XLIV
Nous avons choisi , pour exposer cette matière, la méthode qui semble la plus favorable pour l'enseignement. Quiconque veut obtenir une connaissance de l'histoire du développement, doit commencer par étudier celui du poulet, par ce fait seul que nous possédons sur ce point les meilleurs ouvrages de-
seriptifs ; nous donnerons donc d'abord une exposition suivie de l'histoire du poulet pendant l'incubation. Nous passerons ensuite au développement de l'embryon humain , dont les premiers degrés et les circonstances difficiles et obscures seront éclairés par le développement des mammifères. Quant à celui des autres animaux, nous ne nous occuperons que de ce qui peut jeter une lumière particulière sur différents rapports de l'embryon humain et fournir des points d'appui pour l'étude des lois du développement.
L'exposition systématique la plus complète du développement des corps organiques, par conséquent de l'homme , des animaux et des plantes , a été donnée par C. F. Burdach , dans sa Physiologie, tom. III, avec des additions de C. Von Baer, H. Rathke , C. H. Meter , C. Th. Von Siebold et G. Valenxin. Le Manuel de l'histoire du développement de ce dernier comprend aussi beaucoup de considérations sur le développement général du règne animal et renferme une très-grande érudition. Quand nous nous occuperons du développement de l'homme , il en sera fait mention d'une manière détaillée. Nous devons aussi surtout citer les différents écrits et mémoires de Von Baer, Rathke et Carus , qui ont fourni des additions plus ou moins importantes à l'histoire du développement de toutes les classes d'animaux ; J. F. Meckel , Rathke, Jean Mcller, Huschke se sont surtout occupés du développement d'organes particuliers. Les écrits les plus importants sur ce sujet seront indiqués dans les g§ auxquels ils se rapportent. On peut désigner comme pouvant servir d'atlas pour l'histoire du développement des animaux, l'ouvrage de Carus, intitulé : Erlâuterungstafeln zUr vergleîchen : Ànatomie. Leipsig, 1831. in-fol. — Les chapitres suivants ne donnent qu'une exposition superûcielle etabrégée,de la matière. Dans un traité élémentaire de physiologie on ne peut pas se proposer de poursuivre l'histoire du développement jusque dans ses plus petits détails et d'esquisser la genèse des différents organes; c'est d'ailleurs l'objet de fanatomie , et tous les nouveaux manuels de cette science traitent cette question. Comparez surtout Y Anatomie de Hildebrandt-Weber , traduite par Jourdan , le Manuel de Lauth, etc. Burdach a donné, dans son exposition, l'histoire la plus complète possible sur ce sujet. En nous occupant de la physiologie de la nutrition, de la sensibilité et du mouvement, nous appellerons l'attention sur la genèse des organes en particulier.