V. Vampirus. . . , Ecureuil
Rat commun. . . .
Lièvre commun . , Ichneumou. . . . ,
Tigre ,
Cliien <
Idem
Chacal .......
Cliat commun . . ,
Idem
Panthère
Cheval (race arabe Mouton
Idem
Idem .,«...,
Bouc ,
Chèvre
Bœuf .
Idem
Élau femelle . . . .
Porc. .......
Éléphant
Marsouin. . . . • ■
Oiseaux.
Milan .......
Chat-huant ....
Perroquet
Choucas
La température
eu degrés centigrades.
Température ambiante.
i5 En été.
En été.
LIEU DE LOBSERVATION.
Colombo,
Idem.
Idem.
Idem.
Idem.
Idem.
Idem.
Idem.
Idem.
Kandy.
Idem.
Idem.
Colombo. ■
Londres.
Kandy.
Colombo.
Kandy.
Ecosse.
Cap de Bonne-Espérance Colombo.
Idem.
Idem.
Edimbourg.
Kandy.
Colombo.
Dans le Doombera.
Colombo.
En mer;lat. S'aS" N.
Colombo, Londres.
Kandy.
Ceylan.
CHALEUK.
NOM DE L'ANIMAL
Grive commune, , ,
Moineau commun
PigeoD commun
Idem
Idem
Poule de Jungles
Idem
Poule commune
Idem
luem
Coq vieux
Coq adulte
Poule de Guinée
Coq d'Inde
Pétrel
P. Capensis. . . , , ,
Oie commune
Canard commun
Amphibies,
Tortue
Idem
Tortue geometrica
Idem
Raaa ventricosa. ......
Iguaua
Serpent. < . .
Idem. .,.
Idem V. .
Poissons,
Requin
Bonite, au cœur
Id„ dans les musc, intér
Truite commune
Poisson volant
liloUusqiies.
Huître commune
Liniacou
La
température
eu degrés
centigrades.
Température ambiante.
tlEU DE L OBSERVATION.
Londres, Kandy.
Londres.
Colombo.
Idem, Ceylan.
Idem, Edimbourg.
Colombo,
Idem.
Idem,
Idem.
Près de Colombo.,
Idem.
En mer; lat. 2*3' N.
Idem, lat. 34° S, Près de Colombo.
Idem.
En mer; lat, 2''27' N.
Colombo.
Cap de Bonn«-£spérance
Colombo.
Kandy,
Colombo.
Idem.
Idem.
Idem.
En mer; lat. 8°23' N.
Idem, lat. i"i4' S.
Idem.
Près d'Edimbourg.
En mer; lat. 6''57' N.
Prés de Colombo, Kaudy.
1 NOM DE L'ANIMAL
La
températare
en degrés centigrades.
Température ambiante.
LIEU CE l'oBSERVATIOW,
Crustacés,
Ecrevisse. .. .^
Crabe
Colombo, Environs de Kandy.
Kandy.
Idem,
Idem.
Idem.
Cap deBonnè-Espérance.
Kandy,
Idem.
Idem.
Insectes, Scarabée
Ver luisant
Blatta orientalis
Idem
Guêpe ,;
Scorpion
Julus
De la faculté que possèdent rhomme et les animaux de résister aux effets de la température extérieure.
Toutes les expériences faites sur la température de l'homme et des animaux démontrent que la faculté qu'ils possèdent de produire de la chaleur est plus ou moins développée , suivant la classe à laquelle ils appartiennent; c'est pour ce motif qu'on les a rangés en deux classes : la première comprend les animaux à sang chaud; la deuxième, les animaux à sang froid. Les premiers possèdent une température supérieure à celle de l'air ambiant, ou de l'eau dans laquelle ils vivent; les autres ont une température peu différente de celle de l'air. En tète de la première classe se trouvent les oiseaux, puis les mammifères et les cétacés: ces derniers ont une température égale et même supérieure à celle de plusieurs autres mammifères; les insectes et les amphibies. On range dans la seconde classe les poissons , les mollusques et lès crustacés.
