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DENSITÉS DES VAPEURS. S

volatilise. On continue ainsi jusqu*à ce qu*on aperçoive au-dessus du mercure un excès de liquide non volatilisé. — A mesure que la vapeur se forme dans le tube A, le niveau du mercure se déprime dans ce tube et s'élève en B; une fois la saturation atteinte, ce qu'on reconnaît à la constance des niveaux, on peut procéder à la mesure de la tension de cette vapeur. Pour cela, on ramène le volume à ce qu*il était d'abord, en versant du mercure par la branche B ; on détermine ensuite la différence de hauteur des deux niveaux. L'expérience prouve qu'elle est précisément égale à la force élastique de la vapeur du liquide dans le vide, à la même température.

503. liol ém inélMife étm gas ci dem ▼•pe«r». — Dans l'expérience précédente, on a mesuré la tension de la vapeur après avoir ramené le volume du mélange au volume primitif du gaz sec : on a trouvé que, dans ces conditions, la force élastique de ce mélange est égale à celle de l'atmosphère, plus la tension maximum de la vapeur dans le vide à la même température. — Donc, la force élastique d'un mélange de gaz et de vapeur est égale à la somme des forces élastiques qu* auraient séparément le gaz et la vapeur si chacun d'eux occupait seul le volume du mélange. C'est une loi exactement semblable à celle du mélange des gaz (148).

La même loi s'appliquerait encore au cas où la vapeur ne serait pas à saturation, car alors cette vapeur suivrait la loi de Hariotte, et se comporterait elle-même comme un gaz proprement dit.

L'appareil de Gay-Lussac permet de vérifier également la loi lorsque la force élastique initiale du gaz sec est un peu plus grande ou un peu moindre que la pression atmosphérique.

* 304. PartlcvUirleés oiteri/em pmr la fomiatloii d«s ▼•pe«r» émmm les ga«. — Il résulte d'expériences de M. Regnault, faites sur le même sujet, que la vaporisation des liquides dans les gaz diffère de la vaporisation dans le vide en ce que le point de saturation n*est atteint qu'au bout d'un certain temps, souvent assez long. — M. Regnault pense même que, dans des appareils de verre, ce point n'est jamais rigoureusement obtenu : il a observé, en eflet, que la force élastique du mélange est toujours inférieure, d'une quantité très-petite il est vrai, à la somme des forces élastiques du gaz et de la vapeur. Il explique celte différence en admettant, de la part du verre, une action condensante, qui déterminerait la liquéfaction d'une quantité de vapeur d'autant plus grande que la tension de la vapeur dans le mélange serait plus considérable.

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