ÉLECTRICITÉ DÉVELOPPÉE PAR INFLUENCE
!▼. — DÉVBLOPPBMBST DE L^ÉLECTH ICITK PAR INPLUBNGK.
432. Expérienee fSondamenUile. — Peur manifester le développement de rélectricité par influence, il suffit de mettre un corps conducteur à rétat naturel en présence d*un corps élcctrisé. La disposition représentée par la figure 294 est spécialement commode pour étudier les diverses particularités du phénomène.
Un cylindre métallique BG (fig. 294], terminé par deux portions de sphères, est isolé par une tige de verre Y du support vertical sur lequel on peut à volonté le faire monterou descendre. Son axe est placé verticalement, et Ton a assujetti, en ses différents points, de petits pendules formés chacun d'une balle de su- I reau suspendue à un fil conducteur de lin. Une sphère métallique isolée A ayant été chargée d'électricité positive, par exemple, on la place au-dessous du cylindre BG : on voit immédiatement se produire la divergence des pendu- \es, ce qui prouve que les points correspondants de la surface du cylindre sont éleclrisés. Mais la divergence, qui est maximum aux deux extrémités, va en* décroissant à mesure qu*on approche d'une région D, qu'on appelle la ligne neutre^ et qui est toujours plus rapprochée de Textrémité B que de l'autre extrémité; le pendule d correspondant à la région D ne manifeste aucune divergence. Pour déterminer la nature des électricités développées aux autres points, on peut en approcher, par exemple, un bâton de résine faiblement éleciriié; il attire les pendules de la région CD, et repousse ceux de la région DB. — Donc, des deux fluides dont la réunion constituait primitivement pour le cylindre BG l'état neutre, le fluide négatif, attiré par A, s'est accu-
Fig. 294.
élëctricitë et HàGNÈTISME.
muIé en quantités croissantes vers l'extrémité 6; le fluide positif, poussé, $*est réfugié vers l'exlrémilé C. Entre les deux régions chargées d'électricités contraires, on conçoit qu'il doit se trouver une ligne à Fétat naturel.
Si, dans celte expérience, on diminue la distance de BC à À, on voit les divergences augmenter et la ligne neutre D se rapprocher un peu de À (*). — Si, au contraire, on éloigne graduellement BG de À, on voit les divergences des pendules diminuer, jusqu'à devenir nulles. Le cylindre BC n'avait donc rien gagné ni perdu : il revient à Tétat neutre dès que, finflence de  étant devenue insensible, ses fluides se réunissent à cause de leurs attractions mutuelles.
453. Cas o^ le eorps Inflaencé est mis en c^miMleatlon le sol. — Si, laissmt la sphère influente A en présence du cylindre
Fig. 295.
influencé BC, on met l'extrémité C en communication avec le sol, par
n Si la distance de BC â A décroissait au-dessous d'une certaine limite, il se produirait une étihceUe. et l'état électrique de BC serait modifié; on suppose ici que ce phénomène tout particulier ne se soit pas produit : l'étude en sera faite plu9 loin.