Voie cort protub
-Péd. moyen
Col, de Clarke.
| Corne antér
Fig. 152. — Connezions du cervelet avec le cerveau, la prolubérance et la moelle {schéma de Cuanrs).
résulte la possibilité de cycles à direction générale, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, qui peuvent donner lieu à des courants capables de s'inverser suivant les circonstances, ou même de coexister, puisque des éléments à conduction à la fois inverse et indépendante existent dans chacun des trois pédoncules.
Le cervelet et les mou ents réflexes. — Le cervelet mainlient l'équilibre. On lui reconnaît une action sur letonus musculaire. On lui attribue éga lement, dans le même ordre d'idées, un rôle sur l'exécution d'un grand nombre de mouvements réflexes qui, au dire de quelques auteurs, deviendraient sans
us FONCTIONS SYSTÉMATIQUES.
voqués simultanément. C'est celte dernière supposilion qui est la plus vraisemblable. Le courant qui traverse le cervelet ne dislingue évidemment pas entre les éléments sensitifset Les éléments moteurs qui s'y trouvent mélangés, et l'excitation plutôt forte qu'ils en reçoivent est transmise par eux à d'autres éléments, qui la diffusent plus ou moins loin dans des sens différents. Les éléments sensitifs, ainsi excités sur leur trajet, apportent au cervelel et finalement à la conscience des renseignements erronés sur la situation, sur l'état de repos ou de mouvement du corps : de là le vertige.
Le vertige nait, comme on sait, lorsqu'un mouvement de rotation, un peu rapide et prolongé, est imprimé au corps, dans un sens déterminé, par exemple de droile à gauche. Lorsque ce mouvement s'arrète, les objels paraissent se déplucer devant les yeux, dans le sens inverse. — Si, pendant le mouvement du corps, les yeux se meuvent latéralement en sens inverse de sa direction, ou si,au moment de sa cessation, ils font ce mouvement inverse, comme pour suivre le mouvement apparent des ohjets, le vertige est diminué.
Le verlige est ainsi calmé par l'exécution d'un des mouvements de correction qui tendent à rétablir l'équilibre {ou qui nous donnent la sensation de son rélablissement) : mouvements de correction que le cervele a pour fonction d'assurer en les coordonnent avec ceux du mouvement primitif.
Comparaison des fonctions du cervelet et du cerveau. — Comparées à celles du cerveau proprement dit (hémisphères cérébraux), les fonctions du cervelel sont spécifiquement très différentes. Cette dissemblance ressort déjà très neltement des expériences de FLoures consistant en ablations, soit des hémisphères cérébraux, soit du cervelet isolément.
a. Allution du cervelet. — L'animal privé de cervelet, mais ayant conservé son cerveau, a loute sa sensibilité et toute sa spontantité. Aussitôt dissipé le choc opératoire, il se plaint, pousse des cris et s'agite presque continuellement (Lueuxr), essaie de se lever, de marcher sans y réussir, donne toutes les marques d'une grande inquiétude, montre qu'il a conterté tous ses instinels et toute son intelligence. — Il a perdu d'une façon, qui est à ce moment complète, sa fonction d'équilibration ou, autrement dit, la faculté qu'il avait d'orienter la situation de son corps par rapport à la direction de la pesanteur, dans la station debout et dans la progression.
D. Allain du cereeau, — L'animal privé de ses hémisphères cérébraux, mais ayant conservé son cervelet, a un lout autre aspect : il a perdu toute conscience claire de ce qui se passe autour de lui et toute spontanéité. Il est immobile dans son altitude, n'évile aucun danger, ne recherche ni ne prend aucune nourriture, mème mise à sa portée immédiate, ne manifeste ni instinet, ni intelligence, ni sensibilité proprement dite. { a conserré pleinement sa faculté d''quilibration : liscau décérébré reste debout, immobile sur ses pattes ; jeté en l'air, il étend les ailes el se soutient par leur battement, pour retomber à terre. L'impulsion volontaire est supprimée, mais l'excitation automatique qui nait du mouvement commencé se fait régulièrement, jusqu'à ce que, ayant pris à nouveau contact avec le sol, l'animal reprenne son immobilité.