‹ Traité de physiologieChapitre 26 sur 76 · XXXII · texte numérisé non relu

XXXII

Les expériences contraires , dans lesquelles on empêche le contact matériel du sperme et des œufs , en démontrent de même la nécessité ; car, dans ce cas, les œufs de grenouilles et de poissons ne se développent pas (1). En g^énéral, les oiseaux ne pondent pas sans qu'un accouplement, suivi de fécondation, n'ait eu lieu; cependant il n'est pas rare, parmi les oiseaux domestiques , que les femelles pondent sans avoir reçu les approches du mâle ; ces œufs , néanmoins , ne sont pas susceptibles d'être couvés j on les désig^ne sous le nom d'œufs clairs (2).

(1) Les expériences , faites sur ce sujet par Spallanzani, sont aussi trèsimportantes : il revêtit d'une enveloppe de taffetas la partie postérieure du corps d'une grenouille mâle; celui-ci s'accoupla ; mais aucun des œufs ne fut fécondé; il vit ensuite le fluide séminal rassemblé en petites gouttelettes dans l'enveloppe.

(2) Baer ( Entwîckelungsgesch. n, p. 24) dit : a La plupart des oiseaux

DE PHYSIOLOGIE. ?l

ne pondent qu après avoir été cochés. Mais chez les espèces très-fécondes les vilelli se forment librement d'eux-mêmes; on sait que les poules, qui sont les oiseaux les plus prolifiques pondent même lors qu'elles sont tenues loin du coq, bien que cela ait lieu un peu plus lard que lorsqu'elles sont cochées. Ce fait n'est pas rare chez d'autres oiseaux domestiques; on en possède quelques exemples parmi beaucoup d'autres oiseaux. »

Page 1