fausser les lésultats des estimations tentées dans ce sens. Le développement dir système nerveux, si on l'évalue par son accroissement en poids, en volumr ou en surface de ses princi)>aux segments, dépend à la fois de la répétition des mêmes parties bimilaires ei. de Vadjonclion de nouvelles paities. Il est évident que la piemière de ces deux conditions a une valeur nulle au point de vue du dé\elopjRMnent des instincts et de l'intelligence; d'où une ditliculté de plus pour lui faire sa part et le défal(|uei' des nombres à comparer. Toutes ces causes d'erreu'nous dispensent d'entrer plus longuement dans l'examen des résultats.
i . — Données anatomiques : structure et connexions.
Nous rappellerons sommairement l'organisation du cerveau et ses connexions avec les systèmes inférieurs. Nous exposerons ensuite les résultats «les expériences par lesquelles on a cherché à distinguer ses fonctions propres, par comparaison avec celles des autres grands segments du système nerveux. Nous entrerons ensuit? dans l'étude analytique de ces fonctions elles-mùmes, autrement dit des localisations fonctionnelles altribuables aux différenles régions de son écorce et de sa substance blanche. En raison de son importance et du nombre des observations ou expériences de
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES. 44»
<l(3t;ail qu elle comporte, cette étude sera reprise dans la deuxième section des Fonctions systématiques^ dans laquelle il est traité des innervations spécifiques.
La substance grise du système nerveux peut être répartie, à première vue, en deux portions ou deux groupements essentiels. L'un est Taxe gris bulbo-médullaire prolongé en dehors du rachis par les ganglions du grand sympathique et dans le crâne par la couche optique et une partie des autres ganglions de la base du cerveau; Tautre est Técorce du cerveau à laquelle se rattache une partie du corps strié. Des fibres de projection relient la première à la périphérie par une double voie sensitive et motrice; d'autres fibres de projection relient entre elles les deux substances grises par des conducteurs assurant une transmission également dans les deux sens. — Les différents étages ou parties du premier système sont reliés par des fibres d'association; les différents territoires du second sont reliés par des fibres du môme genre, qui y prennent une multiplicité et une importance exceptionnelles. — Le passage des deux espèces de fibres ou entre-croisement d'un côté à Vautre du corps forme dans les deux systèmes ce qu'on 4ippelle les fibres commissurales.
A. Egorge. — Sous le nom A'écorce^ pallium, manteau, on désigne la couche de substance grise qui recouvre le cerveau. Cette couche superficielle se replie sur elle-même pour former les anfractuosités <?t les circonvolutions du cerveau, dans le but manifeste d'augmenter son étendue par rapport aux faisceaux de la substance blanche qui Tabordent dans différentes directions. Elle couvre en entier les deux hémisphères, sauf dans Tendroit où ils sont pénétrés par les pédoncules qui les rattachent à Taxe gris médullaire et par le corps calleux qui les réunit Tun à l'autre.
Sur une coupe, elle présente une série de stratifications visibles déjà à Tœil nu ou à la loupe, surtout par transparence (Baillarger). "Son étude histologique nous la montre composée d'éléments cellulaires répondant à quelques types définis, analogues, sinon semblables, à ceux qu'on rencontre dans la moelle épinière, mais plus variés.
Les histologues ont vu que la structure de l'écorce répond ellemême à une sorte de type moyen, qui se retrouve dans toute son étendue. Ce type éprouve quelques modifications, suivant les régions, tels éléments prédominant en nombre ou en grandeur, ou «'effaçant plus ou moins dans certaines régions, et réciproquement.
Straotare. — Nous pouvons réduire à trois les couches superposées de la substance grise corticale, à savoir :
MoRAT et DuYON. — Physiologie. II. — 29
i'* La couche dite moléculaire, — Elle est composée de cellules polygonales, de
Exner
le Becht.
ie BailU
rad.
prof.
Fig. 176. — Écorce cérébrale.
Coupe schématique. — A gauche, les couches cellulaires; à. droite, les systèmes d<llbn'>. — On voit tout à fait à gauche monter une fibre sensitive. — 1. 2, 3, 4, Ic^ (lualre couches de cellules ; 2 et 3 représentant des cellules pyramidales de grosseur ditrérenle.
cellules fusilormos et de cellules Iriangulaii'es. Les plus caractéristiques do cette couche sont les cellules fusifoiTnes, étalées dans le sens de la surface du
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES.
Panaché
cerveau. Leurs prolongements tant protoplasmiques que cylindraxiles se limitent à cette couche elle-même et remontent généralement vers la surface de l'écorce. Les autres n'en dififèrent pas essentiellement,
2** La couche des cellules pyramidales, — Cette couche est double pour les uns, triple pour les autres; parce que les cellules vont en augmentant de volume, à mesure qu'on descend dans sa profondeur (petites, moyennes, grandes pyramidales), sans transition brusque.
La cellule pyramidale est l'élément, sinon le plus caractéristique, au moins le plus reconnaissable de l'écorce du cerveau. La base de la pyramide est tournée vers la substance blanche ; sa pointe se prolonge supérieurement par un prolongement principal (protoplasmique ou dendritique), jusqu'à la couche moléculaire : là il s'épanouit en un riche panache de ramuscules, hérissés de pointes courtes à terminaison renQée. De la tige de ce prolongement principal se détachent des prolongements collatéraux plus courts à angle droit ou aigu. Enfin, par sa base, la cellule donne encore naissance à des prolongements basilaires dirigés latéralement ou obliquement en bas. Tous ces prolongements représentent le champ polaire par lequel la cellule recueille l'excitation.
De la base de la cellule (rarement d'un des prolongements) naît le prolongement cylindraxile qui s'enfonce dans la profondeur et disparaît dans la substance blanche du centre ovale. Avant de quitter l'écorce, il donne quelques collatérales qui s'y épuisent.
Lui, descend et atteint des régions parfois très éloignées, par exemple dans la substance grise du bulbe ou de la moelle épinière. De par ce que nous ont appris l'étude expérimentale et la dégénération de ces nerfs, ils sont descendants ou, comme on dit, moteurs.
Notons qu'entre ces cellules il en existe d'autres à cylindraxe court, qui représentent ce qu'on est convenu d'appeler des éléments d'association.
3» La couche des cellules polymorphes. — Double pour Meynert qui la divisait en cellules irrégulières et cellules fusiformes, elle est devenue simple avec Cajal qui lui a donné son nom nouveau. Elles sont ovoïdes, fusiformes, étoil^es, triangulaires ; en dépit de leur irrégularité, elles ont encore quelque resseni-
^^Dendr. boMil.
Collât,
Cylindraxe» Fi g. 177. — Cellule pyramidale de l'écorce.
Ses dendrites en noir; son cylindraxe" et sus collatérales en rouge.
blance avec les précédentes : leurs prolongements protoplasmiques ne remontent jamais jusqu'à la couche moléculaire, leur cylindraxe est descendant.