Si la faculté de produire de la chaleur est bien développée dans l'homme et les animaux, ils ne possèdent pas à un degré aussi marqué celle de résister à une chaleur extérieure, car on a vu sous l'équateur des hommes mourir presque subitement quand la température approchait de 40". Néanmoins, nous rappellerons les expériences de Banks, Blagden et Forditts , qui sont restés quelques instants exposés à une
température de 52ocentig., sans trouver de changement sensible dans leur température, évaluée probablement d'après celle de la bouche.
Berger et Delaroche s'étant soumis à une température de 49% ont trouvé la leur augmentée de 4°; Delaroche étant resté seul dans une étuve à 90°, pendant seize minutes, a constaté que la sienne ne s'était accrue que de 5°. Le capitaine Parry rapporte que dans les régions polaires, où la température est plus basse que celle de la congélation du mercure, la température de l'homme n'est pas sensiblement modifiée. Cette dernière observation est contredite par John Davy et quelques autres , qui ont avancé que la température animale s'accroît des pôles à l'équateur.
INous nous sommes occupés , de concert avec M. Breschet , à étudier avec les appareils thermo- électriques comment varient les températures des muscles , quand le corps est exposé à une température supérieure à 40°. Les expériences ont été faites aux bains de Louëch ( en Valais ), avec le secours de M. Séguin, élève en médecine , qui a bien voulu se prêter à nos expériences avec un dévouement pour la science au - dessus de tout éloge. La température à laquelle il fut soumis était de 42° centig. : l'appareil Sorel marquait 35'',50 : l'une des soudures y fut placée, et l'autre dans le muscle biceps du bras droit. La déviation de l'aiguille aimantée fut alors de 12" en faveur du muscle, ce qui indiquait une températurede 36°,70 pour ce dernier. M. Séguin, placé dans le bain à 42% y resta vingt minutes ; la déviation de l'aiguille aimantée varia de 12 à 13, à 14", suivant que l'aiguille était plus ou moins rapprochée de l'eau. La température des muscles était donc augmentée de | à | de degré. Au sortir du bain , la déviation de l'aiguille aimantée revint à 12°, comme auparavant. Le pouls de M. Séguin battait 1 12 pulsations par minute dans le bain. On a obtenu le même résultat sur un jeune charpentier tyrolien , vigoureusement constitué.
Nous n'avons pas voulu continuer les expériences, dans la crainte de compromettre la santé des personnes qui s'y prêtaient; mais nous les avons répétées à Paris, à une température un peu inférieure à 49", avec l'aide de M. Séguin et de M. Costille. Une des soudures a été mise dans la bouche de M. Costille, dont la température était de 37", .^0, mesurée au thermomètre , l'autre dans le muscle biceps du bras droit de M. Séguin. La déviation de l'aiguille aimantée fut de 2° en faveur de la bouche, ce qui indiquait une température de
3 7°, 10 pour le muscle. M. Séguin fut mis dans un bain h 42'',50, et y resta pendant vingt minutes. La température du muscle ne changea pas, puisque la déviation de l'aiguille aimantée resta la même.
Nous pouvons conclure des faits observés, que les résultats obtenus par Delaroche, qui, dans une expérience, s'était placé dans une étuve à 109', sont dus en partie aux phénomènes de la respiration, qui modifient la température de la bouche.
Voyons les tentatives que l'on a faites pour expliquer la faculté que possèdent les corps vivants de résister à la chaleur. Franklin a supposé cet effet dû à l'évaporation produite par la transpiration cutanée et pulmonaire.
Delaroche, pour vérifier cette conjecture, a placé des animaux dans un milieu tellement saturé d'humidité qu'aucune évaporation ne pouvait s'y produire. Ces animaux n'ont pu supporter, sans périr, qu'une chaleur un peu plus élevée que la leur, et se sont échauffés comme s'ils n'avaient plus aucun moyen de se refroidir. Ainsi, la supposition de Franklin paraît justifiée par l'expérience.
D'après cela, pour évaluer très-exactement la chaleur animale, il faut tenir compte de la température et de l'humidité ambiantes, et prendre le degré de chaleur des diverses parties.
Des expériences pleines d'intérêt de W. Edwards ont jeté quelque jour sur les causes qui modifient la température des animaux.
La température de petits chiens nouveau-nés, à la mamelle, a été trouvée presque égale à celle de leur mère. Quand l'animal est éloigné de sa mère pendant une heure ou deux, on trouve qu'à la température de lo à 12° de l'air, la température propre baisse beaucoup, et que cet abaissement continue jusqu'à ce qu'il s'arrête à un petit nombre de degrés au-dessus de la température ambiante.
