‹ Traité de physique élémentaireChapitre 84 sur 263 · II.— GAZ QUI Oirr ÉTÉ LIQUÉFIÉS, MAIS NO» SOUDIFIÉS · texte numérisé non relu

II.— GAZ QUI Oirr ÉTÉ LIQUÉFIÉS, MAIS NO» SOUDIFIÉS

CW^re"'^^ "^ ^'^'^^^^"^ ■ î ^<I«*ft^ * - ■'"•• sous la pression atmosphérique.

Fluorure^ d^^^^ .* } Liq«*fifa * - «0-, sous la pression atmosphérique.

Fluorure de silicium. . \ ,. .-. . ..^ -^ a • i • — -»

Gaz oléflant > ^^^^"^ à — 110*. sous une pression de plusieurs at-

Hydrogène phoiphorê". ! S «osphères.

m. -GAZ QUI ONT ÉTÉ LIQUÉFIÉS ET SOLIDIFIÉS. POINTS DE rnsioN

nous DES GAZ. > DES 6AZ SOLIDiriÉS.

Acide iodhydrique — SI*

— brorahydrique. ... 87

— sulfureux 76

- sulfhydrique 85

— carbonique 57

Cyanogène 34

Ammoniaque 75

Acide hypochlorique. ... 59

Protozyde d'azote 101

Liquéfiés à ~-77*, sous la pression atmosphérique.

Liquéfiés à— 110*, sous la pression atm(»phérique.

344. Emploi da froid produit par révaporatlon des %mm Uquelles, eomme moyen de rédrlgératlon. — En accélérant, au moyen de la machine pneumatique, l'évaporation de l'acide sulfureux liquide, on obtient un froid capable de congeler le mercure, c'est-à-dire une température inférieure à — 40*. Ce même procédé a été employé par M. Bussy pour liquéfier le gaz ammoniac.

En prenant maintenant de Tammoniaque liquéfiée, et en activuit Tévaporation par le même procédé, c'est-à-dire à Taide d'une raréfaction active, opérée à l'aide de la machine pneumatique, MM. Loir et Drion ont pu solidifier l'acide carbonique, sous la pression de l'atmosphère, ('e corps, au lieu de se présenter sous la forme d'une neige poreuse, peut alors être obtenu en gros cristaux, de forme cubique.

545. Appareil de M. F. C^rré. — L'absorption de dialeur qui se produit dans la vaporisation de l'ammoniaque liquéfiée a été utilisée, industriellement par M. F. Carré, pour obtenir des froids assez considéra-

Un cylindre métallique A (^. 247), contient une Bolution saturée d'ammoniaque, et rommuniqoe par le tube c avec un récipient B. L'appareil étant bien dos, si l'on place A sur un fourneau, le gaz ammoniac qui se d^age va se liquéfier dans le récipient B : l'expérience a montré que la solution a perdu tout son gai qualid le Ihermomètr'e t marque 120*. — On retire alors le'djHndreA du feu, et on le plonge dans un seaud'eau froide : l'ammoniaque qui était liqulfiée en B se vaporise el vient successivement se redissoudre en A. Le froid produit en B est alors considérable : de l'eau placée au milieu du récipient se con- Tertit rapidement en un bloc de glace.

Si l'on a eu soin d'envelopper le récipient de plusieurs doubles de flanelle,

on peut y maintenir pendant une heure Fig. ï4".— Production de la gtoee. une température de — 50*. Appareil Cane.

L'appareil étant rigoureusement clos, il ne peut y avoir aucune déperdition de matière : il peut être employé indéfuiiment sans qu'on ail d'autre dépense que celle du combustible ; chaque kilogramme de charbon brûlé fournit environ 3 kilogrammes de glace. — H. Carré a construit, d'après les mêmes principes, de grands appareils dans lesquels la production de glace n'est plus intermittente, mais continue.

546. DlMlUttUoB. AlamUe. — La distillation a pour objet de séparer une substance volatile, d'autres substances qui sont fixes ou dont la température d'ébullitlon est plus élevée. Les appareils qu'on emploie dans ce but sont désignés sous le nom d'alambict.

Le plus simple est celui qui sert à la distillation de l'eau dans les laboratoires {(ig. 34S|. Il se compose do trois parties essentielles ; la chaudUre A, le chapiteau fi et le conderueur C. L'eau est portée à l'ébullitimi dans la chaudière ; la vapeur s'élève dans le chapiteau, où elle se débarrasse des particules liquides qu'elle a pu enirainer mécaniquement, et passe de là dans le condenseur. Celui-ci est formé d'un tube Et' enroulé en hélice, on terpentia, qui est placé dan» une caisse cylindrique CC' pleine d'eau froide, La vapeur se condense dans le serpentin; l'eau distillée s'écoule par l'orifice 0 et est reçue dans un vase quelconque H. — La vapeur qui se liquéfie, abandonnant au condenseur sa chaleur latente.

Page 1