‹ Traité de physiologieChapitre 29 sur 76 · XXXVI · texte numérisé non relu

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11 n'est pas possible de démontrer le rapport matériel existant entre le sperme et l'œuf, après îa fécondation; l'opinion d'observateurs anciens et modernes : que les spermatozoaires arrivent dans l'œuf et y forment l'embryon ou au moins le système nerveux, est inadmissible. Les meilleurs instruments n'ont pu faire découvrir des spermalozoaires dans le vitellus, sur le disque prolig^ère, etc., et on ne peut comprendre d'ailleurs comment ils pénétreraient à travers la membrane vitelline; il arrive bien que l'on trouve des spermatozoaires à la périphérie des globules vitellins, alors même qu'ils sont morts(l). La possibilité du passage de la liqueur séminale jusqu'à la couche proligère ne peut pas être combattue,- mais le microscope ne peut pas la démontrer. L'opinion d'après laquelle le vitellus de la grenouille se couvre à une certaine époque, de sillons, pour favoriser ainsi la pénétration du sperme et son action sur toutes les parties de la substance vilelline , est invraisemblable ; ces phénomènes sont plutôt le résultat de la fécondation (2).

(1) Les opinions d'anciens observateurs, qui croyaient que les spermatozoaires se glissaient dans l'œuf, s'y renfermaient et combattaient pour y entrer, sont naturellement de pures fables. Prévost et Dumas admettent

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encore que les spermatozoaires forment la base du système nerveux ; ils pensent qu'ils fournissent le cerveau et la moelle épinière, et que le reste est l'ouvrage de la substance génératrice femelle. Je n'ai jamais vu de spermatozoaires dans le vitellus: mais j'en ai aperçu (qui étaient déjà morts ) autour de ce corps, dans les couches albumineuses d'œufs fécondés de poissons.

(2) C'est avec raison que Rlsconi , contrairement à l'opinion de Baer, indique la formation des sillons comme étant la conséquence du développement après la fécondation ; celle-ci en est la cause et non le résultat. Comparez Baer, dans les Ârch^'v. de Mcller, 1834. p. 48. et Rusconi , même journal, p. 207.

FHEISOIISENES CONCOMITANTS^

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