‹ Traité de physique élémentaireChapitre 226 sur 263 · VI. — MÉTÉORES LCMIXEUX · texte numérisé non relu

VI. — MÉTÉORES LCMIXEUX

* 901. Arc-eiMlel. — Lorsque le soleil est peu élevé au-dessus de rhorizoïi, et qu'en face de lui se trouve un nuage se résolvant en pluie, uu spectateur, placé de manière à tounier le dos au soleil et à regarder le nuage, voit se produire le phénomène de Varc-en-ciel. Une bande circulaire, colorée des couleurs du spectre, se développe devant lui; le violel occupe le bord interne de cette bande ; le rouge, le bord externe. 0«^'' quefois, un deuxième arc-en-ciel enveloppe le premier; les couleurs, moins brillantes, y sont disposées dans un ordre inverse.

782 VËTÉOROLOCIE.

prolongées se rencontrent en un point H de la droite OA, laquelle e^i bissectrice de )*angle RflR'; enfin, que l'angle d'inddenoe RDî est csal n Fangle d'émergence WVS'. — Pour le cas dTune réflexioo intérieore, or. troore:

VaUur de Vançle ». . . . !«• f «T. . . . Uf 17' Angle dincidence .'ia* C jOT. . . . o8-

Soit donc SAS' (fig. 674) une droite passant par le centre do soleil ft par l*œil du spectateur que nous supposerons placé au point A; menons par ce dernier point, vers le nuage, une droite quelconque AM faisant avec AS' un angle de 42* l' iO" : pendant la chute de la pluie, cette droitf

Fig. 674.

e&i à chaque instant rencontrée par des gouttes d*eau, de telle façon que i*angle d'incidence soit égal à à9'23' 50". Soit G une de ces gouttes; menons par son centre une parallèle à la bissectrice de l'angle MAS' et considérons le rayon solaire dont la direction RI est symétrique de FA ^t rapport à cette parallèle. Ce rayon, en se réfractant au point 1, subit une décomposition, et l'on voit, d'après ce qui précède, que le rayon roag« auquel il donne naissance sortira de la goutte d'eau suivant TA, après s'être réfléchi une fois dans son intérieur ; on voit, de plus, que les rayons très-voisins de RI donneront, à Témergence, un faisceau de rayons eilîcaces; Tœilde Tobservateur placé en A recevra donc de la lumière rougi* dans la direction l'A. — Les mêmes conclusions s'appliquant à toute droite qui fait avec AS' un angle de 42» \' 10", le spectateur verra un arc rouge suivant l'intersection de la voûte céleste avec la surface d'ui? cône engendré par )a révolution de l'A autour de AS'. Cet arc rouge ne sera d'ailleurs pas une simple ligne lumineuse, mais bien une hwàx ayant une largeur angulaire é^ale au diamètre apparent du soleil ; on 1^

78i MÉTÉOROLOGIE.

* Cercles parhéllqnes. — Parhélles. — Un cercle parhélique ^1

une bande blanche horizontale PP (fig, 675 et 676), passant par le soleil S, et ayant une hauteur égale au diamètre de Taslre. Il accompagne fréquemment le halo, qu'il coupe en deux points « et s' (fig. 675); en ce^ points, on voit apparaître des images du soleil, très-vives et colorée, qu'on nomme parhélies. Ordinairement on observe aussi une image Manche de l'astre, au point du cercle parhélique qui est diamétralement opposé au soleil; on lui donne le nom à'anthélie ou celui de fàtur-goleU.— Lorsque Tare AA' enveloppe le halo de 25* (fig. 676), les parhélîes t et « apparaissent aux intersections de cet arc A A' avec le cercle parbélique. Le cercle parhélique est dû à la réflexion de la lumière du soleil sur les faces des prismes de glace qui se sont placées verticalement sous Tinfluence de la pesanteur.

* 003. CoiiroBBes. — Les couronnes sont encore des cercles coloré>. qui apparaissent autour du soleil ou autour de la lune. Elles se distinguent des halos par une disposition inverse des couleurs : le rouge est toiqours à l'extérieur, le violet à l'intérieur ; leur diamètre est d'ailiear> moindre que celui des halos. — On observe fréquemment plusieurs couronnes concentriques : l'angle sous lequel on voit le rayon de la couronof intérieure varie depuis 1" 30' jusqu'à 4'.

Le phénomène des couronnes peut être reproduit artificiellement d'one manière assez frappante, en saupoudrant de lycopode une lame de verre, à travers laquelle on regarde la flamme d'une bougie placée à une certaine distance. — Pour se rendre compte de ce phénomène, il suffit de considérer l'action exercée sur les rayons solaires par des nuages formés de gouttelettes sphériques et sensiblement égales entre elles.

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