Le défaut de nourriture n'est pour rien dans cet effet, qui a lieu aussi sur d'autres animaux. Suivant W. Edwards, il paraîtrait que la production de la chaleur est la même chez les jeunes animaux et chez les adultes, mais que les conditions de refroidissement dépendantes de l'enveloppe n'étant pas les mêmes dans les deux corps, il en résulte une température propre différente. Le lapin, par exemple, qui naît la peau presque nue, doit se refroidir plus vite que les chats et les chiens nouveau-nés. Mais la différence de l'enveloppe n'est pas la seule cause principale du refroidissement, comme on le prouve en les entourant d'une enveloppe artificielle. Dans ce cas, ils se re- IVoidissent encore au même degré, seulement le refroidissement est
plus lent. M. Edwards est conduit par là à admettre que l'abaissement de température provient de la production de moins de chaleur dans un temps donné.
Les oiseaux, qui ont, en général, une chaleur plus élevée de 2 à 3° que les mammifères, présentent également l'abaissement de température chez les adultes lorsqu'ils sont isolés. De jeunes oiseaux se refroidissent rapidement, et leur température, dans l'espace d'une heure, baisse de 36" à 19", et cela dans un milieu dont la température est d'environ 22°. Cet effet est dû, comme pour les jeunes mammifères, à ce que les jeunes oiseaux ne produisent pas autant de chaleur que les adultes.
Les saisons paraissent être sans influence sur la température; W. Edwards n'a pas remarqué de différence dans la température des animaux à sang chaud en été et en hiver.
En plaçant des animaux de même espèce, non hibernants, dans les mêmes conditions de refroidissement en été et en hiver, il a obtenu les résultats suivants en opérant sur cinq moineaux adultes : « Il y a un changement considérable dans la constitution de ces animaux par l'influence des saisons ; l'élévation soutenue de la température diminue leur faculté de produire de la chaleur, tandis que l'état opposé de l'atmosphère l'augmente, pourvu que le froid ne soit pas trop rigoureux. » Prenons maintenant en considération tout ce qui a été dit précédemment, pour montrer comment, dans l'état actuel de la science, on doit envisager la production de chaleur animale.
Des causes qui concourent à la production de la chaleur animale.
Les physiciens qui se sont occupés jadis de cette grande question, ont admis qu'il s'opère une véritable combustion dans les poumons; aussitôt que l'oxygène de l'air respiré est en contact avec le sang veineux , celui-ci abandonne une portion de son carbone, et peut-être de l'hydrogène, pour former de l'acide carbonique et de l'eau, d'où résulte de la chaleur. Cette opinion , émise par Priestley, Lavoisier, Davy, Dulong, Despretz, etc., est aujourd'hui abandonnée; mais il ne suffisait pas de connaître la cause génératrice de la chaleur , il fallait encore montrer comment elle se répand uniformément dans toutes les parties du corps, de manière que chacune d'elles possède une température constante, dépendant de sa position par rapport au cœur, quand aucune cause extérieure ne vient troubler son état d'équilibre.
Pour rendre compte de cette distribution de là chaleur, on eut recours à des suppositions; on admit que la plus grande partie de la chaleur dégagée dans l'acte de la respiration était absorbée immédiatement par le sang artériel, dont la capacité pour la chaleur était plus grande que celle du sang veineux. Cette chaleur, se trouvant à l'état latent dans le sang artériel, devenait chaleur sensible dans le cours de la circulation, au fur et à mesure que le sang artériel était converti en sang veineux. Des expériences de CraAvford sur la différence entre la capacité calorifique du sang artériel et celle du sang veineux avaient servi de base à cette théorie ; mais dès l'instant que l'on reconnut que ces expériences n'étaient pas exactes, cette théorie, ne reposant plus que sur une hypothèse, fut abandonnée.
