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Données anatomiques

Entre l'écorce cérébrale et la substance grise sous-jacente (qui s'étend depuis le thelamus, les tubercules quadrijumeaux et les corps genouillés jusqu'à l'axe gris de la moelle épinière), il existe des relations définies, établies par les fibres qui, de ces amas de substance grise, se projettent, comme l'on dit, sur l'écorce ; fibres à conduction en partie ascendante, en partie descendante. — Pour déterminer ces connexions, la méthode la plus sûre est celle qui utilise les dégénérations qui s'emparent des fibres nerveuses après la destruction de l'écorce cérébrale, soit qu'on la réalise expérimentalement chez les animaux, soit qu'on la rencontre chez l’homme à la suite des maladies du cerveau.

Les dégénérations, qui du fait de la destruction de la substance grise corticale s'étendent aux parties sous-jacentes, sont multiples comme toutes celles qui s'observent dans ces régions compliquées du système nerveux. Nous y trouvons les trois catégories connues (dégénération wallérienne, dégénération ascendante et dégénération atrophique) que l'on distingue l'une de l'autre par certains caractères, mais surtout par leur ordre d'apparition. La dégénération wallérienne est le première en date et la plus accusée ; elle frappe les fibres dont les cellules d'origine ont été détruites ou séparées d'elles (par exemple, les faisceaux pyramidaux et tractus analogues).

La dégénération ascendante, plus tardive que la précédente, remonte peu à peu aux cellules dont les fibres terminales ont été coupées ou retranchées (par exemple, le ruban de Reil et les noyaux placés sur son trajet). Bien que ces deux ordres de dégénération ne soient pes dans tous les cas absolument faciles à distinguer, elles permettent généralement de faire la part des éléments ascendants (sensilifs) et des éléments descendants (moteurs) dans les tractus

A. Farrs cuxiutrs. — Cest aux observations cliniques que nous devons d'avoir posé le problème en montrant les différences qui séparent les paralysies motrices, dues les unes aux lésions de la couche optique, les autres aux altérations de l'écorce cérébrale. L'expérimentation de son côté a apporté des données qui confirment cette distinction.

I. Facial supérieur et facial inférieur. — Les muscles de la face, auxquels se distribuent les rameaux du nerf facial, peuvent être partagés en deux régions : l'une supérieure, dite du facial supérieur, qui comprend les — Fe it muscles qui entourent la cavi orbitaire (muscles frontal, orb culaire des paupières et sourcili l'autre inférieure, dite du facial inférieur, qui comprend ù tous les autres muscles della face.

Fe ere ape Menus Les mots supérieur et inférieur

Le noyau de loculesmoteur commun M'imliquent icique la situation gouvemerait toutes les fonctions de la des muscles dans le visage. et a fermeture Ses papier (oc der 94e d'auire part, on suit les niere par la voie du aclal dit supérieur. éléments moteurs d'un tel nerf

depuisl'écorcejusqu'auxmuscles, on sait qu'ils sont (comme tous les éléments moteurs du même ordre) constitués par deux neurones au moins superposés : l'un profond, cortico-bulbaire ; l'autre périphérique, bulbo-musculaire.

Il. Facial périphérique et facial profond. — Lorsque la paralysie, de quelque nature qu'elle soit, frappe le facial périphérique (à son origine ou sur son trajet intra-osseux), elle ne peut guère distinguer entre ses éléments supérieurs et inférieurs, mélangés dans le mème tronc. Aussi la paralysie est-elle alors dite totale : et ceci autant parce qu'elle prend ensemble toutes les fibres de tous les muscles faciaux que parce qu'elle supprime pour eux toute source d’excitation (volontaire, instinetive, réflexe). Elle est alors à la fois complète et radicale.

Lorsque la paralysie frappe le facial pro/ond (dans l'écorce ou sur son trajet intracapsulaire), elle revêt des formes beaucoup plus variées, ce qui tient à la séparation ici anatomiquement accusée entre le facial supérieur et Le facial inférieur, ainsi qu'à la

Nmot.comme

ee N fatal,

436 FONCTIONS SYSTÉMATIQU

I. Voies motrices propres à la couche optique. — Ces mouvements instinclifs supposent des voies motrices propres à Ja couche optique et qui relient celle-ci aux noyaux des nerfs moteurs bulbaires et médullaires; voies qui sont du reste encore peu connues anatomiquement. En tout cus, les voies cortico-bulbaires sont ici hors de cause, car ces mouvements compliqués s'observent, alors que les faisceaux pyramidaux, par suite de l'ablation de l'écorce, sont entièrement dégénérés.

