TUAITIJ DE PHYSIQUE
inicr ii!)(»itl, pariiit lioniojione, les liimcs prises suivaiil, (liffereiilcs (liicclions ne doiment pas les mêmes modes de division. Eu analysant les sens (relasiieilé des siihstanees i)récédemmenl indiquées, il a été eoiidiu'li à dilTeienls resullals inipoilanls pour l'élude de la eonstitution moléeulaire des eorps. Si l'on prend trois de ces plans formant enire eux des an<;les éi;aux, leur élasticité est la même. Si l'on taille une lame dans un prisme de cristal de roche, à peu près parallèlement à l'axe et non parallèlement à deux laces de l'hexaèdre, on peut, à l'aide seulement des fii^ures acoustiques, distin^Mier quelles sont les faces de la pyramide ((ui peuvent se cliver. (^)uelle que soit la direction des lames, l'axe opli(iue,ou sa j)rojection sur leur plan, occupe une position qui est liée intimement avec l'arranf^ement des liii;nes acoustiques.
Les nomhreuses expériences que Sa\art a l'ailes sur le cristal de roche, monlrenl (|ue cette suhslance ne peui être mise au noinhre des subslances à Irois axes rectanf^çulaires et inégaux d'élasticité, ni au n(>mi)re de celles dont les parties sont arraut2,ées s\ niétri(|uement aulour d'iinc seule liune droite, mais (|u'elle renferme Irois systèmes d'axes ou de lii;nes principales (relasiieilé dont il a détermine la direction. Il a ensuite démontré que la i^rande diagonale du rliomhocdre primilif doit être considérée comme l'axe intermédiaire d'élasticité; (|u'un autre axe est la petite diai^onal;' de la face losange du rliond)ocdre prinn'tif , cette lit^ne de\ant être rei^ardée comme l'axe de olus i^rande clasticilc de clia((ue système. Quant au troisième axe, il est perpendiculaire à l'axe intcrméiliaire, et forme, avec celui de plus <irande élasticité, un anj:;le de ■>7"lo'l3", qui est l'inclinaison de la face du rhomboèdre sur le plan diagonal. On voit donc qw l'axe de plus grande élasticité et l'axe intermédiaire sont contenus dans le plan qui forme la face du rhomboèdre, qu'ils sont perpendiculaires entre eux, et que l'fixe intermédiaire et l'axe de moindre elasticiU', qui sont également perpeiidieulaires entre eux, se trouvent dans le plan diagonal. La chaux carbonatee transparente et la chaux carbouatée ferriftre paraissent posséder des propriétés élastiques analogues à celles du cristal de roche, c'est-à-dire, qu'elles renferment trois systèmes de lignes principales d'élasticité send)lal)les entre eux.
Savart a avancé ((u'il i)ourrait se faire que le cristal de roche, comme la chaux carbonatee, possédât des plans surnuméraires de clivage dirigés parallèlement aux plans diagonaux de son rhom- Ix^'dre primitif. La seule différence qu'il semble avoir trouxce entre la structure du quartz et celle de la chaux carbonatee , c'est que daiis
iMuooit. no\ iiisrouïQtiK. — \(-.orsTiQiiK. 2;î;i
(vllr-ci In polilc (Ii.»t;onMl(> du ihoniboôdro osl Taxe do moindiv olaslii'ih', l.mdis (iu"(>ll(M>sl celui de plus i^rnudo clMsIii'ili" d;iiis la pivniiiMV. ('.(^s diMi\ o\(Miiplrs moulrcnl donc (pic rarraiii^ciiicnl des lîuui'cs acousliipics , et les \ibralioiis sonores (pii les accompai^nenl, sont toujours in1iinen»enl lies a\ec les «lircelions du eli\at;c dans clKKpie lame. (Test ce rapport, (picSavarl n'a pu dclcrniiner (pic dans tpieiipn's substances cl qui nous laisse cntre\oir les sei\ ices cpie l\)n peu! all(Midi(> de l'acoustique, pour l'aNanciMnent d(> la physique inoli'culairc. Aussi csl-il permis de croire que l'on parviendra , au moyen des vibrations sonores, à déterminer la l'orme primitive de t'(M'tai)U's substances opaques, <pii ne se j)rèlent pas ;\ la division mécanique, et dans l'intérieur (U^squt^lles »mi ne peut introduire un l'aisceaii de lumière polarisée.
f)c la comiminication des moiirrmmfs ribrafoifrs des corps.
