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H«sare de l^iatenslté des eoaranta par le irolt«M#igf

— Supposons qu'on ait déterminé les rapports des intensités d'un certain nombre de courants différents, soit au moyen du galvanomètre, soit nu moyen d'un rhéomètre quelconque. Si chacun des circuits contient, en même temps que Tun de ces instruments, un voltamètre (fig. 592; chargé avec de Teau acidulée, on peut comparer entre elles les quantités d'hydrogène dégagées, dans le même temps, par chacun des courants. Or Texpérience ainsi faite montre que les quantités d'hydrogène qui sont mises en liberté, dans le même temps, par chacun des courants, sontj^roportionnelks aux intensités mesurées par le galvanomètre. Le voltamètre peut donc aussi servir à la mesure des intensités, et il fournit, pour les mêmes courants, les mêmes rapports d'intensités que le galvanomètre {*).

533. L'Intenelté d'an courant dépend de la réelatanee des eondnetenre qu'il traverse. — Si, dans un circuit parcouru par un courant, on introduit un fil métallique fin, on observe une diminution d'intensité; cette diminution est d'autant plus sensible que la longueur du fil est plus considérable. — De là on peut conclure qu'un semblable fil olTre à la propagation de l'électricité une résistance ayant pour effet d'afÇaiblir le courant, résistance qui augmente avec la longueur du fil.

^34. liOis de Ohm, relatives * Tlntenslté des eonrants, dans le eae où la ptle n*offre pas de résUtanee sensible. — Choisissons comme source d'électricité une pile formée uniquement de corps très-conducteurs, comme les piles tliermo-électriques qui seront décrites plus loin (chap. Vil), et dans lesquelles n'entrent que des barreaux métalliques d'une section assez considérable, sans interposition de liquides, et réunissons les deux pôles d& cette pile par un fil métallique fin: nous pourrons considérer la pile comme ayant uniquement pour rôle de donner naissance au courant, sans offrir elle-même de résistance sensible. — Les intensités diiïérentes qu'offre alors le courant, quand on emploie successivement

(*) Remarquons touterois que, si l'inlensité d'un courant éprouve des variations dans l'intervalle de temps pendant lequel on recueille le gaz, on n'obtient, par ce procédé, qu'une valeur moyenne des intensités qui se sont succédées pendant cet iiilervalle. — Enfln, le voltamètre ne peut pas servir pour les courants d'une faible intensité, parce que ces courants ne décomposent pas l'eau.

NOTIONS SDR LES INTEftSITËS DES COURANTS. 430

divers fils, sont soumises à des lois très*simples, qui ont été formulées par Ohm, et vérifiées expérimentalement par Pouillet.

i*" Supposons qu'on ait adapté au pôle de la pile une certaine longueur de fil, et qu'on ait mesuré l'intensité du courant, en enroulant le fil un certain nombre de fois sur le cadre d'un galvanomètre. Si Ton remplace ce fil par un autre, de même nature et de même section, mais de longueur double, et qu'on enroule ce nouveau fil le même nombre de fois sur le noême galvanomètre, on constatera que l'intensité observée est égale à la moitié de la première. — En général, le» intensités du courant sont invei*» sèment proportionnelles aux longueurs du fil qu'il traverse,^

2'* Si Ton substitue, à un premier fil de longueur déterminée, un autre fil ayant la même longueur et formé du même métal, mais d'une section double, on constate que l'intensité du courant devient double. — En général, les intensités du courant sont directement proportionnellei aux sections transversales du fil quil traverse.

3* Enfin, si l'on emploie successivement, avec une même pile, des fils de même longueur, de même section, mais de natures difTérentes, on constate que les intensités du courant sont variables avec la nature du fil. — Ces intensités peuvent être considérées comme proportionnelles à un coefQcient particulier, qu'on appelle coefficient de conductibilité électri" que, et qui est Tun des caractères physiques dislinctifs du corps dont est formé le fil.

Les trois lois qui précèdent peuvent être comprises dans une formule très-simple. — Soit / et /' les longueurs de deux fils qu'on aura successivement employés pour fermer le circuit d'une même pile; soit s et s^ leurs sections, c et c' leurs coefficients de conductibilité. D'après ce qu on vient de voir, le rapport des intensités t et t' du courant, dans ces deux circonstances, est donné par la formule.

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