Cette couche renferme en plus des cellules assez caractéristiques dites de Martinottij dont le cylindraxe ascendant remonte jusqu'à la couche moléculaire dans laquelle il s'étale longitudinalement.
L'écorce est, comme on voit, semée de cellules et traversée par des fibres les unes radiées, dans le genre des cylindraxes des pyramidales ou cellules analogues, et des fibres tangentielles. Parmi les fibres radiées, il en est de fort importantes,
Grenouille Lézard
Bat
Homme
tC C' l
Fig. 178. — Évolution phylogénique et onlogénique de la cellule pyramidale.
Cellule pyramidale de la grenouille, du lézard, du rat et de Thomme: — a, A, c, t/, <?, phases progressives du développement embryogénique de la cellule pyraraidede (d*apK*& Cajal).
qui n'émanent point des cellules de l'écorce, mais tout au contraire des régions grises sous-jacentes (bulbe et moelle en particulier, noyaux gris, etc.) don! elles représentent les cylindraxes, et qui, après un trajet plus ou moins long, viennent s'épanouir dans l'écorce jusque dans la couche moléculaire et jusqu au contact des dendrites des cellules pyramidales. Celles-là sont des éléments ascendants ou, comme on dit également, sensitifs.
Les libres tangentielles ou transversales sont celles qui, coupant lëcorce en sens perpendiculaire aux précédentes, accusent par leur nombre plus ou moins grand les strates visibles à l'œil nu en certains points. Les unes sont des cylindraxes à direction transversale ; les autres des arborisations cylindraxiles, des collatérales de grande longueur, comme celles que Cajal décrit allant, par le corps c^alleux, jusqu'à l'hémisphère opposé.
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES.
Ajoutons au milieu de tous ces éléments les fibres névrogliques que, dans i'ipnorance de leur fonction véritable, on api>elle des éléments de soutien.
Variations régionales. — On a noté dans les circonvolutions rolandiques lin développement exagéré des cellules pyramidales (cellules géantes de Betz vX Mershejet^'ski). Le corps cellulaire se trouve ici en proportion de la grande longueur des axones, dont quelques-uns descendent jusqu'à la région sacrée (le la moelle; ce développement est surtout considérable dans le lobule para- -<• entrai.
Le lobe occipital se signale par une diminution du nombre de ses stries ni l'exagération de l'une d'elles qui donne naissance à la strie dite de Vicq d'Azvr DU de Gennari. L'écorce de ce lobe est riche en fibres tangentiolles; sa couche moléculaire est au contraire réduite et ses cellules pyramidales diminuées de nombre.
Dans Tinsula on remaix[ue également un développement exagéré de certaines libres tangenti elles; Favant-mur, le noyau amygdalien doivent être considérés 4'omme des portions de Técorce noyées dans la substance blanche.
Marche de rexcitation. — Ces détails de structure nous fournissent des explications, non sur le détail, mais au moins sur la marche générale des processus fonctionnels cérébraux. Les fibres radiées cylindraxiles, qui dispersent leurs terminaisons dans les diffé-
Cingulitm
F. l. sup.
F. uncif.
F. /. inf.
Fig. 170. — Les principaux faisceau jt d'association vus par transparence (figure scliéiiialiquc de Gharpy).
rentes couches, en particulier dans celle des cellules pyramidales, sont les voies ascendantes qui y apportent les excitations recueillies dans Taxe gris bulbo-méduUaire, où sont situées leurs cellules d'origine et leur champ polaire récepteur. Les fibres radiées, qui naissent des cellules pyramidales et dirigent leurs cylindraxes du côté de la couronne rayonnante, sont inversement celles qui emportent les excitations du cerveau à Taxe gris bulbo-médullaire. Ce sont ces fibres que, en raison de leur grande longueur, on appelle
des fibres de projection, parce qu'elles projettent rexcilation à grande distance, en la propageant de Tétage inférieur du système nerveux à son étage supérieur ou réciproquement.
Les fibres calleuses qui réunissent les deux hémisphères, les fibres longitudinales qui réunissent des lobes importants ou éloignés dans chaque hémisphère, les fibres tangentielles qui réunissent des circonvolutions plus ou moins voisines, sont dites fibres d association, parce qu'elles associent des territoires distincts et détermines de Técorce dans uu fonctionnement commun, au cours de ces actes cérébraux coni- F.arqures. plcxcs, tcls quc Ic langage, où plusieurs sens,
F.deproj. '"^uïC' ^^ v"C' peuvent intervenir alternativement, parfois môme simultanément, pour sus-
Fij;. 180. — Disposition des fibres de projection . i x v
et (les fibres d'association Citer un phénomène
(figure schémaïKiiu' do Giiarpy). moteur de haute signi-
fication, comme la parole ou l'écriture. Des fibres plus courtes encore, de direction radiak\ tangentielle ou variée, appartenant à des cellules locales d'association, réalisent des connexions entre des champs polaires voisins,, pour des actes plus élémentaires.
Les groupements les plus variés, depuis celui qui naît de l'association locale de deux ou trois cellules, jusqu'à ceux qui melteni en jeu des territoires étendus de l'écorce en môme temps que des longs trajets dans les voies sensitivo-motrices, se trouvent ainsi préparés comme des unités tactiques d'ordre superposé et variable^ qui s'organisent ou se disloquent avec rapidité, par leur fusion progressive ou leur séparation, pour réaliser les formations qui correspondent aux actes si divers qui ressortissent aux fonctions nerveuses.
Cervem: humain. — Nous supposons connue la disposiliou dos scissures et des circonv(du(ions, qui accidentent la surface de chaque héniisplière et qui oïd servi à la décomposer en territoires aibitrairement délimités, aux<|uels des noms ont été donnés, pour pouvoir les identifier et les reconnaître indi\iduellement, en cas de lésion isolée de chacun d'eux. Happelons brièvement la vallée [)rofonde {scissure deSylvius, vallée sylvieyine) qui, à la base et sur le cùlé>
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES. 455
sé|miv h» Ii»Im» frontal <lii lobe !«'ii4M)ral vL jMir sa branche (|iii se prolonj^'e en arrière, le li»be |>ariélal du lobe lernimral ; la scissure de Rolamlo, <|ui, ileseenclant
Fi;;. 181. — Encêpkale humain et sfs diuisutfts. Vin' latérale (imitée «le .SrliNvalhe).
du bord supérieur de riiéiuisphère \ers la vallée svhienne, sépare le b)be IVontal du lobe pariétal; la scissure perpendiculaire [h. iwMue indiquée sur la lare externe'^
Lob^ front
j Lob, parié t.
Lob. occip.
