MERCURE
Ce métal se trouve à l'état natif ou combiné avec le soufre, et forme alors le cinabre; quelquefois il est à l'état de chlorure et de séléniiire. Il est liquide à la température ordinaire, se solidifie à une température de 40" au-dessous de zéro, et cristallise en octaèdres réguliers. Il est alors malléable, mou, et rend un son sourd comme le plomb. A l'instant de se solidifier, il se contracte fortement.
Densité ( Cavendish et Brisson) 1 3,568
— Biddle 13,613
là + 4" 13,5886
— Keppler.j +17" 13,5569
— Mercure congelé (Schulze) 14,391
— En vapeur (Dumas) 6,976
^, , , .r> ,T. , ^ T. ^•*^ I entre 0 et 1 00°. 0,0330
Chaleur spec.fique (Dulong et Petit), j ^^^^^ ^ ^^ ^^^,^ ^^'^^^^
Poids atomique.
Quand on fait passer la décharge d'une forte batterie électrique à travers un petit globule de mercure , ce globule est lancé de toutes parts. Le métal s'oxyde et forme des étincelles rouges.
Les amalgames de mercure, entre autres ceux d'étain et de zinc, sont employés pour exciter la puissance électrique des plateaux de verre, dans leur frottement contre les coussins de la machine. Le mercure est employé avec un grand avantage pour opérer la réduction du potassium, du sodium.
Le mercure est facilement réduit de ses composés en plaçant ceuxci sur une feuille de platine , y ajoutant une goutte d'acide nitrique ou chlorhydri(iue, et appliquant dessus un morceau de zinc j le couple voltaïque zinc et platine agit aussitôt sur le composé, le mercure s'amalgame avec le platine, et même se combine eu partie avec le zinc.
416 TBAITÉ DE PHYSIQUE.
Nous citerons parmi les composés sur lesquels on peut opérer, les oxydes noirs et rouges, le sous-sulfate , le cyanure, etc. Quant au sublimé, si une goutte de sa solution est placée sur une face brillante de cuivre, celle-ci devient d'un blanc grisâtre ; mais en employant le zinc mis en contact avec le cuivre , le mercure est réduit sur-lechamp à l'état métallique, et le cuivre devient blanc.
On opère avec plus d'avantage dans un petit creuset de platine et un morceau de zinc. Le mercure réduit donne au platine une couleur blanche brillante, et se combine en partie avec le zinc , qui devient cassant. On lave, on sèche le creuset , on le recouvre d'une lame de verre, et ou chauffe avec une lampe à alcool. Le mercure se volatilise et se condense en une poudre blanche extrêmement fine , que l'on transforme par le frottement en gouttelettes. Quant au protochlorure de mercure , on mêle une petite quantité du composé avec quelques gouttes d'acide nitrique étendu ; on fait bouillir un instant le tout dans le petit creuset de platine ; on y ajoute un peu d'eau et on opère comme ci-dessus.
Voici encore un autre procédé d'un emploi facile , et qui est dû à M. Smithson. On met sur une lame d'or le composé de mercure avec une goutte d'acide chlorhydrique et un morceau d'étain; il se forme aussitôt un amalgame d'or qui masque la couleur de ce métal. Quand on opère avec le sublimé, il est inutile d'ajouter de l'acide.