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La sensibilité dans la moelle épinière

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t de fibres exogènes, et l'insensibili est à leurs yeux le seul critère de ee ni da

entrevues) les démontre maintenant d'une façon claire par ses nouvelles méthodes : ce sont aussi bien les branches descendantes des fibres radiculaires, que les branches également descendantes des fibres endogénes, qui dispersent aussi l'excitation dans la substance grise médullaire, soit en haut, soit en bas de son lieu de pénétration au point d'implantation de la racine dorsale.

III. Prolongement direct et indirect des racines sensitives. — Ainsi les faisceaux postérieurs sont, pour une part, la continuation directe des racines postérieures dont ils forment les prolongements terminaux éparpillés dans les différentes régions de la substance grise médullaire, et, pour une autre part, la continuation indirecte de ces mêmes racines aprèsinterruption de celles- Fig, 141. — Ramifcations collatérales des pro- ci dans la substance grise.

arte te ane Autrement dit, ils renferde 20 em. (d'après V. Lexuossé). ment des éléments du pre- Rp, fibres des racines postérieures (prolonge- mier ordre, les neurones Re abandon Das Téeoatele radiculaires, et des éléments

nales du cordon de Bardse latérales: 1, du deuxième ordre, les neuborisations terminales des collatérales s'épui- . au voisinage des cellules de ls substanco Ones endogènes, qui re-

grise médulaire. çoivent l'excitation des pre-

miers et lui font franchir une nouvelle étape. C'est un point intéressant de savoir, de par l'expérimentation physiologique, que l'excitation artificielle de ces neurones a des effets, sinon identiques, au moins du même genre que celle des racines elles-mêmes.

Étapes successives du cycle nerveux choisies expérimentalement ‘comme point de départ de l'excitation. — Le système nerveux est comparable à un mécanisme dont les pièces se communiquent le mouvement des unes aux autres, de proche en proche, dans un sens défini. Normalement, l'impulsion qui agit sur lui l'atleint par la première de ces pièces, construite évidemment en vue de la recevoir. Mais si, artificiellement, elle lui est communiquée par la seconde ou par quelque autre de plus en plus éloignée dans la série des engrenages, l'effet moteur est encore possible, el c'est ce que l'expérience montre

Remarque. — Dans les conditions qui sont imposées à l'expérience pour la “mise à nu de la moelle et la préparation de ses faisceaux, on peut même se demander si la sensibilité que ces faisceaux manifestent (mème pour leurs fibres propres) n'est pas quentitetivement exagérée, comme il arrive, en pareil cas, pour loutes les parties artificiellement mises à découvert. L'expérience pourrait ainsi nous tromper sur la valeur réelle du phénomène qu'elle sert à mettre en évidence.

Faisceau cérébelleux. — Le faisceau cérébelleux part de la colonne de Clarke et aboutit au cervelet, dans lasubstance grise du

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Fig. 413. — Neurones cérébelleux ascendants et descendants (d'après M. DuvaL).

PR, protubérance ; CE, écorce cérébelleuse.

AC, are rôflere cérébelleux ; CL, cellule de la colonne de Clarke; CP, cellule de Purkinje; NS, nerf sensitif ; NM, nerf moteur.

AR, arc réflexe médullaire.

vermis superior. On peut affirmer sa direction ascendante de par les résultats de sa dégénération. Ce faisceau dirige une certaine part des excitations tactiles vers cet organe à fonction encore très énigmatique, qui, dans la conscience générale de l'individu, repré-

section. Ce résultat a dû étonner les anciens expérimentateurs, pour qui la moelle était simplement la réunion des nerfs périphériques en un seul tronc ; il se comprend au contraire assez bien, depuis qu'on a pénétré la structure de cet organe et en particulier celle des faisceaux postérieurs, et notamment des racines sensitives qui Les composenten grande partie. Le champ de distribution dechacune de ces racines, de chacun des éléments qui les composent, est extrêmement considérable, grâce aux ramifications de ces éléments qui se dirigent, soit en haut, soit en bas, pour atteindre la substance grise médullaire, dans la plus grande partie de son étendue. Couper les faisceaux postérieurs, au-dessus du renflement lombaire par exemple, équivaut à interrompre une partie seulement des connexions des nerfs sensitifs des membres postérieurs avec l'axe gris médullaire. Les excitations apportées de la peau par les racines postérieures continuent donc d'y affluer, par des voies, il est vrai, plus limitées, mais atteignent néanmoins le sensorium. Doit-on conclure de là que le chemin qui leur est offert, dans le système si compliqué qui fait suite aux neurones radiculaires, est indéterminé et que toute voie leur est bonne, pourvu qu'elle soit perméable? L'expérience ne dit pas cela, et une telle supposition, à tout point de vue, parait inadmissible.