Lobe temp, V'\\*. iSi. — SvUénia des virconv«t/ niions (d'après Charpy). Leur groupement et leurs directions générales chez riiomnie.
qui sépare le lobe occipital ilu lobe pariétal et si on la prolonge idéalement; du lobe temporal.
iNotons sur la lace interne la ciironvolulioii du corps calleux, t|ui s'inlléchiL sur ce gros faisceau commissural, en l'enveloppant de son bec à son j^enou. L'arc, ouvert en ba<, (|u'elle forme au-dessus du corjjs calleux, est fermé inférieuremcnt parla deuxième circon\(dution temjMH'ale, qui, en venant se terminer en crochet, vers la vallée de Sylvius, constitue, autour du bile de riiénn'splière,
une roiironno à pou pivs foiniéo : la jfianilo circonvolution limbique di» Bkoca, donl on a erra les i-appoHsavec le li-actus et le bulbe olfactifs. Le reste de la face interne, disposé coneentriquenient comme une mar?e autour de celte première couronne, forme la i>arlie interne des difféivnts IoIm^s, dont on voit mieux les limites sur la face externe. On y Innne en avant la frontale interne (iK)rtioii interne delà premièi-e frontale : prolongée jusqu'en arrière <le la naissance dr
la scissuiv de H<dando jmr le lobule |»ai*acenti*al, elle i-éunit les deux ciiron\()lutions rolandiques, (|ui longent la scissun; <le ce non). Puis vient le lobe quadrilatère ou avant-coiny déiHMidance de , la première iwiriétab» ou jKiriétale sui)é-
rieure; puis, entir la scissure per|)eiidiculaire externe et la scissuiv calcariiic le coin qui ap|>artient au lobe occipital. Ënfm, plus bas, le lobe lingual, continuation de la deuxième tem|>orale, et le lobe fusiforme, continuation de la premièi*e tem[M>i"ale.
11 faut être prévenu de certaines synonymies : on appelle circonvolutions centrales, celles (|ui sont gix>upées autour dv la scissure de Kolando et qui ont attin's |)lus que dautivs, l'attention tle.> ph)siologues et des cliniciens. On api^lle prérolandîque ou frontale ascendante celle qui longe en avant, et post-rolandique ou pariétale ascendante celle (jui longe en arrière cette scissure. l)e la pi-emière .«^e détacbent en avant les tixds frontales, dont la troisième a une imi>ortance [»arliculière; de la seconde en ai'rièi-e, les deux pariétales. On ap]>elle marginales les deux circonvolutions qui longent la brandie |)oslérieuiT de la scissure de Syh ius : la supramarginale n'est au Ire (|ue la deuxième pariétale ou pariétale infé- Heure ; Vinframarginale est la première temporale ou temporale supérieure. La deuxième pariétale, pariétale inférleuiv ou circon\olution supramarginale, en se prolongeant en arrière de la scissui^» «le Sylvius, contourne son extrémité, contourne «le même l'extrémité postérieuiv «le la pi^emière temporale ou inframarginale et, en s'inilécbissant p<iur re\enir sur ses pas, se continu«*avec la première tempoi-ale en formant lep/i courbe, lieu de reçoive également remaixiuable, s«)uvent désigné dans b's lésions céivbrales.
Cerve.\u des primates : singe. — Le cerveau du singe a, avec cidui de l'homme, une analogie assez grande, pour que les divisions adoptées chez ce d«»rnier s'y reconnaissent assez facilement et que la nomenclature y s<ûl su|)erposable au moins dans ses grands traits. La scissure de Sylvius, la scissure de Holando, la scissure per|)endiculaire interne continuée extérieurement par une scissuiv [M?rpendiculaire externe non plus lictive, mais nettement accus«*e, divisent le
Fig. \i^:\. — Cerveau du singe macaque (liémisplière gnuobo).
A. srissure de Sylvius; B, scissurr de Kolando: ('.. s(i.ssure pariéto-oeeipitale: FL, lobe frontal; PL, lobe pariétal : tM.. lobe neeipilal: TSL, lobe leuipo lo-spb «''noïd al .
F* , ciivonvolutioii frontale supérieure : F-, rireonvolulioii moyenne ; F', eireonvolution frontale inférieun»; s/", scissure supéro-frontale : t/, scissure inféro-frontale : ap, seissure antéro-pariélalc ; VF, «•îreonvolution frontale ascendante ; AP, eireonvolulioii j>anélale ascendante ; PPL, lobule posléi-o-pariétal ; AG, gyriis angulaire on pli eourbe : ip, scissure inlraïKiriétale ; T', T«. T^, cireonvolutions teNq)oro-spbénoïdales supérieure, moyenne et inférieure; /*, /*, scissures lemporo-spliénoïdab's supérieure et inférieure ; 0*, 02, 03,cireonvolutions oceipilales supérieure, moyenne et inférieure: o', o-, première et seconde seissui-es oceipi taies.
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES.
fencau du siii«;e vu qualiv lobos [frontal, occipital, temporal, pariétal) bien distinrls. Des sillons reparlaKenI ces lobes en circonvolutions donl (|uelques-unes facilement identifiables : la frontale ascendante limitée en avant par le sillon ai-qué, les Imis aiilres frontales confusément indiquées: la |»ariétale inférieure bien liniilée aussi en haut |»ar le silhui pariétal. L'insula e<t bien dévelop|)ée.
Fifi. 18 1. — Cerceau tin chien, face supérieure: lobes et scissures (d'après Kllenber»rh et Haim).
L.fr, lobf frontal : L.p, lobe pariétal : L.t, lot)»' tcMiipural: L.oc. lobe occipital.
sy, srissuif do Sylvius:cc //, srissurtectosxlvifnne antriieurc: ss.ui, scissure supi-asylvicnne moyenne : ss.a, seissurc suprasyl vienne antérieure : ss.p, scissure su pi-asyl vienne postérieure: a. m, petit sillon en anseic.o. seissure coronaire: m, seissure Niédio-latérale : cf. {el}, ?i.ri.>sun' enloiatérale : po.c. sillon posl-(*rucilarnie: ce, seissure posln-ruriforriif : pr. seissure présylvienne : /tro. M'issiJpf fmntale supérieur!' {fissura prore(t).
Kif{. 18.*). — Cerveau du chien, face supérieure:
lobes et circonvolutions
(d'après Kllknbergkr et Baum).
A.o, lobe olfactif: L.orb, lobe frontal ou orbitairi' ; fr.a. scissure frontale antéricui'e: fr.p, scissure frontale posU''rii'ure ; fr.med, scissure frontale moyenne: pro, scissure frontale supérieure.
G.sij.a, circonvolution sylvienne antérieure : tt.ect, ein*(»nvolulion eetosylvienne: G.ect.a, sa partie antérieure : (#.jw.i/i,cii-convolution suprasylvienne moyenne: G.co, («s.a.}, circonvolution coronaire ou s uprasyl vienne antérieure : G.ecl, circonvolution ectolatérale : G.ent, circonvolution entolaléralc: G.ssp^ circonvolution supraspléniale: Spl.p, ein-onvolutionspléniale posléiieure: G.ce.p, cireonvolution centrale postérieure (post-rolandiipieK G.ca, eireonvolulion c»'nlrale anténeure (pivroIandiipuM.
