‹ Traité de physique élémentaireChapitre 106 sur 263 · DISTRIBUTION DE L'ELECTRICITE · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DE L'ELECTRICITE

attaché à son sommet. Si l'on électrise le cercle métallique, on constate, au moyen du plan d'épreuve, que la surface extérieure du sac est électrisée, la surface intérieure ne donnant pas trace d*électricité; si alors

Fig. 280.

on retourne le sac, en tirant sur Textrémité N dû fil, de manière que la surface interne devienne externe ht réciproquement, on constate que c'est la nouvelle surface externe qui est seule électrisée.

427. Étnde expérlmeiKale de la dUtribntloii de Télceirlcité •■r Hn eorps eondacteor de forme qaeleonqne. — Lorsqu'on touche avec le plan d'épreuve un point quelconque d*un corps conducteur électrisé, le petit disque de clinquant isolé se substitue à Télément de surface qu'il recouvre, et le calcul montre qu'il prend une quantité d'électricité sensiblement égale à celle de cet élément; comme d'ailleurs il a une surface très-petite par rapport à celle des corps sur lesquels on opère, ce contact ne modifie pas sensiblement la charge des autres points

De là une méthode simple, pour obtenir les rapports des quantités d'électricité répandues sur les divers points de la surface d'un corps. On touche l'un des points N de la surface d'un corps conducteur (fig, 291) avec un plan d'épreuve, et ou porte celui-ci dans la balance de Coulomb, à la place de la boule fixe À ; la boule mobile B a été préalablement chargée d'une certaine quantité d'électricité de même nature, quantité qui est supposée demeurer constante pendant toute l'expérience : on établit l'équilibre à une distance angulaire déterminée, de 20*", par exemple. — On fait immédiatement la même détermination en touchant avec le même plan d'épreuve un autre point M de la surface, puis un troisième, et ainsi de suite. Il est clair que, si l'on détermine toutes les forces répulsives à la même distance angulaire de 20 degrés, elles seront proportionnelles aux charges du plan d'épreuve, c'est-à-dire à celles des points touchés.

Cette métliode, telle que nous venons de l'exposer, suppose que les

ËLECTRiaTÉ ET MAGNÉTISME.

corps soumis à Texpénence n'é|irouvent pas de déperdition sensible. — C'est ce qu'on peut admettre pour la boule mobile, qui est suspendue au milieu d*un air desséché par le chlorure de calcium. Quant au corps

conducteur soumis à Texpérience, il est à Fair extérieur : il est donc à craindre que ce corps ne perde, enire les instants où Ton touche ses différents points, des quantités très-sensibles d'électricité. On diminue ces causes d'erreur en opérant rapidement, mais il vaut mieux s'en affranchir en ayant recours à la niélhodé des contacts alternatifs.

* 4!28. Illéth4»de des conUiete altcmallfe. — Supposons qu'on veuille comparer les charges que possèdent, à un même instant, deux points M et N d*un corps (fig. t291). — On touchera d*abord le point M avec le plan d'épreuve, et on en mesurera la charge m en portant le plan d'épreuve dans la balance, comme nous Kavons indiqué ; puis, au bout d'un temps connu après le premier contact, au bout de deux minutes par exemple, on déterminera de même la charge n du point iN; entin, au bout de deux minutes encore, on mesurera de nouveau la charge m' du point M. On peut admettre sans erreur sensible que, au moment où Ton a

déterminé la charge n du point N, celle de M était — = — . On opérerait

de la même manière pour comparer les charges d'im nombre quelconque de points.

429. Résnluits. — La méthode précédente, appliquée à des corps conducteurs de formes diverses, a donné les résultats suivants :

Sur une sphère isolée, la quantité d'électricité est la même en tous les points de la surface ; ce résultat était évident a priori, puisque tous les points de la surface de la sphère sont à la même distance de son centre.

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