Dans le système qu'ils contribuent à former, chacune des fasciculations, chacun des éléments que nous envisageons séparément ä sa fonction particulière, jusqu'à un certain point spécifique, qui fait que, lorsque cet élément est détruit ou interrompu, le système n'est plus équivalent à lui-même, maisdéséquilibré dans une certaine mesure. C'est ce que nous voyons par la section des faisceaux postérieurs, à cela près que la modification apportée par cette section dans l'exercice de la sensibilité est tout à fait imprévue.

Hyperesthésie. — Fopsra le premier a observé qu'aprés la section des faisceaux postérieurs de la moelle épinière, non seulement la sensibilité n'est pas abolie dans les membres sous-jacents au lieu de cette section, mais elle est au contraire exagérée. Ce fait a depuis été revu par tous les expérimentateurs, et Browx-Séquarn est de ceux qui l'ont étudié avec le plus de détails. D'après cet auteur, c'est non seulement la sensibilité à la douleur, mais tous les modes de la sensibilité (sensibilités au froid, au chaud, à la pression, au contact), qui se trouvent ainsi exaltés. Il est vrai de dire qu'en raison même de l'hyperesthésie, ces différents modes de sensibilité tournent facilement à la douleur.

La sensibilité réflexe est, elle aussi, considérablement exagérée.” L'hyperesthésie porte sur loutes les formes connues de la sensibilité.

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trouvent être réfractaires à l'action du curare. En tout cas, le curare ne paralyse pas les mouvements cardiaques.

Pour ce qui est de la propagation de l'excitation d'un point à un autre du cœur, on a des faits déjà anciens, qui montrent que l'oreillette a parfois un rythme indépendant de celui du ventrieule (Cuauveau). De plus, cette indépendance peut être obtenue per la section de certains filets nerveux, visibles sur la. surface du cœur (Nadine Loxawxr).

Inexcitabilité périodique; phase réfractaire; repos compensateur. — Le péristaltisme, c'est la propagation de l'onde de contraction ; le rythme, c'est sa reproduction périodique à la même place, en chaque point du trajet considéré. Celle périodicité est comme une conséquence de la non-aptilude du cœur à fusionner ses contractions, une conséquence de ce que nous avons appelé sa résistance à la télanisation. Comme l'a vu Manex, pendant la phase active (période systolique de sa contraction), il est réfractaire à loute excitation nouvelle ou supplémentaire; pendant la période diastolique (c’est-k-dire de décontraction) et pendant la pause qui suit, il redevient apte à être excité. Si l'excitation tombe dans cette période diastolique ou pendant la pause, elle provoque une systole hors tour (extrasystole). Mais cette systole hors tour, si elle dérange un peu l'ordre des contractions, n'en change pas le nombre, car elle est suivie d'un repos compensateur. L'excitation n'a fait qu'anticiper sur la contraction qui devait suivre. Le travail du cœur reste constant.

Le fait de l'inexcitabilité périodique en phase systolique est bien réel et d'une grande évidence; comment l'expliquer? et à qui revient-il du muscle ou du nerf? Le réponse est à prévoir suivant la théorie générale acceptée. Pour les myogénistes, il appartient au muscle ; pour les névrogénistes, la complexité des conditions qui y interviennent leur semble suffisamment indiquer qu'il appartient au système nerveux.

Point de départ de l'excitation. — Le point de départ de la contraction systolique est dans le sinus de la veine cave et l'oreillette, d'où le mouvement gagne le ventricule. De l'oreillette au ventricule, on a cru pendant longtemps que le passage ne pouvaitse faire que parleséléments nerveux qui serendentdel'une à l'autre. His junior ayant trouvé qu'il existe entre les deux un petit pont de substance musculaire, les myogénistes interprétèrent ce fait en faveur de la possibilité d'une transmission opérée uniquement par la substance du muscle.