Le ouistiti, en raison de sa petite taille, est lissencéphale. Les anthro[)oïdes (oran»;) lK>ssèdent une troisième frontale bien reconnaissable.
f'.ER\E\u DES CARNIVORES : CHIEN. — Le cerveau du cbien, pris pour type de celui des carnivores et qui est le plus souvent ex|)érimenté, demande une description un peu plus détaillée, d'autant que le typ<3 auquel il ap[>artient diffèn» assez notablement de celui des primates et de l'homme, dette dilTéi*ence inti'oduit de jrrandes diflicullés, loi^qu'il sajfitd'établirl'équivalence entre les circonvolutions de l'un et des autres au point de vue tant fonctionnel (pie morplndogique.
Face sapérlenre. — Sillotis. — La face supérieure du cerveau du chien nous l*résente à première vue un sillon en forme <le croix, ('/est la scissure interhémi- ^pfiérique, qui, à l'union de son tiers antérieur a\ec son tiers moyen, est couj>ée pei-pendiculairement par la scissure ontciformc. Cette dernièiv est l'équivalent de la scissure de Bolando.
Kii sni\ant le contour des hémisphères, on trouve latéralement et un peu en
ilîS
.FONCTIONS SYSTEMATIQUES.
«iTi«»re r«'xlr«''iiiilé supérioun; tlo la scissure de Sylvius, <|ui acli«'z les aniiimux la iiHMTio si^niiicatioii que cIïoz riioiniiu'. I.a sri!^î4iiiv ih» Sylvius ost conloiiriin' par plusieurs sillons cl rirconvohitions
n)ii<'en(ri(pif*s on lornu' lU» for à rlioval. ûî soni :
I'* La srissure de S>lvius i'lle-in*>m«»; 2"* la srissure eclos\lvienn«»: .*i" la srissuiv. suj)ras\lvi«*nne ; ï" la scissure lalérale, pnïlon^^éo en avanl parla scissure roronaire et une autre l>irur('ali<»n moins iinportanle, le sillon en anse.
Notons d'autre pai'l, entie le sillon riiieiai el la scissure coronaire, un [M»lil silliui pos t-c rue i forme», el en axant tlu sillon crucial, un sillon plus importanl (précrueiforme) ; enfui, «mi avanl de «-elui-ci, deux autres petits silKms perp^'ndiculaires à sa direction, cfui <lélimitenl trois circon\olnlions à rexlrémilé du lobe frontal.
(Aiconvoliitions. — Directement aulom* île la scissure de Syl\ius et comme i*eplié<» sur elle-UK^me est la circonvidulion sxlvienne située par ci>nsé(|uenl entre la scissure de S\ Ivius et la scissurv ectosyh ienne . Autour d'elle est la circonvolution ectosylvienne entre la scissure ectosylvienne et la scissuiiî sujU'asyl vienne!. L'espace situé «'utiv la scissure suprasylvienne et la scissure latérale es! repartaj;é à sa partie mo\ennt^ par un sillon \v sillon ecUdatérah en deux cii'convolulions : la cin'onvolution suprasyl> ienne et la circon\(dution ectidalérale. L'espace situé entre la scissure latérale et la scissure interliémispliéri(|ue «'st reparta.L'é é<^'alement par un sillon sillon entolatéral) en deux circon\olutions : la circonxolulion supras\l\i(MHie et la circonvcdution echdatérale.
Ces diiïérents sillons et ciivonvolulions sont assez étendus : on leur distingue, aux uns el aux autres, une partie mo\enn(% une partie antérieure et une partie postérieure, suivant la position occupée par ais parties, «lans \o, ïvT à cheval (|u'ils dessinent autour de la scissure de S\ Ivius. La scissure de Sylxius est, comme on voit, un point d<' repère très sûr pour la description îles sillons, cii-coin olutions de la surface du cei> eau, ciui l'entourent d'une quadruple ou ménu' sextuple enceinte'. Le sillon cruciforme ou scissunî de Kolando nous sert éj^alemenl à repéier d«»s régions très importantes: immédialemenl en arrière de lui est la circonvolution post-rolandique ou cenli-ale postérieure; immédiatenienl en axant, la cin-onv<dution préi-olandiqne ou
V\',i. ISC». — Cerreau du chU'ti, sa hase, son aspect d'ensemble et ses /o/yPN- (d'après KhLENBKRtiKH ctltArMl.
a, hulbc olfarlif: a\ branche l'X- Icrne, cl a\ bi-anclie inlornc de la bandelctlc olfarlivc : h, nerf «>pti(pii' : r. nerf orulo-niolcur coniinun : d. iKM-f patIuHique on Irorhléain»: e, li-ijnnicau; /', iiorf moteur oculair»' exlcrni^ : {/, facial; h. auditif: /, ;^loss(>-pbarvnj^ien : k. pneunio^sistri(|uc: /, spinal on acci-ssoin* •!«• Willis: m, liypoglossr.
I. bdxî olfactif: i, espace perluiv antérieur : 3, lra«*tus transverse le long de rextréinité antérieur»' du lobe pirifornio: 4. infundibuluin : l', tubercules qnadi'ijnnieaux: .'». lobe pirifonne:G. lobe temporal: 7, lobe pariétal: 8. lobe frontxil: 0, protul»erance annulaire; tO, bulbe racliidien :
11, eerveiet: 12, pé(lon<"ides «-l'rél»raux: \'.\, lob»' o<"<ipital vu partielliMuenl.
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES. 459
centrale anlérieure; elles répoinlent donc, la priMnièreà lapariélale ascendanio et la seconde à la frontale ascendante de l'homme. En avant du sillon préciuciforme, qui limite la prérolandique, sont tmis circonvoluticms, allonjjées suivant
Fig. 187. — Cerveau du c/tien. face infé- Fig. i88. — Cerveau du chien, face inférieure ; lobes et scissures ou sillons rieuî^e ; lobes et circonvolutions (d'apvcti (d'après Kllenberger rt Baum) (*). Ellenberger et Baum) (*•).
(*) r/i, scissure rhinalo: ec.a, scissure ectosylvienne anlérieure: ec.p, scissure cctosylviennc postcricure: ss.p, scissure suprasylvienne postérieure; s.y, scissure de Sylvius: rh.p, scissure rhinale postérieure: s.p, scissure spléniale ; o.t, scissure oecipito-temporale: fo.si/, fosse sylvienne: pr, scissure présylvienne ; /"ro, lohc frontal; /*o, protubérance annulaire: Med.obl, Moelle allongée: Cp;*, cervelet.
