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CHUTE DES CORPS

Fig. 33.

en M, la génératrice l'I du cylindre avait pris, sous la verticale décrite par la pointe du crayon, la place de CA.; de même, quand le crayon s'est trouvé en N, c'est la génératrice K'K qui avait pnîs la place de CA. Or, puisque le mouvement de rotation était uniforme, ces substitutions ont eu lîeu à des intervalles de temps égaux, ou, en «l"* autres tenues, les temps qu'il a fallu pour que le cra^yon arrivât aux points M, N, P... peuvent être considérés comme mesurés par les dislances Cl', CK', CL'; c'est-à-dire qu'ils sont entre eux comme les nombres 1,2, 3... D'autre part, les espaces décrits verticalement par le crayon, à ces mêmes instants sont TM, K'N, L'P... Or, en mesurant ces longueurs sur la feuille, on constate qu*eiles sont entre elles comme les nombres 1 , 4, 9,..., c'est-à-dire comme les carrés des temps correspondants 1, 3, 3...

Donc les etpaces parcourus en chute libre sont proportionnels aux carrés des temps : cette loi suffit pour caractériser un mouvement uniformément accéléré [h ^Remarqué),

46. Bétails de eoiuitraetloa de l'appareil de M. Moiia. — Les conditions que Ton vient de supposer remplies sont réalisées de la manière suivante.

Le corps pesant dont on doit étudier le mouvement est une petite masse de fonte D {fig. 34), de forme cylindro-conique : la densité de la. fonte étant très-grande, la perte de poids que ce corps éprouve n'a qu'une valeur relative peu considérable, et sa forme particulière lui permet de fendre plus facilement l'air pendant le mouvement. 11 porte un petit crayon qui vient s'appuyer sur le cylindre tournant SS, et, pour que ce frottement ne le fasse pas dévier de la verticale, on y a ménagé deux petits appendices munis de trous, dans lesquels passent deux fils métalliques verticaux ff% gg\ servant de guides. — Le crochet a, engagé d'abord dans le crochet h^ sert à maintenir le corps D immobile, à la partie supérieure de sa course, jusqu'au moment où il sera abandonné à lui-même, sous l'action de la pesanteur.

Pour faire une expérience, on régie d'abord la verticalité de l'axe du cylindre, au moyen des vis calantes V, Y, V : puis, au moyen de la manivelle h, on enroule sur le tambour U la corde qui soutient le poids R. Lorsqu'on vient ensuite à l'abandonner, le système se met en mouvement en sens contraire, sous l'action du poids R lui-même : ce mouvement est transmis, par une roue dentée, à une vis sans fin v, placée sur Taxe du cylindre SS, en sorte que ce cylindre lui-même est mis en mouvement. Ce iQouvanent tendrait à s'accélérer sans cesse ; mais les ailettes /, / étant entraînées en même temps et rencontrant dans l'air une résistance pro-

DtlOH ET rEll!(BT. 3

3* PESANTEIR ET HYDROSTATIQUE.

poriHHinelle au carré de la vitesse, il arrive bientôt un moment où la vitesse devient sensiblement constante : ce moment est généralemeDt alteinl

Fîg. M, — Appareil de H. UoriD.

quand le poids moteur R a eiïeclué les deux tiers de sa descente, — C'est alors que, en tirant sur le cordon cd, on dégage te crochet b; la masse l> se met en mouvement, et lecrajon trace sur la feuille de papier la courbe qui donne la loi de la cliute.

VI, L«a ezpérlcBccH prée^deatc* >e pcHveNt anfSrepovr 4étemibier btcc préelalon l'tnteuàM d« Ib peMtatesr. — On a vu

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