Mais le cœur est double et si, chez les vertébrés inférieurs, il ne compte qu'un ventricule, il possède deux oreillettes, auxquelles aboutissent, à l'une les veines caves, à l'autre les veines pulmonaires qui sont des vaisseaux bien séparés. C'est de ces régions très distinctes que part une double onde de contraction, dont les deux trajets, d'abord indépendants, viennent converger sur le ou les ventricules. Comment admettre, objectent les névrogénisles, que, sans l'inter2 vention du système nerveux, des muxcles à ce point séparés puissent être rendus ainsi solidaires dans leur entrée en jeu, au point de départ mème de la systole (Hemxc) ?

Origine première del'excitation. — Ainsi, pourles myogénistes, le rythme, le péristaltisme, la forme en un mot particulière de la réaction molrice du cœur est un phénomène d'ordre purement musculaire. Mais d'où viennent les stimulants ? C'est pour eux un point douteux, mais, sclon eux toujours, « avec une vraisemblance suffisante, on peut admelire qu'ils ne naissent pas dans les éléments nerveux glanglionnaires, mais bien dans des éléments musculaires histologiquement peu différenciés,.… très probablement ils sont l'ex

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dégagement capable d'amorcer les réactions qui emploient elles-mêmes la plus

grande partie de l'axrzène. Ce courant à travers l'organisme de la stbstance et de l'énergie. en suivant des voies les unes directes. les autres de plus en plus détournéss. est caractéristique de l'organisation vivante et de son perte tionnement.

L'action de l'oxyzène sur les centres nerveux n'est «ans doute pas, ant fol d'une autre nature que celle qu'il exerve sur les autres tissus Le musculaire par exemple . Mais. comme le tissu nerveux à dans l'organisme animal une place

Monar et Doros. — Physiologie. Wa

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ae FONCTIONS SYSTEMATIQUES.

tères les plus saillants, la syslématisation du grand sympathique d'avec celles des autres nerfs.

Brri, en 1841, fitlu contre-expérience, consistant à exciterle bout supérieur du nerf coupé, ce qui amène la dilatation de la pupille et l'exophtalmie.

Fonction vaso-motrice. — Cl. Berxaro (1851) réalisa sur ce même nerf une expérience demeurée classique. Ayant coupé le sympathique au cou sur un lapin, t/ vit la température de tout le côté correspondant de la tête, notamment de l'oreille, s'élever notablement. En faisant la contre-expérience de lexcitation du bout supérieur, il vit la température baisser au-dessous de son point de départ, comme l'a observé également Brown-Séouann, presque en même temps.

L'annonce de ce fait suscita un vif étonnement. De relation entre la température et l’action nerveuse, entre un fait aussi nettement physique d'une part et aussi nettement vital de l'autre, on n'en voyait clairement aucune. Brown-Séquann et WaLuer firent remarquer que cette relation n'est pas directe. La section du sym- pathique paralyse les muscles des vaisseaux qui sont dans le champ de distribution du grand sympathique et son excitation les fait contracter. Ce nerf n'est pas thermique, mais vaso-moteur ; il change la distribution du sang de la profondeur à la périphérie et par là même transporte de la chaleur des régions chaudes aux régions froides. Telle est la véritable explication de l'expérience deCI.Bernan.

Son importance est extrême, car du même coup elle a fait connaître l'existence insoupçonnée ou très vaguement soupçonnée des nerfs vaso-moteurs et leur localisation dans le grand sympathique.

Double fonction motrice et inhibitrice. — Dasrre ct Morar, en 1884, montrèrent que l'excitation du grand sympathique cervical, en plus des effets oculo-pupillaires ci-dessus décrits et de la constriction des vaisseaux des régions habituellement observées comme l'oreille, fait dilater ceux d'autres régions voisines, les lèvres supérieure et inférieure, la voûte palatine, ceci très nettement chez le chien. Le sympathique contient donc des nerfs inhibiteurs vasculaires.

C1. Benxaro avait montré antérieurement {1858), par l'excitation de la corde du tympan, l'existence denerfs ayant fonction de dilater les vaisseaux. Pour cette raison précisément, on contesta la réalité de l'action vaso-dilatatrice du grand sympathique, le même nerf étant censé ne pouvoir cumuler deux fonctions ainsi opposées. Mais cet antagonisme fonctionnel, entre des éléments nerveux appartenant au même groupement, est précisément ce qui fait l'intérêt de cette expérience. De par elle, le grand sympathique cesse d'être un nerf comme les autres et devient réellement un ensemble systématisé.