(**) Lobe olfactif enlevé d'un cùté pour laisser voir la scissure olfactive. Cerveletenlevé. — L.o, lobe olfactif; L.p\ lobe frontal: L.p, lobe pariétal; L.t, lobe temporal; Cer, face cérébelleuse des hémisphères marquée par des hachures ; U, uncus ou crochet iW l'hippocampe; Chi, chiasma des nerfs optitpies.
G.c.a, sillon conq)osé antérieur: St/.a, portion antérieure de la scissure de Sylvius: Sf/.p, sa portion postérieure : Ec.p, scissure eclosylvienne postérieure: Ss.p. scissure suprasylvienne postérieure; Kcl, scissure eclolatérale ; Cm.p, scissure composée postérieure; olf. scissure olfactive (à droite du trait); spl^ scissure spléniale; spl.p, scissure post-spléniale.
le grand axe du cer\eau et (pii équivalent plus ou moins aux trois circonvolutions fr<inlales.
Insula. — Au fond de la scissure de Sylvius est une iiisida peu développée, consistant en deux plis de passage.
Pour plusieurs auteurs, au nombre descjuels il faut compter Broca, la scissure de Rolando ne serait pas la branche transversale du sillon cruciforme, mais bien le sillon précruciforme, qui vient rejoindre en bas la scissure de Sylvius. Cette opinion est appuyée par Eberstaller, qui se fonde sur ce que les rapports du sillon préciaici forme avec Uinsula sont les mêmes que ceux du sillon de Rolando chez les primates. Quelle que soit la valeur de telles raisons, qui, même au point de vue morphologique, ne sont peut-être pas délinitives, il nous est difficile, dans un ou\rage de physi(dogie, de ne pas tenir compte <les caractères fonctionnels des sillons et] circonvolutions, pour les homologuer avec ceux de
l'homme ot des primates. Or, à ce point de vue, le sillon cruciforme est sans conteste le centre de la région excitable du cerveau (^rus sijïmoïde), comme la scissure de Rolando Test chez Thomme : d'où le nom de circonvolutions centrales données indifFéremment chez l'homme et chez le chien aux circonvolulions
groupées, chez le premier autour de la y scissure de Rolando, chez le second
autour du sillon cruciforme.
Face inférieure. — Sillons. — La face inférieure (en plus du sillon inlerhémisphérique) nous présente Tori^ine ^ de la scissure de Sylvius {fosse sylvienne, très élargie, qui, lorsqu'on écarte ses bords, laisse voir l'insula. La scissure de Sylvius, dans son trajet à la face infé- Fig. 189. — Cerveau du chien, face ex- ,.1^.^^ jg Thémisphère, est coupée sur
terne; son aspect d'ensemble et ses * • » ^-n^ u.>».i.i .lo In
/OÔ.S d'après Ellenberger et Bacm). ^^>" ^^^J^^ P^»' "" «»"^" ^^^•"^'" '*' '"
pointe du lobe frontal jusqu au lobe or-
i, bulbe olfaetif; 2, sa limite avec le f.\r^\{Q\ . ^/est la scissure rhinienne. Olle-
lobe frontal; 3, limite du lobe frontal et . . » ' •*' ^ ^» '...:«,. ../^ « h\
, , . •» 1 II I , ,» ir .• Cl, à son extrémité postérieure, »e Di-
du lobe pariétal ; 4, l)andelette olfactive ; «^'> t*-^" ^ t
5, lobe piriforme; 0. lotie frontal; 7, furque en deux sillons, qui son!, en lobe pariétal; 8, lobe temporal; 9, lobe dehors, la scissure occipHo-temporate. pu occipital; 10, cervelet; 11, limite entre Jedans, la scissure sp/énm/c dessinée sur le lobe pariétal et le lobe teinporal (scis- ^ ^ cérébelleuse de l'hémisphère. En .sure de Sylvius ; 12, bulbe rachidien. . , . , » i
arrière d'elle, sur la même face, est la
scissure post-spléniale.
Circonvolutions. — La scissure de Sylvius sépare le lobe piriforme (portion importante du lobe temporal à laquelle appartient Itinci/sou crochet de l'hippocampe) des lobes pariétal etolfaclif qui sontenavant d'elle. La scissure rhiniqiie, <lans sa partie antérieure, sépare le lobe olfactif du lobe frontal; un peu plus loin, elle sépare le lobe olfactif du lobe pariétal; elle partage ensuite le lohepiriforme en deux, en laissant l'uncus en dedans. Sur les bonis latéraux du lobe piriforme et du lobe pariétal se voient les amorces des sillons et circonvolutions d'enceinte.
Face latérale. — La face latérale nous montrera ces sillons et circonvolutions d'enceinte dessinés autour de rexirémité de la scissure de Sylvius. Elle nous montrera déplus, en bas, la scissure rhinicpie dans toute son étendue; en haut, le sillon crucial, le sillon post-cruciforme, le sillon pi-écruci forme qui vient rejoindre en bas la scissure rhinique. Tout le long de ce sillon et «le la partie postérieure de la scissure rhinique est un espace qui sépare ces <leux scissures des extrémités des circonvolulions d'enceinte. C'est, en allant en bas et en arrière, la circonvolution sigmoïde, la circonvolution composée antérieure, et en arrière de la scissure de Sylvius) la circonvolution composée postéiieure.
Face interne. — La face interne est divisée en deux bandes courbes parallèles (à peu près comme chez l'homme), par une longue scissure, elle-même recourbée, qui rappelle un peu la scissure calloso-marginale. A la partie inteme ilu lobe frontal, ce sillon porte le nom de scissure du genou du corps calleux; un niveau des autres lobes, il porte le nom de scissure spléniale : la scissui-e spléniale n'est autre chose que le sillon cruciforme, qui, de la face supérieure de l'hémisphère, descend le long de la face interne, puis se recourbe en arrièiv, pour contourner à distance le corps calleux dans cette direction, comme le sillon
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du genou du corps calleux le contourne en avant. L'espace qui le sépare du corps calleux est la circonvolution du corps calleux : au-dessous du bec de celui-ci elle devient la circonvolution du bec de l'hippocampe (gyrus uncinatus). L'espace compris entre elle et le bord de l'hémisphère porte successivement les noms suivants : circonvolution subrostrale (partie inférieure du lobe orbitaire), circon-
Fig. 190. — Cerveau du chien, face ex- Fig. 191. — Cerveau du chien, face externe ; scisstires (d'après ëllenberger et ieime ; circonvolutions (d'après ëllen-
BaUM) (*). BERGER et BaUM) C*).