Nous allons reprendre cette question en faisant concourir à sa solution toutes les données que la science peut nous fournir. Quand on veut remonter aux causes d'où émane la chaleur animale, il faut commencer par rechercher la quantité de chaleur produite dans un temps donné par chaque individu, afin de voir jusqu'à quel point les effets chimiques produits pendant la respiration peuvent rendre raison de la chaleur dégagée. Le calorimètre de Lavoisier, dont lui-même s'est servi le premier pour les expériences de ce genre, est l'appareil qui convient le mieux. Nous allons en donner ici la description, tel qu'il a été modifié par M. Despretz, en décrivant en même temps le mode d'expérimentation employé pour exécuter le travail sur la chaleur animale , lequel a été couronné par l'Académie des sciences, et en prévenant le lecteur que ce physicien ne paraît pas s'être mis en garde contre les effets du refroidissement qu'éprouve un animal à l'état de repos quand il se trouve dans un milieu dont la température est beaucoup plus basse que la sienne. Cet appareil se compose de trois parties principales : 1° d'un gazomètre fournissant à l'animal l'air dont il a besoin pour respirer; 2» d'une caisse ou boîte renfermant l'animai, et d'un second gazomètre destiné à recueillir le gaz expiré. La figure 16, pi. Vil, représente ces trois parties, ainsi que les divers accessoires de l'appareil. A, réservoir de l'air à respirer et gradué avec soin. H et F, tubes latéraux destinés à faire connaître le volume des gaz. Z , thermomètre. I, manomètre destiné à faire connaître la température et Téiasticité du gaz; a entonnoir, placé au-dessus du gazomètre, et entretenu constamment plein d'eau au moyen de la communication avec un cuvier L qui reçoit lui-même son eau d'un grand cylindre p. Quand on veut faire sortir du gaz, ou ouvre le robinet de l'entonnoir a; l'eau
CHAIEUB. tS
en tombant chasse le gaz clans le tube R ; au moyen des dispositions prises, la vitesse du gaz est toujours la même pendant que dure l'écoulement; toutes les précautions sont prises pour que les gazomètres ne laissent échapper aucune portion de gaz. Une cage en osier est placée dans la boîte afin de séparer l'animal des parois en cuivre.
Un thermomètre q et un autre t donnent la température de l'air à son entrée et à sa sortie de la boîte. L'air, après sa respiration, est reçu dans un gazomètre C, composé d'un grand cylindre en fonte, d'un pied environ de diamètre, dans l'intérieur duquel se trouve un cylindre en bois de deux décimètres ; l'intervalle entre les deux cylindres est rempli de mercure, et le cylindre de fonte est fermé par un couvercle de même métal. Le cylindre en bois est enveloppé par un autre creux, en cuivre, mobile; le premier plonge également dans le mercure; mais à mesure que le gaz arrive dans son intérieur, il soulève un contre-poids v, formé d'un seau vide qui se remplit peu à peu, au moyen d'un second seau rempli d'eau, avec lequel il communique au moyen d'un siphon étroit.
Les règles F et D, divisées en parties égales, font connaître exactement le volume du gaz. La flexibilité du tuyau de communication en plomb, C, T, permet au cylindre de cuivre de monter sans qu'aucune partie de l'appareil soit dérangée. Des supports en bois a, p,Y, sont destinés à soutenir le tuyau de plomb.
Au moyen du manomètre l'on reconnaît si la pression Intérieure du gazomètre est la même que la pression extérieure. Aussitôt que le gaz du réservoir A est chassé, on mesure le volume du gaz respiré, dont on connaît la température au moyen du thermomètre x"^ En fermant les robinets et exerçant une pression sur le cylindre de cuivre, on chasse par le tube L le gaz que l'on reçoit sur le mercure dans une éprouvette, afin de le soumettre à l'analyse. La capacité du gazomètre est de -50 à 00 litres.
Dans Tappareil employé par Dulong , le gaz était reçu dans un gazomètre plein d'eau , où il était défendu de l'action dissolvante du liquide par un flotteur, tandis que dans l'appareil de M. Despretz, le gaz est reçu immédiatement sur le merciu'e, ce qui évite toute cause d'erreur.
Si l'on compare la chaleur dégagée par un animal à sang chaud , dans un temps donné, avec la chaleur dégagée par l'acide carbonique et l'eau formés pendant la respiration du même animal, dans le même temps, et en s'appuyant sur les résultats de l'expérience, savoir : que 1 kilog. de charbon dégage, eu brûlant, 791 4** de cha-