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352 FONGTIONS SYSTÉMATIQUES.

L'oculo-moteur commun fournit des nerfs oculo-pupillaires (iridoconstricteurs et accommodateurs pour la vision rapprochée. Le facial fournit des nerfs vaso-dilatateurs pour le voile du palais

Fig. 137. — Innervation vaso-motrice de la rétine.

(grand pétreux et nert palatin postérieur), pour la langue et les glandes sous-mexillaire et sublinguale (corde du tympan); il fournit des nerfs sécréteurs pour le voile du palais et les glandes sousmexillaire et sublinguale suivant le même chemin que les précédents (la salive provoquée par l'excitation de la corde est aqueuse

par les racines postérieures médullaires au niveau des plexus des membres : ils leur ressemblent en ceci que, d'une part ils sont, bien que centrifuges, mêlés à des fibres sensitives, et d'autre partils ont leurs origines dans l'axe gris au même niveau que les nerfs à fonction consciente des régions auxquelles ils se distribuent.

Une autre partie de ces éléments de renforcement, celle qui est

Fig. 439. — Inneroation vaso motrice de La glande sous-marillaire.

.s.m, glande sous-maxillaire et son canal excréteur: 9g. s.m, ganglion sous-maxil.

99. c.s, ganglion cervical supérieur; 99. ge, ganglion géniculé ; ra. gl, ramifk tions intraglandulaires ; ra. sym, sympathique cranien : sym. c, sympathique cervical ; co. ty, corde du tympan ; VII, facial (constricteurs en bleu, dilatateurs en rouge}.

représentée par le facial, le glosso-pharyngien, le vague, affecte une autre caractéristique, qui est d'éviter la chaine elle-même et de rejoindre les éléments sympathiques dans les ganglions éloignés ou terminaux. Nous retrouverons une disposition du même genre dans la moitié inférieure du grand sympathique, c'est celle des nerfs érecteurs qui, partant de le moelle sacrée, croisent la chaine sans y entrer et vont se perdre dans le plexus hypogastrique.

Deuxième groupe : nerfs sympathiques du membre supérieur. — Ils ont à peu près la même origine médullaire que ceux de la tête. Leur origine ganglionnaire est marquée par le ganglion étoilé

Rappelons que le ganglion premier thoracique ou étoilé correspond non seulement à la région cervicale inférieure, mais au commencement de la région thoracique. C'est donc surtout dans la moitié inférieure du corps qu'on retrouve La disposition mélamérique ganglionnaire plus haut signalée.

Deuxième groupe ou du membre inférieur. — Il a ses origines dans la moelle, depuis la dixième ou onzième dorsale jusqu'à la deuxième lombaire. Il contient, comme le précédent,

Fig. 4. — Origine médullaire et distribution des nerfs moteurs gangKonnaires du membre abdominal.

Nerfs vaso-moteurs en rouge; nerfs sudoripares en jaune. — À quelques variations près, les origines et la distribution des nerfs involontaires de fonctions différentes sont sensiblement les mém

des éléments vaso-moteurs, pilo-moteurs et sécréteurs (sudoripares et sébacés). Les éléments vaso-moteurs y sont les uns constricteurs, les autres dilatateurs des vaisseaux; tantôt les uns, tantôt les autres sont plus facilement démontrables.

Expérience. — Si on excite la chaîne sympathique dorsale immédiatement au-dessus du diaphragme, on voit la pression artérielle s'élever localement dans le membre inférieur correspondant, du fait de la constriction également

360 FONCTIONS SYSTÉMÂTIQUES

Le pneumogastrique donne de chaque côté (mais surtout à droite) une branche anastomotique au ganglion caliague, et par lui pénètre dans le plexus solaire et peut-être jusque dans le petit bassin. Les nerfs sacrés croisent la chaîne ganglionnaire vertébrale et se jettent dans le plezus hypogastrique. Nous retrouvons de la sorte la disposition symétrique en haut et en bas, signalée comme caractéristique du système nerveux végétatif. — Notons que cette symétrie n'a rién de géométrique. L'influence bulbaire a un champ d'action extrêmement étendu comparé à celui des nerfs sacrés. De ce fait, le système nerveux végétatif accuse déjà une tendance à ladyssymétrie polaire, qui, dans le système nerveux animal, s'accuse au plus haut degré par le développement du cerveau.