(*)/>ro, scissure frontale supérieure; s/>r, circonvolution subrostrale: /ro, scissure frontale ; olf scissure olfactive ; rh, scissure rhinale ; rh.p, scissure rhinale postérieure : pr, scissure présylvienne ; pr.c, scissure précruciforme ; p.c, sillon post-cruciforme : cr, scissure cruciforme; sy, scissure de Sylvius; ss.m, scissure suprasylvienne moyenne; ss.a, scissure suprasylvienne antérieure: ss,p, scissure suprasylvienne. postérieure; ec.m, scissure ectosylvienne moyenne; ce. a, scissure ectosylvienne antérieure : ec.p, scissure ectosylvienne postérieure ; am, petit sillon en anse ; co, scissure coronaire; ec/, scissure ectolatérale ; m, scissure médio-latérale ; cf.{ent), scissure entolatérale {fissura confinis) ;rh.p.{o.t.)^ scissure rhinale postérieure et occipito-temporale : U, bec de l'hippocampe : tro, lobe olfactif.
(••) Lob.olf, lobe olfactif; Lob.orb, lobe orbitaire ; Pr, circonvolution frontale supérieure ; tr.o, bandelette olfactive; U, uncus (apophyse piriforme); ce,a. circonvolution centrale antérieure (prérolandique); ce.p, circonvolution centrale postérieure (post-rolandique) ; co.{ss,a),, circonvolution coronaire (suprasylvienne antérieure) ; eca, circonvolution ectosylvienne antérieure; sy.a, circonvolution sylvienne antérieure; ecm^ circonvolution ectosylvienne moyenne ; ent, circonvolution entolatéraie ; ssjo/, circonvolution supraspléniale ; m, circonvolution marginale; ec/. circonvolution ectolatérale; ss./>, circonvolution suprasylvienne postérieure ; ss, circonvolution suprasylvienne moyenne: sy.p, circonvolution sylvienne postérieure ; i.olf, scissure interolfactive ; cm.p, circonvolution composée postérieure ; Si, circonvolution sigmoïde : cm.ay circonvolution composée antérieure ; ec.p, circonvolution ectosylvienne postérieure.
vôiution frontale supérieure (partie antérieure de ce lobe), circonvolution préspléniale en arrière de la scissure cruciforme. Plus en arrière, la marge est subdivisée, par un sillon parallèle à la scissure spléniale, en une circonvolution splénialo et une circonvolution sus-spléniale.
Girconvolation limbiqae. — La face interne est remarquable chez le chien (comme chez tous les osmatiques) par le grand développement de la circonvolution limbique et ses rapports bien définis avec le lobe olfactif. Sous le nom du « circonvolution limbique » on désigne, depuis Broca, la circonvolution en forme d'anneau ou de limbe, qui est formée par la circonvolution du corps calleux (partie sus-calleuse) et la circonvolution de l'hippocampe (partie sous-calleuse do la circonvolution limbique). L'anneau livre passage au corps calleux el au pédoncule cérébral. Fermée en arrière par la soudure des deux circonvolutions sus- et sous-calleuse, elle est fermée en avant parle lobe olfactif, qui y enfonce ses deux fortes racines, l'e.xterne dans la première, Tin terne dans la seconde, et la continue en avant comme une dépendance. Étant données chez le chien (et
les osmatiques) les relations de tout cet appareil avec l'olfaction, on pourrait donner à son ensemble, indifféremment, le nom de « lobe limbique », ou de « lobe olfactif» plus souvent réservé à son renflement antérieur.
Lobes. — Le cerveau du chien peut être partagé en quatre lobes plus ou moins semblables à ceux de l'homme, auxquels il faut ajouter, comme chez tous les osmatiques, un cinquième lobe, le lobe olfactif. Le lobe frontal est séparé du lobe pariétal par le sillon cruciforme et son
prolongement externe ; du lobe olfactif, en dehors par la scissure rhinale, en dedans par la scissure du genou du corps calleux.
Le lobe pariétal est séparé du lobe temporal par la scissure de Sylvius et son prolongement postéro-supérieur.
Le lobe occipital est limité en dehors par la scissure eclolatérale, en arrière et en bas par la scissure spléniale ; en avant, il n'a aucune limite nette. Les scissures perpendiculaires interne et externe des primates manquent ici totalement.
Le lobe temporal intercalé entre les deux précédents est limité, à la face inférieure du cerveau, par la scissure rhinale postérieure, qui le sépare du lobe du corps calleux.
Le lobe olfactif, pi-olongé en anière par le lobe du corps calleux, est séparé des lobes frontal, pariétal et temporal en dehors par la scissure rhinale, du lobe occipital en arrière par la scissure spléniale, du lobe frontal en dedans par la scissure du genou du corps calleux. Le cerveau du chat ressemble beaucoup à celui du chien. Tandis que, chei le chien, la circonvolution latérale a son maximum de développement dans la région postérieure, chez le chat, c'est la région antérieure qui est la plus développée. Indiquons que, chez le chat, la circonvolution suprasylvienne, qui contient le centre des mouvements des oreilles, est très développée.
Fig. 192. — Cerveau du chietij face interne; circonvolutions et scissures (d'après Ellenberger et Bacm).
Cr, sillon cruciforme ; G.pr,spl, circonvolution prêspléniale ; G.sspl. circonvolution supraspléniale; G.f, circonvolution du corps calleux {gyrus fornicatus); G. h, circonvolution de rhippocampc; G.g, circonvolution du genou du corps calleux; G.p.spl, circonvolution post-spléniale; G.c, circonvolution du cingulum ; G.u, circonvolution du bec de l'hippocampe {gyrus uncinatus); G.u.p, sa partie postérieure; Pro, circonvolution frontale supérieure; S.pro, circonvolution subrostralo : r/ew, scissure <lu ^enou du corps calleux ; spl, scissure spléniale ; Sp.p, scissure post-spléniale ; A, scissure de l'hippocampe ; s.c, scissure supracalleuse ; r, scissure rostrale ; crm, petite scissure cruciforme; G, genou du corps calleux; Sp, bourrelet du corps calleux; Ce, corps calleux ; Cer, face cérébelleuse du cerveau ; o/, scissure occipito-temporalc.
B. Couronne rayonnante ; capslle interne, pédoncules cérébraux. — De Taxe gris médullaire Texcitation monte vers Técorce par voie directe et par voie indirecte, et en redescend de même à l'axe gris. Les pédoncules cérébraux, formés par le ruban de Reil grossi des éléments sensitifs et sensoriels que lui fournit le bulbe rachidien (voie ascendante) et par le faisceau pyramidal grossi également
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES. 463
àleur niveau par le faisceau géniculé(voiedescendante), sont la voie directe, en tout cas la contiennent. Les pédoncules cérébelleux supérieurs, moyen, inférieur, qui établissent à travers le cervelet des voies ascendante et descendante entre Taxe gris et Técorce cérébrale, sont la voie indirecte. D'autres éléments à direction éga-
Fi;;. 193. — Rapports des circonvolutions avec les sutures Fif?. 194. — Cerveau des os du crâne, chez le chien (d'après Ellenberger et de lapin {Lissence'- Baum) (•). phale) {").
