XXVII
Les ovaires, chez la femme, ont un stroma très-solide et épais; chaque ovaire contient environ quinze vésicules de Graaf développées, dans lesquelles les très-petits ovules (1/20 à 1/30 de ligne) sont insérés de la manière que nous avons indiquée. Les trompes utérines contiennent, de même que Tutérus, des fibres musculaires qui présentent le caractère histo-
logique des muscles involontaires ; le vagin , chez les vierges, est en partie fermé par l'hymen, qui laisse libre en haut une ouverture d'un demi-pouce ; le clitoris est petit ; les follicules muqueux situés entre les lèvres de la vulve et sur le vagin sécrètent une substance d'une odeur particulière, analogue à celle de la graisse (l). La muqueuse entre les lèvres de la vulve, sur l'hymen et dans le vagin jusque vers le milieu du col de la matrice est recouverte d'un épithélium en forme de pavés, et à partir de ce dernier point par un épithélium cylindrique qui s'étend à travers les trompes jusqu'aux pavillons et se continue avec 1 épithélium en forme de pavés du péritoine ; les cylindres ont des nuclei, et portent des cils de 1/300 de ligne de longueur. Chez les mammifères, où la structure est essentiellement la même, on peut voir ces cils se mouvoir vivement plusieurs heures après la mort. Après chaque évacuation menstruelle et certainement après chaque conception, l'épithélium ciliaire ou cylindrique se détache et se régénère; l'épithélium du vagin présente toujours une exfoliation abondante. Avant et après la puberté l'épithélium ciliaire manque ; chez les animaux il ne se forme aussi que dans l'âge propre à la procréation (2).
(1) Cette substance, présentant une odeur particulière, est peut-être sécrétée par cette couple de glandes récemment décrite par Taylor, et qui répond aux glandes de Cowper, chez l'homme. Ces glandes doivent être plus considérables que leurs correspondantes chez l'homme ; elles sont placées à la racine des corps caverneux du clitoris et s'ouvrent à l'orifice du vagin au moyen de leurs canaux excréteurs qui ont une longueur d'un pouce. Dublin Journal, 1838, et ScHMiDT, Jahrbuchf.med., vol. xx, p. 5.
(2) Comparez la description de l'épithélium de la muqueuse génitale de la femme, donnée par Henle. — Henle admet qu'il se trouve encore de l'épithélium cylindrique et des cils à la surface externe des pavillons des trompes ; je croyais, cependant, au moins chez les oiseaux, avoir trouvé qu'ils cessaient tout à coup sur le bordpéritonéal. Pour voir le jeu des cils et la structure de l'épithélium , on doit prendre une lapine adulte qui n'est pas pleine et n'a pas fait des petits trop récemment. Sur les mouvements ciliaires, voyez le 3^ livre.
COMPARAISON DES PARTIES SEXUELLES MÂLE ET FEMELLE DANS LES PREMIERS DEGRES DE DEVELOPPEMENT.