DE LA GÉNÉRATION
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Dans l'acte de"''kC:;^eîiéçal^ôii^^jliïâx substances différentes sont mises en présence^^iles sont formées aux dépens du sanget sécrétées dans les parties sexuelles mâle et femelle , destinées à préparer le germe. La substance génératrice mâle est désignée sous le nom de sperme, celle de la femelle est appelée œuf. De leur pénétration intime résulte l'emhryon, qui opère son développement soit à l'intérieur, soit à l'extérieur du corps maternel. L'acte de la génération est complet, dès que la substance génératrice maternelle est épuisée et que tous les organes de l'embryon sont assez développés pour qu'il puisse Jouir d'une vie propre et recevoir sa nourriture de l'extérieur. 11 suit de là que Yhistoire du déœloppement ne forme que la deuxième section de l'acte de la génération.
Dans l'exposition de l'acte de la génération, nous suivons une marche analytico-synthétique. Nous commençons par une analyse des parties sexuelles, qui préparent le germe, et de la substance génératrice dans le sexe mâle j nous exposons en-
suite les formations primitives dans les parties sexuelles femelles, qui préparent le germe, et nous terminons ces considérations anatomico-physiologiques en donnant une morpholog'ie générale des appareils sexuels , laquelle exige , pour être comprise, les connaissances anatomiques générales de la structure de l'homme. Nous finissons enfin par examiner les phénomènes qui accompagnent le contact des deux substances génératrices, et ainsi se trouvent exposés les phénomènes généraux des premiers moments de la génération.
La plupart des ouvrages anciens sur la génération n'ont qu'une valeur historique et ne contiennent en grande partie que de pures théories ; ils seront indiqués plus tard lorsqu'il sera question de l'histoire de la physiologie et des diverses parties de la génération en particulier. L'ouvrage principal parmi les anciens écrits est celui de Harvey : Exercitationes de generatione animalium. Londini, 1(651.4, Les écrits de Régnier de Graaf sontaussi trèsimportants : De virorum orgam's generationi inservientibus. Lugd. Batav. 1668. 8 et De mulierutn organis. ib. 1672, On trouve une exposition complète de toutes les observations anciennes dans Haller Elementa physioK tora. vu, pag. 410 1763.
Parmi les ouvrages postérieurs, qui traitent de la doctrine de la génération d'une manière complète, on doit surtout distinguer les suivants : Spallanzani Expériences pour servir à l'histoire de la génération des animaux el des plantes, traduites de l'italien par Sennebier. Pavie, 1787-8. Cet ouvrage est de ceux qui sont les plus riches en observatioiis personnelles et exactes. — Oken, Die zeugung (la génération). Bamberg et Wiirzburg. 1805-8. ( Exposition exacte des faits suivant la théorie propre à l'auteur) (les principes des philosophes de la nature.) Prévost et Dcmas, Nouvelle théorie de la génération. Annales des sciences nat. T. ï , ii, 1825 et t. vi (avec de très-bonnes observations;. — Burdach, Traité de physiologie, etc., traduit par Jourdan. Paris, 1837-8. (Très-riche de faits, mais nécessitant un complément à cause des nombreuses recherches qui ont eu lieu depuis). — Axlen Thomson, dans l'article génération de la Todd's cyclopaedia of anatomy and physiology , tome II, p. 424, a donné l'exposé le meilleur et le plus concis de toute la doctrine delà génération, en s'appuyant sur des expériences qui lui sont propres. Les écrits de Wolff, Blumenbach, etc., seront indiqués plus tard.