(') a, orciput: a', condyle do l'occipital: a", apophyse styloïdo; b, pariétal: c, frontal: (/, sphcnoide: e, temporal (portion écailieuse): e' bulbe tynipani({ue du rocher. (*•) A, hémisphère: 0, lobe olfactif: G, cervelet.
lement ascendante et descendante établissent encore une autre voie indirecte à travers les ganglions de la base (corps opto-striés). Celle-là suit de nouveau les pédoncules cérébraux, en groupant ses libres dans une région déterminée de Tépaisseur de ceux-ci. Les libres directes aifectent la région dite du pied, les indirectes la région de la calotte.
La capsule interne est cette lame de substance blanche qui, continuant les I»édoncules cérébraux, s'étend à l'écorce cérébrale, en mêlant ses fibres à celles du corps calleux pour former la couronne rayonnante. Elle se fraye son passage au centre de riiémisphère, entre la couche optique et le noyau caudé, ([ui sont en dedans d'elle, et le noyau lenticulaire, qui est en dehors. En se moulant sur l'anple interne de ce dernier, elle prend la forme d'une capsule ou <run angle dièdre dont la coupe a l'aspect d'une équerre, et dont le sommet <lirigé en dedans a la forme d'un coude ou d'un genou. La branche antérieure <le l'angle est ce qu'on appelle son segment antérieur ou letiticulo-caudé, la branche postérieure est le segment postérieur ou lenticulo-oplique.
La capsule interne est, à l'exemple des racines médullaires, une région qui» ]mr sa simplicité structurale relative, intéresse le physiologue et le clinicien, en raison des phénomènes iFahchés qui résultent de ses lésions méthodiques et de la simplicité également relative de leur interprétation.
Les racines nous présentent à l'état dissocié des conducteurs affectés, les uns exclusivement à la sensibilité (racines postérieures), les autres exclusivement à la motricité (racines antérieures). A cela près que les fasciculations
n'y sont plus à première vue distinctes» la capsule interne nous offre un nouvel ♦»xemple d'une telle dissociation. Les lésions expérimentales ou pathologiques (|ui interrompent ses fasciculalions poslérieures produisent une hémianeslhésie <lu côté opposé; celles qui interrompent sa partie antérieure produisent une hémiplégie également émisée. A première vue, cette grosse lame de substance grise reproduit donc, en le condensant à la hase du cerveau, le champ sensitif réparti en dehors de la moelle entre les racines postérieures, et le champ moteur réparti entre les racines antérieures. Avant de signaler les nuances importantes <|ui les distinguent au point de vue fonctionnel, déterminons leur place rela-
Couronne
Lobe oce. Fibres call. Pédone. céréb. Caps, int,
Fig. 195. — Éventail de la capsule interne se déployant pour former la couronne rayonnante (figure scht'inatique de Charpy).
Le noyau lenticulaire est vu par sa face interne. Les fibres calleuses sont en poinlillé. On n'a pas figuré les ganglions ciui interrompent les fibres du lobe occipital (rad. opt.).
tive sur une coupe de la capsule perpendiculaire à la direction générale de ses fibres.
Le faisceau sensitif est contenu dans la partie tout à fait postérieure du segment postérieur ou lenticulo-optique de la capsule ; le faisceau moteur est contenu dans la partie antérieure de ce même segment jusqu'au genou inclusivement. Le segment antérieur lenticulo-caudé de la capsule (dans ses trois quarts antérieurs) est une formation quelque peu différente des précédentes, tant par la direction de ses fibres que par leurs connexions initiales et terminales, et dont il sera question plus loin.
Le champ sensitivo-moteur, représenté par le segment lenticulo-optique de la capsule, a, lui, ceci de remarquable qu'il relie d'une façon directe, tout au moins dans le sens descendant, les deux régions les plus caractéristiques de la substance grise : l'axe gris bulbo-médullaire et l'écorce céi'éhrale. C'est lui qui contient les libres de projection, qui font voyager l'excitation de Tune à l'autre, dans les deux directions.
Le champ moteur se subdivise anatomiquement en deux faisceaux, l'un cortico-médullaire qui est adjacent au faisceau sensitif, et qu'on appelle pyramidal parce que c'est lui qui, plus bas en traversant le bulbe, forme la pyramide de
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES. 465
cel organe (son deuxième quart moyen répond au membre supérieur, et son troisième quart moyen au membre inférieur) ; Tautre corlico-bulbairey adjacent au précédentet qu'on appelle génicu/é, à cause de sa situation dans le genou de la capsule (il répond aux muscles de la face et de la langue). Ces relations de l'écoi-ce avec la moelle épinière et la moelle allongée n'impliquent pas de différences fonctionnelles essentielles. Mais d'autres fibres encore, réparties au milieu des
.V. caudé F. cort. str.
Bras ant.
F. lent, strié N. lentxc.i Pédonc. opt.
F. génie.
Caps. ext.
Bras post. f, pyr.
F. seiisit. {Beit) Segm. rétr. l. C. opt.
N. caudé Rad. opt.
Fig. 196. — La capsule interne gauche, en coupe horizontale.
Schématisation des faisceaux. — Le faisceau moteur et le faisceau sensitif sont supposés distincte. — La voie sensitive ne serait pas directe, comme la voie motrice, mais formée par des fibres qui s'interrompent dans la couche optique et renaissent de <;elle-ci pour gagner rêcorce.
précédentes, sans fasciculation distincte, descendent de l'écorce et vont aux noyaux de la protubérance : ce sont les libres cor tico-protubérantie lies : elles représentent une motricité d'une modalité particulière, celle du mouvement de la tète et des yeux.
Le champ sensitif fait suite aux nerfs médullaires et bulbaires de la sensibilité générale. De plus, dans le bulbe il se grossit des éléments représentatifs de deux sens nouveaux, le goût (noyaux terminaux du glosso-pharyngien) et l'ouïe (noyaux des nerfs cochléaire et vestibulaire). Les conducteurs de la sensibilité visuelle et olfactive restent en dehors du chemin de la capsule interne et rejoignent l'écorce par des voies individuellement indépendantes.
Ainsi constitué, le faisceau sensitif de la capsule n'est autre chose que le ruban de Reil, ensemble de fibres méduUo- et bulboHiorticales qui ont leurs origines dans des régions grises morphologiquement différenciées de l'axe gris et leurs terminaisons dans des aires distinctes de l'écorce cérébrale.
Ruban de Reil cortical. — Le champ sensitif affecte, ainsi qu'on voit, une certaine symétrie avec le champ moteur. Deux neurones, l'un extérieur, l'autre MoRAT et DoYON. — Physiologie. II. — 30
profond, forment comme la trame essentielle du premier aussi bien que du second ; trame sur laquelle sont tissées, peut-on dire, d'innombrables complications. Cette apparente symétrie couvre néanmoins des différences très profondes. Une des plus importantes est la suivante : autant les relations du champ moteur avec 1 ecorce sont évidentes, autant celles du champ sensitif sont peu accusées ; inversement, avec la couche optique, celles du premier sont ditîuses et mal caractérisées, celles du second sont manifestes. Sous le nom de
F. tensitito-mot, {Red et f. pyr.)
Bad. thalam.
