CONDENSATION DES GAZ. ST
La température de l'acide carbonique solide est d'environ 77* au-dessous de 0*: si on le mélange avec de l'éther, on obtient une pSte plus homogène et plus conductrice, qui peut servir comme un puissant mélange réCrigérDnt. On peut même, en plaçant celte pâte sous te récipient de la machine pneumatique alln d'activer l'évaporalion de l'acide carbonique, obtenir un altaissement de température qui va jusqu'à 110* audessous de 0'. Nous verrons, un peu plus loin, comment Faraday a utilisé ce mélange pour opérer la liquérac^Ion d'un grand nombre de gai.
342. Appareil 41c Nattcrer. — M. Natlerer a imaginé un appareil qui peut également servir à liquéHer l'acide carbonique, mais qui est plus spécialement employé pour
la liquéfaction du protoiyde d'azole. Une pompe de compression puise le gaz dans un gaiomètre, et le refoule dans un récipient de bronze, entouré d'un méfange réfrigérant. Lorsque, par celle compression graduellement croissante, on a liquélié une quantité suffisante de gaz, on ferme le récipient et on le sépare du reste de l'appareil ; on ouvre alors, en tournant la yia v{pg. 246), la petite tubulure qu'il porte latéralement ; le protoiyde d'aiole liquide s'écbappe par celte issue, et peut
être reçu dans un tube 'S- ■
ouvert, où il se conserve pendant assez longtemps, i. cause du froid intense que détermine son évaporation. — Ordinairement, on environne ce tube d'un llacon dont on desséche l'air avec de l'acide sulfurique; on évite ainsi le dépflt de givre qui se produirait, à l'air libre, sur Ips parois du tube.
343. CoBdenaMloa 4ea (u pw 1« eomprcaaloM c« l'KhaUM- Beat de (cMpératHrc rétula. — ExpérleB«M de Faraday. ~ Le travail le plus complet que l'on possède sur la liquéfaction des gai est celui que Faraday Qt paraître en 1845. L'illustre savant anglais eut l'idée d'employer les mélanges d'acide carbonique solide et d'élher pour refroidir les gaz qu'il comprimait, è l'aide de pompes foulantes, dans des lubes de verre à parois résistantes. — Sous doimons ici, sous forme de tableau, le résumé de ses recherches.
On verra que six gaz seulement n'ont encore été ni liquéfiés ni solidifiés ; d'autres ont pu être liquifiés, mais, à la température de — ilO*, ils n'affectaient pas encore l'état solide; enfin, un grand nombre ont pu être successivement liquéfiés et solidifiés.
Hydrogène.
Asote.
Oxygène.