Données anatomiques : structure et connexion
Nous rappellerons sommairement l'organisation du cerveau et ses connexions avec les systèmes inférieurs. Nous exposerons ensuite les résultats des expériences par lesquelles on a cherché à distinguer ses fonctions propres, par comparaison avec celles des autres grands segments du système nerveux. Nous entrerons ensuite dans l'étude analytique de ces fonctions elles-mêmes, autrement dit des localisations fonctionnelles attribuables aux différentes régions de son écorce et de sa substance blanche. En raison de son imporlance et du nombre des observations ou expériences de
des fibres de projection, paree qu'elles projettent l'excitation à granle distance, en la propageant de l'étage inférieur du système nerveur à son élage supérieur ou réciproquement.
Les libres calleuses qui réunissent les deux hémisphères, les libres longitudinales qui réunissent des lobes importants ou éloignés dans chaque hémisphère, les fibres tngenlielles qui réunissent des ns plus ou moins voisines, sont dites fibres d'assuciation, parce qu'elles as socient des territoires distincts et détermines de l'écorce dans un fonctionnement cemmun, au cours de ces actes cérébraux complexes, tels que le langage, où plusieurs sens, Vouie, la vue, peuvent iervenir allernalive ment, parfois même simullanément, pour su citer un phénomène moteur de haute si fication, comme la perole ou l'écriture. Des fibres plus courtes encore, de direction radiale, tangentielle ou variée, appartenant à des cellules locales d'assuciation, réalisent des connexions entre des champs polaires voisins, pour des actes plus élémentaires.
Les groupements les plus variés, depuis celui qui nait de l'asuciation locale de deux ou trois cellules, jusqu'à ceux qui mettent en jeu des territoires étendus de l'écorce en même temps que des longs trajets dans les voies sensilivo-motrices, se trouvent ainsi préparés comme des unilés tactiques d'ordre superposé et variable, qui s'organisent ou se disloquent avec rapidité, par leur fusion progressive ou leur séparalion, pour réaliser les formations qui currespondent aux actes si divers qui ressorlissent aux fouclions nerveuses.
Genet Vous supposons connue la disposition des scissures et des circonvelutions, qui aecidentent la surface de chaque hémisphère et qui ont servi à la décomposer en Lerritoires arbitrairement délimités, auxquels des noms ont été donnés, et les reconnaitre individuellement, en cas de lésion isulée de chacun d'eux. vallée profonde (scissure de Sylrius, vallée syleienne) qui, à la base el sur le «
J'homme et des primates. Or, à ce point de vue, le sillon cruciforme est sans conteste le centre de la région excitable du cerveau (gyrus sigmoïde), comme la iseure de Rolando l'est chez l'homme : d'où le nom de circonrolutions centrales remment chez l'homme et chez le chien aux circonvolutions groupées, chez le premier autour de là Scissure de Rolando, chez le second autour du sillon cruciforme.
Face inférieure. — Sillons. — La face inférieure (en plus du sillon inter.
hémisphérique) nous présente l'origine de la scissure de Sylvius {fosse sylrienne, très élargie, qui, lorsqu'on écarte ses bords, laisse voir l'insula. La scissure de Sylvius, dans son trajet à la face infé- Cerseau du chien. face e== rieure de l'hémisphère, est coupée sur ne son aspect d'ensemble el ses È ;
Re degree Pecemsoun et au son trajet per un sillon étendu de la ce pointe du lobe frontal jusqu'au lobe oc-
j, bulbe olfaetfs 8, se limite avec le cipital: c'est la scissure rhinienne. Celledi, à son extrémité postérieure, se bi-
du lobe pari delte olfactive : ou 5. lobe Globe frontal: 7, furque en deux sillons, qui sont, en tal: K, lobe temporal: dehors, la scissure oceipito-femporale, en
CL nee dedans, lle nil dessine sur
sure de Sylvius); 13, bulbe rachidien. 18 face cérébelleuse de l'hémisphère. En arrière d'elle, sur la même face, est la scissure post-spléniale.
Circonvolutions. — La scissure de Sylvius sépare le lobe piriforme (portion importante du lobe temporal à laquelle appartient l'uncus ou crochel de l'hippocampe) des lobes pariétal et olfactif qui sontenavant d'elle. La scissure rhinique, dans sa partie antérieure, sépare Le lobe olfactif du lobe frontal; un peu plus loin, elle sépare le lobe olfactif du lobe pariétal; elle partage ensuite le lobepiriforme en deux, en laissant l'uneus en dedans. Sur les bords latéraux du lobe piriforme et du lobe pariélal se voient lex amorces de sillons et circonvolutions d'enceinte.
