‹ Traité de physiologieChapitre 50 sur 76 · LX · texte numérisé non relu

LX

Quelquefois deux jours avant l'éclosion l'on entend déjà le poulet piauler dans l'intérieur de la coquille ; car le chorion (l'allantoïde) est facilement déchiré par le bec, qui se met ainsi en communication avec la chambre à air : quoi qu'il en soit de cette respiration incomplète, la circulation continue dans les vaisseaux ombilicaux. Des mouvements violents du poulet, dans l'intérieur de la coquille, occasionnent des fêlures à celle-cij le bec vient ensuite en aide et l'on voit apparaître des trous. Cet organe, qui est encore assez mou, possède, à cette époque, une petite pointe dure, cornée , qui est surtout propre à user la coquille et qui tombe bientôt après l'éclosion. Le travail dure ordinairement une demi-journée ; dès que la partie supérieure de la coquille est détachée , le poulet étend les jambes , retire la tête de dessous l'aile, se dresse sur ses pattes et abandonne la coquille. Les débris du chorion et de l'amnios, qui ne peuvent plus être nourris, par suite de la fermeture de l'ombilic, se flétrissent, tombent et sont abandonnés dans la coquille.

Comparez la description complète des phénomènes qui précèdent l'éclosion dans Baer, Entwickelungsgesch. , vol. i , 137.

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