Broipott, ibratant.)
Rad. opt, {seg. r. lent.)
. Genou
Tiieeaudie {fuêiondete.str.) F. de Meyn.,,
F. génie.
Fig. 197. — Faisceaux principaux de la capsule interne et de la couronne rayonnante
(d'après Charpy).
Hémisphère gauche vu par la face interne. Le noyau caudè et la couche optique, dont on a marqué le contour, ont été enlevés par grattage. La ligne rouge indique l'étendue du genou. Le faisceau de Moynert, qui est en même temps externe et postérieur, s'infléchit pour aller & la région temporale ; de même le faisceau géniculé, interne et antérieur, pour aborder le bas des circonvolutions rolandiques. Le bras antérieur fait défaut en bas, les corps striés étant fusionnés.
ruban deReil cortical, on admet l'existence de neurones de toute longueur qui sont le pendant des faisceau.x pyramidal et géniculé du champ moteur: ils sont en minime proportion. Sous le nom de ruban de Reil thalamique, on décrit des faisceaux relativement puissants, qui s'arrêtent et se relayent dans la partie ventrale de la couche optique, avant d'être continués par d'autres neurones de celle-ci à l'écoree (Monakow, Hôsel, Mahaim, Flechsig).
En plus de ses éléments mérfi/Z/o- et bulbo-corticaux, la capsule intenie se complique donc d'éléments médullo- et bulbo-^thalamiques, principalement sensitifs, d eléments^Aa/amo-corh'caizxdoublés, eux aussi, de fibres à direction inverse, sans compter les relations analogues du coi*ps strié et celles de ces différents ganglions
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES.
entre eux. Les faits anatomo-cli niques désignent la couche optique et son ruban thalamo-cortical comme la voie essentielle de la sensibilité. L'hémianesthésie par lésion de la capsule interne ne s'observerait qu'autant que la couche optique est elle-même lésée (portion située en avant du pulvinar) ou que le ruban thalamocortical est interrompu (Long, Thèse de Paris,
Expériences, — La capsule représentant un ensemble de conducteurs à fonctions distinctes, on a cherché à interrompre ceux-ci d'une façon plus ou moins isolée.
Comparée à celle des racines postérieures, la section d'un faisceau sensitif est suivie des mômes effets immédiatement et grossièrement apparents; la sensibilité consciente est abolie dans le territoire cutané correspondant ; autrement dit, dans la moitié opposée du corps [hémianesthésie). Dans un cas comme dans l'autre, l'excitation extérieure cesse d'arriver à l'écorce, condition essentielle pour la réalisation du phénomène conscient. Dans le cas de section des neurones sensitifs radiculaires (si elle pouvait être généralisée), toute réponse à l'excitation extérieure deviendrait impossible, tout chemin étant coupé qui conduise à la substance grise, lieu de distribution de cette excitation aux nerfs moteurs ; seules les excitations parvenues antérieurement aux systèmes profonds pourraient y circuler. Dans le cas de section du faisceau sensitif de la capsule, l'excitation recueillie par les noyaux gris bulbo-médullaires suscite par leur entremise une réponse réflexe^ qui était impossible dans le premier cas ; mais l'écorce ne recevra plus aucune excitation même purement interne de l'axe gris médullaire.
Veyssières et surtout Carville et DuRET ont institué des expériences dans le but de couper isolément les faisceaux composants de la capsule interne. Pour atteindre cette lame blanche profonde, ils se servaient d'un trocart muni d'une lame articulée, qui, par un jeu de ressort, pouvait être manœuvrée de l'extérieur, une fois l'instrument enfoncé dans le cerveau, à travers la paroi du crâne.
Fig. 198. — Section expérimentalelde la capsule interne (expérience de Veyssières et de Carville et Duret).
SS, noyaux caudés du corps strié; L, noyau lenticulaire ; P, expansion pédonculaire ou capsule interne ; X, section de l'expansion pédonculaire produisant l'hémiplégie ; R, stylet à ressort pour opérer la section de la capsule interne.
Lorsque la section porte sur la partie postérieure de la capsule interne il y a hémianesthésie. Lorsqu'elle porte sur la partie antérieure il y a hémiparalysie ; toutefois il y a quelques réserves à faire sur ces conclusions. A mesure que nous nous éloignons des racines et que nous approchons de Técorce, le départ entre les éléments de la sensibilité et ceux du mouvement est plus difficile à faire. De plus on ne peut pas garantir que la couche optique et son faisceau thalamo-cortical n'ont pas été entamés par la section. Les effets sont croisés dans les deux cas.
Pédoncules cérébraux. — Sur une coupe transversale des pédoncules cérébraux, on distingue deux régions, celle dite de la calotte et celle du pied. Les
fibres du pied émanent toutes di- Aqueduc Tub. quad. rectemeut de récorce cérébrale,
^r.vent. ^^^^ interruption aucune dans les ganglions centraux, et proviennent du secteur moyen de cette rouge écorce à l'exception des régions ^ ^f antérieure et postérieure (Dejerine). Ces fibres sontdes neurones cortico-méduUaires (faisceau pyramger. jY^i^jal), des neurones cortico-bulbaires (faisceau cérébral des nerfs moteurs crâniens), des neurones corticO'protubérantiels (faisceau dit Subst.perf.post. ^^ ^ùrck, qu'il ne faut pas con-
fondre avec le faisceau pvramidal Fig. 199. - Coupe du pédoncule cérébral ^j^^^^ ^^j ^^^^^ j^ ^^^^^ ^^^,
Le pied est séparé de la calotte par la sub- des neurones allant de Véeorce au stance noire de Semering. locusniger. Les radiations du locus
niger proviennent surtout des régions rolandiques supérieures ; elles occupent principalement le deuxième cinquième externe du pied du pédoncule. Les radiations cortico-protubéranlielles proviennent de tout le secteur moyen de l'hémisphère ; elles existent surtout dans les quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule. Les radiations cortico-bulbaires proviennent de l'opercule rolandique et de la partie adjacente de l'opercule frontal: elles passent par le genou de la capsule interne et occupent le faisceau interne du pied du pédoncule.
Los radiations cortico-méduUaires proviennent surtout des trois quarts supérieurs de la région rolandique, passent par le segment postérieur de la capsule, entre le genou et le segment rétrolenticulaire, et occupent les trois cinquièmes moyens du pied du pédoncule, pour former ensuite la pyramide bulbaire.
Ces diverses radiations occupent ainsi individuellement, dans le pied du pédoncule, certaines régions de préférence à d'autres; mais elles n'y forment pas des faisceaux séparés ; elles sont, au contraire, assez largement mélangées les unes avec les autres, aussi bien dans le pied du pédoncule que dans le segment postérieur de la capsule interne.
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