Les fibres efférentes de la couche optique (fibres thalamo-bulbaires) passent dans l'élage supérieur (calotte)du pédoncule, tandis que les fibres pyramidales passent dans l'étage inférieur (pied Il suit de Ià qu'une lésion sous-thalamique de ces fibres (dans protubérance) peut paralyser le mouvement émotif, comme une Iésion sous-corticale des faisceaux pyramidaux peut paralÿser le mouvement volontaire : Hcecexin). — La destruction de la couche optique, chez l'animal comme chez l'homme, laisse persiste les mouvements volontaires, mais supprime radicalement tous les mouvements de caractère émotif (mouvements de la face, des oreilles, de la queue).

II. Relations fonctionnelles entre l'écorce et la couche optique. — La distinction fonctionnelle qui apparaît ainsi entre l'écorce cérébrale et la couche optique n'implique pas une indépendance absolue entre le premier et le second de ces deux systèmes. Les connexions anatomiques qui existent entre eux sont nombreuses. Évidemment ils se transmettent l'excitation de l'un à l'autre et réciproquement. Lorsqu'ils sont intacts l'un et l'autre et que leurs connexions subsistent, la chaîne des actes psychiques s'en allonge et s'en complique seulement d'autant. Les émotions peuvent en effet avoir leur point de départ, soit directement dans les excitations extérieures qui atteignent Les organes des sens (comme chez l'animal auquel l'écorce cérébrale a élé enlevée), soit dans ces excitations encore, mais par l'intermédiaire des idées el des souvenirs qu'elles ont éveillées ou laissés dans les systèmes corticaux. L'émotion peut naître tout à coup d'un fait de mémoire, c'est-à-dire sans provocation immédiate apparente, mais en réalité d'une provocation antérieure conservée à l'état latent dans le cerveau.

Action inhibitrice de l'écorce sur la couche optique. — La couche optique reçoit de l'écorce non seulement des exrilations (d'ordre moteur), mais elle en éprouve une influence inhibitrice qui permet, lorsque l'émotion n'est pas trop forte, d'en empêcher la traduction extérieure. Chez les hémiplégi qui ont perdu la motilité volontaire de la face, avec conservation de la m émotionnelle, on voit souvent le rire ou k ou pour les plus insisniliants motifs.

Le corps strié est mé tous dont pr eur

TIÔNS SYSTEMATIQUES.

40 Fo

aux : seulement,

on trouve que tel sens qui est prédomi ihilé chez d'autres ; d'où La conclusion

re el un peu inatlendue que les représentations du monde extérieur

(ent des formes différentes chez les uns el chez les autres. suivant la

que des sensations qui sont les éléments originels de ces représenta

Olfaction chez les reptill vision chez les oiseaux. — À cet égani. la comparaison des reptiles et des niseaux est significative : chez les premiers. le sens de l'olfaction présente un ppement prépondérant et se lrouve. à l'exception d s, mvlié au rudiment d'écurce qui apparait dans leur au. Chez les sevonds, c'est le sens de la vue qui a pris la direction des eéchis de l'animal, et selle substitution s'explique chez des êtres qui. planaut da «nt dans une evrtaine mesure changé de milieu. Aussi chez eux trouve-t-un. entre les ganxliuns optiques de la base et l'écorce réré brale.un tractus très important qui fait défaut chez les repliles. où la 1 principale de l'érorce avec les centres supérieurs se fait par des radi lfactives très développées.

Perfection physique et perfection psychique. — Un sens est un ensemble de fonctions fort compliqué, auquel prennent part des actes nombreux, lesquels, par une gradation continue. s'étendent depuis les phénomènes purement physiques d'où ils procèdent jusqu'aux phénomènes psychiques qui les caractérisent. Les voies nerveuses dens lesquelles se déroulent ces acte successifs assurent, charune pour sa part. la réalisation de chacun de ces actes; d'où il suit que la perfection d'un sens peut être comprise de façon très différente, suivant qu'il s'agit des uns ou des autres de ces actes, suivant surtout qu'on envisage leur puissance et leur précision physique, ou qu'on a en vue leur valeur psychique. La vue de l'oiseau est plus perçante que celle de l'homme, ce qui tient à ce que non seulement Le globe oculaire, mais tout l'ensemble nerveux qui le rattache aux ganglions sous-corticanx. est chez le premier plus développé que chez le second; mais, de ses sensations visuelles imparfaites, l'homme tire des représentations et des notions qui sont absentes de l'oiseau, parce qu'il dispose dans son écorce cérébrale d'un appareil de transformation dont la puissance est infinie par rapport! à celle de ce dernier