Viscères abdominaux et viscères du petit bassin; groupements merveux correspondants. — Le groupe des viscères abdominaux peut être luimême partagé en deux régions: l'une abdominale proprement dite comprenant l'estomac, l'intestin supérieur, le foie, le pancréas, la rate et aussi le rein à sa limite; l'autre remplissant le petit bassin qui comprend la vessie, le rectum, l'anus et les organes génitaux. À ces deux régions viscérales correspondent des troncs nerveux et des plexus ganglionnaires distincts. Ce sont, pourla première, les nerfs splanchniques, lesquels se jettent dans le ganglion cæliaque et le plexus solaire, avant d'arriver aux viscères auxquels ils sont destinés; pour la seconde, les nerfs mésentériques qui, après avoir traversé le ganglion ou plexus mésentérique, se jettent dans le plexus hypogastrique, avant d'atteindre leurs terminaisons viscérales. — Le plexus cœliaque, ainsi qu'il vient d'être dit, reçoit des éléments du pneumogastrique, lesquels sont antagonistes généralement de ceux du splanchnique, avec lesquels ils entrent en connexion dans ce ganglion. Le plexus hypogastrique reçoit des éléments des paires sacrées (nerfs érecteurs), antagonistes aussi en général des nerfs mésentériques, avec lesquels ils sont en connexion dans ce plexus. Ces deux groupements systématiques ne sont du reste pas isolés, mais se rattachent l'un à l'autre, par des connectifs, aussi bien que les organes qui leur demandent leur innervation. Au point de vue fonclionnel, ils présentent néanmoins d'un groupement à l'autre certaine différence qui les sépare, et dans le même groupement une certaine conformité qui les rapproche. Dans le groupement supérieur, les activités sont durables ou rythmiques continues ; dans l'inférieur, elles sont à intermittences éloignées comme il convient à des réservoirs qui conservent le contenu qu'ils doivent ensuite expulser.

Antagonisme fonctionnel entre éléments de provenance différente. — La convergence en particulier des branches du pneumogastrique el du sympatique sur des ganglions viscéraux, nous l'avons déjà signalée dans la moi supérieure, à propos du cœur et du poumon. Fonctionnellement, elle est remarquable, parce que ces deux nerfs exercent sur ces ganglions, tout au moins sur les organes qui en dépendent, une action antageniste. Pour le muecle cardiaque, le pneumogastrique est modérateur, tandis que le sympathique est accélérateur des mouvements. Pour les muscles gastriques (et aussi intestinaux, bien que moins évidemment) le pneumogastrique est augmentateur tandis que le sÿmpathique est inhibiteur de leur contraction tonique ou péristaltique. D'un organe à

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sans doute que nous ne savons pas distinguer les différences qui caractérisent les fonctions subsistentes dans l'un et dans l'autre cas. Nous pouvons toutefois admettre qu'après la suppression des unes il ÿ a une rééducation du système nerveux et une tendance à la suppléance des unes per les autres : suppléance et rééducation qui sont indiquées par le Lemps qui est nécessaire au rélablissement plus ou moins complet de la fonction.

Entre-croisement. — La pyramide bulbaire ne s'entre-croise que partiellement (fascicule par fascicule) avec celle du côté opposé, à la limite conventionnelle de la moelle et du bulbe. Lapartie entrecroisée pénètre dans le cordon latéral de la moelle du côté opposé; la partie directe reste du même côté (faisceau pyramidal direct ou faisceau de Türck), pénètre dans le cordon antérieur de la moelle du même côté. On admet assez généralement que le faisceau direct s'entre-croise à son tour, dans la moelle, fibre à fibre par ses commissures, mais ni l'anatomie ni le physiologie n'ont de preuve décisive pour ou contre cetentre-croisement. Ce qui est le plus probable, c'est qu'il n'est pas total, mais que l'excitation qui descend d'une des moitiés du cerveau reste, pour partie, dans la moitié correspondante de la moelle, et va partiellement aux muscles du même côté. À cet égard, une formule univoque et absolue ne serait pas exacte, car la physiologie et la clinique s'accordent à trouver que certains mouvements sont bilatéraux, d'autres unilatéraux suivant les convenances de la fonction ; d'autres enfin peuvent être, également suivant les circonstances auxquelles ils s'associent, bilatéraux dans certains cas, unilatéraux dans d'autres.

