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VARIATIONS DU MAGNÉTISME TERRESTRE

décroissante, et, en 1871, la déclinaison occidentale moyenne a d'environ !?• 40' (*).

€e phénomène est général : les obser? ations faites en divers points globe ont conduit à des résultats semblables. Cependant il est impossi de conclure, des données obtenues jusqu'ici, la loi de ces variations. 11 impossible de savoir, par exemple, si elles sont périodiques ; si elles osi lent entre des limites déterminées ; etc.

3* Variations accidentelles ou orages magnéHques. — On donne le n de Tariations accidentelles ou d*orages magnétiques à de véritables p turbations, qui surviennent brusquement dans les mouvements de i guille aimantée, sans qu'il soit possible d'en prévoir ni l'époque, r grandeur. Arago a cru remarquer qu'elles coïncident généralement s rapparition d'aurores boréales, soit en des points voisins, soit en points éloignés. — Des observations suivies, faites dans les observato qui dépendent des colonies anglaises et qui couvrent la surface du gk ont déjà montré que ces orages ne sont pas locaux, mais qu'ils appar sent simultanément, avec des intensités diverses, en un grand non de points : la cause qui les produit ne réside donc pas dans des phé mènes qui s'accompliraient dans notre atmosphère, à une petite dista de la surface du globe.

Vinclinaison éprouve des variations semblables à celles de la décli son; mais Tamplitude en est moins considérable. D'ailleurs, elles s plus difficiles à évaluer avec précision. — Toutefois, l'observation moi que, pour un même jour, l'inclinaison est maximum dans la roatii minimum dans l'après-midi, et que l'amplitude de la variation diu est, pour nos contrées, d'environ 4' à 5'. — Dans une même année, 1 clinaison est maximum en été, minimum en hiver, et l'amplitude d( variation annuelle est d'environ 15'.

900. IJgBcs fMMUstniltes povr re^wémcmifcr le* déellmiiM •• le» lacUaalflons nMi^aétliive*, * la sarfo^e du ylolie. Malgré les variations qu'éprouvent la déclinaison et l'inclinaison dan eours d une année, on peut considérer la moyenne des obs'^rvati faites, en un point déterminé de la terre, pendant une année, con représentant la déclinaison ou l'inclinaison de ce point pendant c année. On a cherché à représenter les résultats ainsi obtenus, pour di^ points du globe, par des courbes ,t racées à la surface de la sphère. Deux systèmes ont été successivement employés.

Dans l'un de ces systèmes, le plus ancien, on a réuni par des lig continues les points d'égale déclinaison, ou les points d'égaie inclinaû c'est-à-dire les points pour lesquels l'une ou l'autre boussole fourni même indication. Ces lignes sont très-irrégulières : ce ne sont ni

(*) Depuis 1S64, les tuyaux de conduite du gax d'éclairage, placés aux environ rObservatoire de Paris, empêchent de compter sur l'exactitude absolue des oï valions magnétiques. {Annuaire du bureau de» longitude».)

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grands cercles de la sphère» ni des parallèles, ni des lignes Iraoèes surir globe d'après aucune loi simple. — On a nommé, dans ce système, pôU* magnétiques les points où Taiguille d'inclinaison se place Yerticaleroenl. c'est-à-dire où l'inclinaison est égale à 90 degrés. En ces points, la déclinaison est indéterminée, puisque, les forces du couple terrestre élaii' verticales, elles ne peuvent communiquer aucun mouvement à une aiguille mobile dans un plan horizontal. Les pôles magnétiques ne coïncident pas avec les pôles géographiques de la terre ; ils ne sont même pâ5 situés aux extrémités d'un même diamètre du globe ; Tun est à 15 degré? du pôle nord, l'autre à 18 degrés du pôle sud. — Enûn on a nomm;^ éqmieur magnétique ou ligne sans inclinaison la ligne fornïée par le^ points où l'aiguille d'inclinaison est horizontale ; c'est une courbe irréguliére, qui coupe l'équateur géographique en deux points situés à peu près aux extrémités d'un même diamètre.

A ces lignes, Duperrey en a substitué d'autres, qu*il a désignées sous les noms de méridiens magnétiques et de parallèles magnétiques, — Pour construire un méridien, on marque sur la sphère, en une première sbtion m, la direction de l'aiguille de déclinaison en ce point ; sur celte direction, on prend une seconde station voisine m', et l'on marque enoo/v la direction de l'aiguille de déclinaison; sur cette direction, on prend une nouvelle station m" où l'on opère de même, et ainsi de suite. Si les points m, m\ m" y etc., sont suffisamment rapprochés, on obtient ainsi un coih tour polygonal dont la limite est une courbe qu'on nomme un méridien magnétique. — On nomme parallèles magnétiques les courbes tracées de manière qu'elles soient partout normales aux méridiens qu'elles rencoiitrent. — Or, on trouve que les méridiens magnétiques,, pris dans un^ étendue un peu considérable, s'écartent peu de grands cercles de U sphère : les plus grands écarts se montrent au voisinage des pôles, c'està-dire aux points où, les composantes horizontales des forces du couple terrestres étant très-petites, la détermination de la déclinaison présente, par là même, beaucoup d'incertitude. De même, les parallèles magnétiques diffèrent peu de petits cercles de la sphère. — Ce dernier systènit^ de lignes offre donc des formes moins compliquées que le précédent.

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