On trouve en particulier chez l'oiseau un système de fibres, qui des ganglions sous-cortieaux reviennent à la rétine par voie centrifuge et qui, bien qu'exislantes chez l'homme et les autres vertébrés, sont chez lui beaucoup plus développées «Pen . La fonction de telles fibres, qui, bien que centritues de leur nature, ramènent l'excitation nerveuse vers les organes sensitifs d'où elle est partie, est encore envirunnée de beaucoup d'obsrurité. Le fait que le développement de ces fibres est en rapport avec le développement et la perfection du sens auquel elles appartiennent esl une preuve que leur rôle y est essentiel, pour inconnu qu'il soit. 11 se peut qu'il ail quelque rapport avec la persistance des impressions Inmineuses, après que l'effet directement excitateur a ressé, on de ces impressions et leur révocation dans le

ions

la conserval

souvenir.

Relations du corps strié avec le cerveau antérieur. — L'embryols endance du cerveau anté F

maux {poissons) où le manteau cortical est

encre absent. — Chez Les mai es supérieurs, la méthode des dégén

ae FONCTIONS SYSTÉNATIQUES.

repos; ils continuent pendant l'intervalle. — L'amorçage (ou le désamorçage) seul est volontaire ct, à ce litre, l'excitation qui le produit procède de l'écorce ou a dà passer par l'écorce.

ne faut pas oublier que la moelle épinière contient des associations qui manifestement réalisent des mouvements coordonnés. A elle seule elle peut en réaliser parmi les plus simples, comme la nage chez le canard, mais pas la marche, qui réclame le maintien d'un équilibre qui représente à lui seul une fonction complexe.

Ercitation. — Fraxçois-Francx et Pirres, en excitant directement le corps sirié, n'ont pu constater aucun effet moteur de cette excitation. Carvizce et Doner n'avaient non plus déterminé aucun effet de ce genre. Toutefois, ayant excité la capsule internechezun chien dont lecentre cortical du membre antérieur avait été enlevé auparavant et dont les fibres correspondantes du centre ovale étaient inexcitables, ils ont pu provoquer des mouvements dans ce membre, par excitation sans doute des fibres suines venant du corps

FL eo ments de r9UeX strié. Ces mêmes autours, ayant

Vus sur une coupe frontale, côté gauche réussi à enlever le corps strié, Pere ont observé une grande faiblesse

du côlé opposé et un mouvement de manège spécial (probablement dà à la lésion du pédoneule). Si l'extirpation est incomplète, on observe des contractures du côté opposé à l'opération. Ces elfcts témoignent en somme d'une fonction motrice.

Lérixk a vu la lésion du putamen produire la paralysie pseudobulbaire (labio-glosso-laryngée).

Cunrs De LEYS: TENERCELES QUADRHEMEAUX: TOBERCULES Mau Les. — Dans le voisinage de la couche optique sont d'autres formations analogues capables, comme elle-même et souvent avec son aide, de coordonner en actes moteurs les impressions venues de la périphérie, intervenant par conséquent dlans les actes émotifs et inslinetifs. Comme ces masses grises sont liées plus partieulièrement à l'exercice des sens spéciaux supérieurs (vue, oue, olfaction), leur fonctionnement sera éludié à propos des innervations spécifiques. L'esquisse qne nous lraçons ici de la marche des

Olobus pallid.

haptes pipeline

d'une nature inférieure, comme l'odorat, a été le premier rattaché au cerveau mmengant et se trouve de ce fait à l'origine des instincts et de l'intelligence, Des sens supérieurs, comme la vue et l'ouie, sont par contre associés à son plus grand développement. Chez des animaux d'organisation parallële, le sens ilorat à pu persister chez les uns pendant qu'il s'atrophiait chez les autres sosatiques, anosmaliq}

Un grand nombre de

rconslances

ennent ainsi compliquer le problème et

Aanteaur Ce optique.

Curl By. Prat.

Hig. 175. — Cerveau de mummifére (d'après Eorscen}. Développement prédominant du maneau,

fausser les résultats des estimations tentées dans ce sens. Le développement du système nerveux, si on l'évalue par son accroissement en poids, en volume ou en surface de ses prineipaux segments, dépend à la fois de la répétition des mêmes parties similaires et de l'adjonction de nouvelles parties. Il est évident que la première de ves deux condifions a une valeur nulle au point de vue du développement des instinels et de l'intelligence; d'où une difficulté de plus pour lui faire sa part et le défalquer des nombres à comparer. Toules ces cuuses d'erreur nous dispensent d'entrer plus longuement dans l'examen des résultats.

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