La question d'unilatéralité ou de bilatéralité se pose non seulement pour le faisceau pyramidal direct, mais aussi pour le croisé. Prras el Dicxar, DEsERINE et Tuows ont vu qu'assez souvent, en plus du faisceau direct qui suit le cordon antérieur, il est un autre faisceau direct, qui suit le cordon latéral du même côlé. L'entre-croisement des pyramides peut du reste, comme l'ont noté ces auteurs, présenter un grand nombre de variétés, au point de manquer parfc totalement. — Chez les animaux, le faisceau pyramidal direct, tel qu'il exisle chez l'homme (faisceau de Türck, allant au cordon antérieur médullaire du même côté), fait défaut ; il est remplacé par un faisceau direct allant au cordon latéral du même côté, semblable par conséquent à celui signalé chez l'homme par Prrues et Dicxar, et qui, selon toute vraisemblance, le remplace tonctionnellement.

Une section longitudinale pratiquée dans le sillon antérieur du bulbe, coupant par conséquent l'entre-croisement, produit un certain degré de parésie, c'est-à-dire d'affaiblissement des quatre membres, mais non leur paralysie. — Une hémisection bulbaire (au-dessus de l'entre-croisement) produira de même un affaib} sement des quatre extrémités, mais sans les paralyser entièrement; l'affaiblissement porte sur le côté opposé à l'hémisection. Ces deux résultats sont en aceord avec le mélange, dans chacune des moitiés du bulbe, des fibres destinées aux deux moitiés du corps et en proportions généralement inégales.

ascendant) commence dans les noyaux de Goll et de Burdach et remonte vers l'écorce, avec ou sans interruption (c'est le point en discussion) dans la couche optique. Ce faisceau sensitif croisé se

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Fig. 447. — Le ruban de Reil ou faisceau sensitif [d'après Cuanvri.

La voie acoustique centrale (faisceau acoustique, ruban de Reil latéral) est sommañrement indiquée en rouge. Figure schématique.

double, sur le côté, d'un faisceau direct, qui provient de la substance grise médullaire, et les deux faisceaux réunis forment le ruban de Reil. Ce ruban se grossitencore quelque peu dans le bulbe, par l'adjonction de nouvelles voies sensitives croisées également, provenant des noyaux du trijumeau, du glosso-pharyngien et du vague, et de voies sensorielles provenant du glosso-pharyngien (goût) et de l'acoustique (audilion).

Jui apportent. Théoriquement, la solution du problème ne diffère pas sensiblement.

Convergence pour l'adaptation auxdistances.— Enréalité, les lignes de regard de chaque œil ne sont pas parallèles, mais con-

vergentessur l'ob- Din jet regardé, et d'autant plus con- ES vergentes que cet

cbjet est plus rapproché. La fixité de l'angle de convergencen'estdonc em em. pas constante, et la valeur de cet angle change avec les distances. Pour augmenter cette

. Ne mot, ent.

LE valeur, il faut que Fig. 448.— Synergie des noyaux originels du moteur oeu- la contraction des laire externe et du moteur oculaire commun. muscles droits in-

Le noyau partiel du rameau interne du moteur commun … fernes prime légèconsidéré comme dépandance du noyau du molour exlerne. mont celle des

droits externes, et pour cela il faut que l'excitation soit distribuée, en quantité légèrement prédominante, à la portion du noyau de l'oculo-moteur commun, qui contient les origines des fibres allant aux droits internes,

Noyaux partiels, — Anatomiquement, le noyau de l'oculo-moteur commun se subdivise en une série de noyaux partiels, répondant à ses différentes branches et, partant, à chacun des muscles droits ou obliques, plus des noyaux répondant à la musculature interne de l'œil. Ces derniers sont situés plus près de la ligne médiane et plutôt à la partie supérieure des origines du moteur commun: les autres sont en dehors et se prolongent plus bas. Ces déterminations ont été faites en faisant l'ablation isolée des muscles périphériques, et en recherchant per le méthode de Nissc les altérations chromatolytiques des cellules d'origine.

Dissociation fonctionnelle, — Par l'excitation localisée sur chacun de ces noyaux partiels, on & fait des déterminations expérimentales qui correspondent à peu près à celles faites par les moyens anatomiques (HzxsEx et VOLKERs).

IV. Origines sympathiques.— Les noyaux des muscles droits et obliques sont la continuation des origines motrices directes des nerfs de la vie de relation, qui se terminent à ce niveau.

