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XXVIII

Chez l'homme (et chez tous les animaux) les parties sexuelles apparaissent les dernières, même après les reins et les capsules surrénales. Chez des embryons, dans le premier mois, il n'y en a pas encore de traces, bien que déjà le cerveau, la moelle épinière, le cœur, le canal digestif, les poumons, le foie, etc., soient considérablement développés. A cette époque deux organes propres au fœtus dans son premier développement, et placés contre la colonne vertébrale, occupent le reste de l'espace de la cavité abdominale, ce sont les corps de WolfF ou reins primordiaux (§ 61, Tab. VII. fig. XI. f.). Dans la sixième semaine, lorsque les corps de Wolff diminuent déjà, les parties sexuelles, préparant le germe, se montrent au bord supérieur et interne de ces corps, et d'abord sous forme d'une paire de petits corpuscules; à l'extérieur de ceux-ci, sur ou bien dans le canal excréteur du corps de WolfF apparaissent plus tard une paire de filaments, qui deviennent ensuite plus épais et enfin se creusent et se transforment en canaux déférents ou en trompes utérines; vers le bas ils s'abouchent, ainsi que les uretères, dans le cloaque {sinus urogenitalis MuUer), qui reçoit en même temps l'intestin et les canaux excréteurs des corps de Wolff, et qui, dans l'origine, ne représente qu'un cul-desac ; car l'anus n'apparaît qu'un peu plus tard. L'intestin se détache graduellement du sinus urogénital; la partie antérieure de ce dernier forme la vessie , et la partie moyenne , l'utérus dans le sexe femelle. En même temps que le premier développement des parties génitales interne a lieu, dans la sixième semaine, il s'élève, en avant de la dépression qui représente l'anus, une petite verrue qui se développe en un pénis ou un clitoris ; elle proémine bientôt en avant et présente alors une gouttière à sa face inférieure ; enfinvers la fin du second mois, deux plis s'élèvent sur les côtés de cet organe, ce sont les futures grandes lèvres ou le scrotum. Au second mois, il

est encore impossible d'apercevoir une différence entre les deux sexes (Icônes physiol., Tab. IX. flg. IV-VI. Tab. X. fig^. IV) j ce n'est qu'au milieu du troisième mois que la différence morpholojjique commence à se prononcer , bien que cela n'ait lieu que beaucoup plus tard, pour ce qui concerne l'histologie, et que vers la dixième semaine, les deux sexes se ressemblent encore extraordinairement (Icônes physiol., Tab. X, Rg. II-llI). Les testicules s'arrondissent, les ovaires s'allongent; les uns et les autres, mais surtout les derniers , s'abaissent vers le sinus vuogénital , qui maintenant se transforme en utérus et s'allonge d'abord en cornes: de celles-ci naissent les ligaments ronds de la matrice, qui se rendent au canal inguinal • les oviductes et les canaux déférents se différencient • ces derniers se mettent en connexion avec les testicules au moyen des épididymes. Au quatrième mois, la gouttière du pénis se ferme et devient l'urètre ; au contraire les bords de la gouttière du clitoris s'allongent et forment les petites lèvres; vers le commencement du cinquième mois, la verge et le clitoris sontencore assez semblables. Dans le cinquième mois, les replis latéraux de la peau s'unissent sur la ligne médiane ; c'est là que se forme le repli et le scrotum, tandis que dans l'embryon femelle les grandes lèvres se développent aux dépens de ces replis et recouvrent peu à peu le clitoris. Les vésicules séminales ne semblent apparaître qu'au cinquième mois, sous forme de diverticulum des canaux déférents. Les testicules restent enfermés dans l'abdomen jusqu'à la fln du septième mois; ils sortent alors par le canal inguinal et atteignent, au neuvième mois, le fond du scrotum (descensus testiculorum) .

Comparez, sur ce sujet , l'histoire du développement donnée plus loin et particulièrement le § LXXIV. Ensuite comme ouvrage principal!. Mcller's, Biîdungsgezchichte der genitalien, Dusseldorf, 1830, et l'exposition claire et abrégée donnée par Latith , dans son Manuel d'anatomie. Comparez aussi les planches IX et X, fig- III et VII des Icônes anatoni.

G. Valentin a publié un mémoire important sur le développement des follicules dans les ovaires des mammifères : Muller's Ârchiv fur physiol., 1838, 526. H a observé les premières métamorphoses histologiques de ces organes plus exactement qu'on ne l'avait fait avant lui. Le testicule ellovaire se développent d'après le type des glandes ; ces cordons apparaissent dans un blastême, bientôt ils se transforment en tubes. Les différences n'apparaissent

que plus tard. Dans le testicule se forment les canaux séminifères , qui s« mettent en relation avec le canal déférent ; dans l'ovaire, des tubes en cul-desac sortent en rayonnant d'une masse solide centrale ; les follicules se développent dans ces tubes, qui disparaissent après cette formation. L'intérieur des tubes est revêtu de globules épithéliques, comme cela a souvent lieu dans les canaux séminifères.

Quoi qu'il en soit, la marche du développement des deux organes préparateurs du germe n'est pas encore éclaircie d'une manière rigoureuse. Valentin a fait ses observations principalement sur de jeunes embryons de brebis.

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