S'il nous imp()rfe tic connailrc» la manien^ dont vibrent les molécules des corps, et les sons (pii ri>sullent des divers modes d'»>bran- UMiuMit ([u'on leur imprime, nous d»>\(>ns aussi savoir commiMit les corps iHMncnl pnMidrt> l'elai \thral(>ire par buir contai'l avec des C(>r[>s (U vibrali(>n, Il sul'lit de t'aire vibrer une corde, poiu" l'aire entrer CjialenwMit c\\ >ibrati(>n wnc eord»> placée à peu de distance et i\ l'unisson avec <'lle. I>t> mcnu> une C(>rdc Irausmet aux particules dune lame iprellc ttnu'hc un mouviMuent parallèle à l'clui (pi'clle eprcuive.
Savarl, a Irouvi' ipi(> la transmission ne si> t'ait pas t(>\ij(nirs de la n\èmc manière. Ainsi, une mend>rane IcmkIuc sur un cadre ne \ibre pas de la nuMne manière, quand on lui pn-scnlc une }>la(pu' sonore perpendieuliurement ou parallèlemenl. Dans le premier cas, les vibralions sont langenlielles; dans le second, elles sont norniales. (^)uand diverses paviies solides sont re»niies et forment svstème, ee système ne l'orme plus (pi'un tout, e\ si> i-omportc conmu> t»-l ipiand une des parties est ebrani<>e.
Savart, tjui a l'ail im !;r.niil n(»i\ibi-e d'<>\|H'ri(MU'es sur la Iransmisnussion des sons dans li>s corps solid(>s, a ete conduit a ce principe ."^encrai, (pie, dans un svstème (pielt'oucpic . t(>ulcs les miUcculcs vibrai\les cxci'uUmU un nuHiver,!(>nt p;\rallel(> à rebraulemeul primitif. Si (lt>uc, le m(>u\enu'nl es! produit au m(\\(a> d'un arche! , ttnites les i\u>iecnles vibrent parallèlement à la lis;ne (pie parcourent l(>s parties dont elle se C(>mpos(\
Les li(pndes Iransmellenl les mi>uvemeuts \ibratoires comme les
corps solides; Savart a reconnu qu'en faisant \ibrer ces derniers dans l'eau, l'iuiile, le mercure, ces milieux n'exercent aucinie intluence sur les vibrations tangentielles , tandis qu'ils en exercent une très-grande sur les vibrations normales , ou plus ou moins obliques.
De tous les faits qui ont été exposés jusqu'ici , on peut conclure que lorsque l'on fait vibrer un corps, l'intensité des sons produits est augmentée l " par les vibrations des corps sonores avec lesquels il est en contact ; 2*^ par les vibrations des corps éloignés qui peuvent rendre des sons harmoniques, \ibrations qui sont excitées par les chocs réitérés des ondes sonores ; 3° par les échos voisins. Ce sont toutes ce« causes réunies qui constituent la résonnance des corps.
Pour compléter les généralités que nous avons essayé de donner sur nos principales connaissances en acoustique, il- nous faudrait parler de l'organe de l'ouie , de la voix et des fonctions de ces deux organes. Mais, comme nous devons traiter avec quelques dé^eloppements dans cet ouvrage , les diverses questions qui se rapportent à leur organisation et à leurs fonctions, nous nous abstenons d'en faire mention ici.
En terminant cette introduction , nous rappellerons de nouveau que notre but a été de présenter , en quelque sorte , un tableau raisonné des principaux faits, ainsi que les corps de doctrine qui composent aujourd'hui la physique , sans esprit de parti , sans prévention contre telle ou telle théorie , de manière que le lecteur puisse en quelques instants avoir une idée assez nette de l'état actuel de la partie de la physique qu'il veut consulter. Nous n'avons nullement la prétention de croire que nous n'ayons fait aucune omission ; mais nous dirons que nous nous sommes attachés à n'omettre aucun des faits relatifs à la physique appliquée considérée dans ses applications à la chimie et aux sciences naturelles.
DANS SES EAPPORTS