Des sections pratiquées au-dessus ou au-dessous des limites susindiquées laissent persister ladéglutition (la vie est entretenue par La respiration artificielle). La succession des mouvements de péristaltisme, quise continuent du pharynx à l'œsophage, serait assurée par

Fig. 449, — Bandelette ou faisceau longitudinal postérieur.

Mb, noyau propre de la bandelette longitudinale; P.cér, pédoncule cérébre ; Tiquadr, tubercules quadrijumeaux ; Pr, protubérance. — III à XII, noyaux d'origine des nerfs craniens portant le numéro correspondant de la classification usuelle,

La substance grise de la moelle épinière est reliée à celle des noyaux bulbaires ot les deux ensemble aux tubercules quadrijumeaux par des neurones d'association ou intercentraux dont la réunion forme le bandelette longitudinale. Ces neurones sont à direction les uns ascendante (en noir}, les autres descendante {en rouge).

une transmission ordonnée de l'excitation, à travers les noyaux successifs des nerfs moteurs commandant aux constricteurs phsryngiens et œsophagiens.

VI. Mastication, succion. — Comme le précédent, ces actef, sont réflexes. Ils s'exécutent après le cerveau enlevéchez les jeunes animaux, quand on fait une excitation sensitive appropriée (Gars Brown-Séquaro):attouchement dela partie antérieure de la muqueuse buccale, irritation des extrémités tactiles du trijumeau. Les nerfs des sens n'interviennent pas. La cinquième paire, en tant que nerf

plus quand préalablement on a coupé les branches du grand sympathique qu

vont au foie.

La polyurie indique une relation avec le rein, et l'hyperselivation une relaion avec les glandes salivaires.

Sécrétions réflexes. — Ces aclivités glandulaires diverses peuvent être provoquées par voie réflexe en excitant certains nerfs sensitifs. L'hyperglycémie a été constatée après excitation du bout central du vague (Cl. Benxaro), la glycosurie et l'hyperglycémie après excitation du dépresseur (FiLene, Larronr). Ces effetsréflexes cessent de se produire quand on a détruit dans le bulbe la région correspondant au point où se fait la piqûre.

Sudation. — L'excitation des nerfs sensitifs produit en général une activité réflexe des glandes de la sueur. Sans chercher à préciser étroitement la région oùse fait celte réflexion, on s'est posé (comme pour les vaso-moteurs) la question de savoir si la moelle ou le bulbe y participeou les deux organes, et dans quelle mesure. Tant que le bulbe a gardé ses connexions avec la moelle, la sudation réflexe se fait facilement. Après la section sous-bulbaire, la réflexion cesserait dese faire selon lesuns (Nawrocki), persisterait selon les autres dans une mesure restreinte (Lucnsincr, RomLLann). C'est cette dernière opinion qui est la vraie : il faut seulement ne pratiquer l'excitation qu'un certain temps (parfois vingt minutes, une demi-heure) après la section de la moelle, pour laisser le temps au choc opératoire de se dissiper; la vieest entretenue parl'insufllation pulmonaire,

Gonnexions entre systèmes parallèles. — Duns leur ensemble, les systèmes qui gouvernent les fonctions cireulaloire et sécréloire se ressemblent assez exactement. Leurs nerfs passent dans la chaîne eL les ganglions du grand sympathique ; pour les mêmes organes, ils sont contenus dans les mêmes troncs el sortent de la moelle par les mêmes racines. Nous venons de voir qu'ils ont dans la substance grise du bulbe rachidien un lieu commun de systématisation, sans préjudice de ceux qu'ils présentent dans les ganglions sympathiques el la moelle épinière. Ce voisinage de leurs éléments el cette pénétration de leurs centres indiquent des fonctions qui, non seulement sont parallèles, mais qui sont dans une certaine mesure dépendantes l'une de l'autre, où loul au moins se règlent l'une sur l'autre. Ces associations fonctionnelles impliquent entre les deux systèmes des connexions dans les différents lieux de substance grise. Les masses grises que nous appelons centres vaso-moleurs, sécréleurs où autres, ne doivent donc pas être comprises comme des organes à limiles arrètées, mais, une fois de plus, comme un ensemble complexe de connexions qui s'élablissent ou se rompent suivant les besoins de la fonction.

BLoGnaratE, Moelle épinière.

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