Face latérale. — La face latérale nous montrera ces sillon et circonvolutions d'enceinte dessinés autour de l'extrémité de la scissure de Sylvius. Elle nous montrera de plus, en bas, la scissure rhinique dans toute son étendue; en ha ,le sillon post-craciforme, le sillon précruciforme qui vient réjoindre en bas Ja seissure rhinique. Tout Le long de ce sillon et de la partie postérieure de la srissure rhinique est un espace qui sépare ces deux scissures nvolutions d'enceinte. C'est, en allant en bas et eu avide, la circunvolution composée antérieure, et jen
léles à peu près comme chez l'homme}, par une longue scissure, elle-même rrcourhée, qui rappelle un peu la scissure ralloso-marginale. À la partie interne du lobe frontal, ce sillon porte le nom de scissure du genou du corps calleux : au niveau des autres lobes, il porte le nom de scissure spléniale : la sciseure spléniale n'est autre chose que Le sillon cruciforme, qui, de lu face supérieure de l'hémisphère, desrend Le long de la fae interne, puis se recourbe en arrière, pour contourner à distance le corps calleux dans cette direction, comme le sillon
st FONCTIONS SYSTÉMATIQUES.
n'y sont plus à première vue distinctes, la capsule interne nous offre un nouvel exemple d'une telle dissociation. Les lésion expérimentales ou pathologiques qui interrompent ses fasciculations postérieures produisent une hémianesthésie du côté opposé; celles qui interrompent sa partie antérieure produisent une hémiplégie également croisée. À première vue, cette grosse lame de substance grise reproduit donc, en le condensant à la base du cerveau, le champ sensitif réparti en dehors de la moelle entre les racines postérieures, et Le champ motar réparti entre les racines antérieures. Avant de signaler les nuances imporlantes qui les distinguent au puint de vue fonctionnel, déterminons leur place rela-
Pied Couronns
Lobe ee. Fibres ol. Pédonc. céré. Cape. int.
Fig. 195. — Écentail de la capsule interne se déployant pour former La couronne rayonnante [figure schématique de Canrr).
Le noyau lenticulaire est vu par se face interne. Les fibres calleuses sont en poinüllé. On n'a pas figuré les ganglions qui interrompent les fibres du lobe occipital (rad. opt
tive sur une coupe de la capsule perpendiculaire à la direction générale de ses fibres.
Le faisceau sensitif est conlenu dans la partie tout à fait postérieure du segment postérieur ou lenticulo-oplique de la capsule ; le faisceau moteur est contenu dans la partie antérieure de re même segment jusqu'au genou inclusivement. Le segment antérieur lenticulo-caudé de la capsule (dans ses trois querts antérieurs) est une formation quelque peu différente des préc dentes, tant par la direction de ses fibres que par leurs connexions initiales et terminales, et dont il sera question plus loin.
Le champ sensitivo-moteur, représenté par le segment lenticulo-optique de la capsule, a, lui, ceci de remarquable qu'il relie d'une façon directe, tout au moins dans le sens descendant, les deux régions les plus caractéristiques de la substance grise : l'axe gris bulbo-médullaire et l'écorce cérébrale. C'est lui qui contient les fibres de projection, qui font voyager l'excitation de l'une à l'eutre, dans les deux directions.
Le champ moteur se subdivise anatomiquement en deux faisceaux, l'un cortico-médullaire qui est adjarent au faisceau sensilif, et qu'on appelle pyramidul parce que c'est lui qui, plus bas en traversant le bulbe, forme la pyramide de
profond, forment comme la trame essentielle du premier aussi bien qu
; trame sur laquelle sont Lissées, peut-on dire, d'innombrables c lications. Cette apparente symétrie couvre néanmoins des différences Prulondes. Une des plus importantes est la suivante : autant les relations champ moteur avec l'écorce sont évidentes, autant celles du champ sensitifs peu arcusées; inversement, avec la couche optique, celles du premier s diffuses et mal caractérisées, celles du second sont manifestes. Sous le nom
F.venitio-mat.
ele fe par)
toi A
Bat rat
Ha opt.
Der: lent
F. de Meyn.
Fig. 197, — Faisceaux principaux de la capsule interne el de la couronne rayonnan (d'après Cuanrri.
Hémisphère gauche vu par la face interne. Le noyau caudé ct la couche dont on a marqué le contour, ont élé enlevés par grattage. La ligne rouge i l'étendue du genou. Le u de Meynert, qui est en même temps externe et post
eur, Sinféchit pour aller à la région temporale; de même lo faisceau génicul interne et antérieur, pour aborder le bas des circonvolutions rolandiques. Le bras ant rieur fait défaut en bas, les corps striés étant fusionnés,
ruban deReil cortical, on admet l'existence de neurones de toute longueur qu sont le pendañit des faisceaux pyramidal et géniculé da champ moteur: ils sor ‘en minime proportion. Sous le nom de ruban de Reil Lhalamique, on décr des faisceaux relativement puissants, qui s'arrêtent et se relayent dans la parti ventrale de la couche optique, avant d'être continués par d'autres neurone de celle-ci à l'écorce (Mosaxow, Hüsez, amas, Fuecnsi6).
En plus de ses éléments médullo- et bulbo-corticauz, la capsule interne so com pique donc d'éléments médullo- el bulbo-thalamiques, principalement sensitifs d'éléments thalamo-corticaux doublés, eux aussi, de fibres à direclioninverse, san compter les relations analogues du corps striéetcelles de cesdifférents ganghon
HE | - Ce did NO
FONTT ÉMATIQTES.