J NATURE DES LIQUIDES
VALEURS DES COEFFICIENS.
Mercure. ,
Huile d’olive
Huile essentielle de camomille
Huile essentielle de serpolet. .
Eau saturée de muriate de soude
Alcool très-rectifié
Mélange de i partie d’alcool et i partie d’eau
Mélange de i partie d’alcool et 3 parties d’eau
o,oio333
— o,oooo3q444
| Eau pure
j-4- o,oi85ooo
— o,ooori5r>ooo
DES LIQUIDES. 21 5
Pour prouver l’accord de ces résultats avec les observations , j’ai calculé les valeurs de Dr par la formule , pour chacun de ces liquides , de 10 en io°, et je les ai comparées aux nombres observés par Deluc; tel est l’objet des tableaux suivans.
Calcul des indications du thermomètre d’huile d’olrve, d’après la formule :
Dt — 0,95067 T -f- 0,00075 Ta 0,000001667 T 3-
NATURE
du
DEGRÉS
du
THERMOMÈTRE
à mercure T.
DEGRÉS DU THERMOMÈTRE 1 d’huile d’olive. 1
LIQUIDE
Calculés.
Observés.
Excès
de l’observation, I
Deluc a mis , à diverses reprises , ce thermomètre d’huile dans un mélange réfrigérant , qui faisait descendre le thermomètre à mercure à — 140, et il rapporte que le thermomètre d’huile se tenait aussi à peu près à ce degré tant que l’huile n’était pas figée. Ce résultat est d’accord avec notre formule ; car , si nous supposons T — — 1 4 , la formule donne 1>T =: — 1 5 . 2 1 .
Mais quand l’huile commençait à se figer , le thermomètre d’huile baissait tout à coup beaucoup plus que le thermomètre à mercure 5 l’huile se retirait entièrement dans la boule. On s’apercevait bien que c’était îa congélation qui produisait cet abaissement subit-, car quand il avait lieu , si l’on élevait sa température , le thermomètre à mercure montait aussitôt ; mais le thermomètre d’huile restait à son point extrême d’abaissement pendant un temps quelquefois considérable , qui était sans doute celui que l’huile employait à se fondre. Une fois qu’elle
2i4 LOTS 1)E la dilatation
était redevenue liquide , elle regagnait bientôt le thermomètre à mercure , et reprenait sa marche accoutumée. Deluc suppose que c’était la privation d’air qui permettait à l’huile de subir, sans se geler , un degré de froid qui l’aurait gelée à l’air libre. Mais il paraît, par des expériences de M. Biagden , que ni l’exclusion de l’air, ni le repos, ne sont absolument nécessaires à cet effet , quoiqu’ils puissent y contribuer.
On voit, par ces phénomènes, i°. que l’huile d’olive, dans certaines circonstances, peut ainsi que l’eau s’abaisser à une température bien inférieure à son degré ordinaire de congélation , sans cesser d’ètre liquide ; 2°. qu’elle se contracte , en se gelant, comme fait le mercure; 3°. que jusqu’à l’instant où elle devient solide , elle conserve exactement , ou à très-peu de chose près, sa même loi de dilatation. Il est fort possible que cette constance ait lieu aussi pour le mercure , comme Cavendish l’a conclu des expériences de iïulchins , à la baie de Hudson.
D’après cela , on voit que l’huile , en se refroidissant à un degré quelconque , ne saurait avoir, comme l’eau , un maximum de condensation , au moins dans les tubes de verre. C’est aussi ce que montre notre formule; car ce maximum répondrait au Cas où l’on aurait
drT ° *
ce qui donne
o = 0,950667 + °>00 1 5 T — o,ooooo5 T3 ; équation dont les racines sont
T' = — 3i i°,i T" = 4- 61 i°,i ; c’est-à-dire, que si l’huile pouvait rester liquide dans le thermomètre à ces températures , et qu’elle continuât à se dilater suivant la même loi, elle aurait un maximum apparent de condensation à 3i i°,i au-dessous de o , et un maximum apparent de dilatation à 61 1° . 1 au-dessus ; mais ces limites sont beaucoup trop éloignées des observations qui nous ont servi de base pour que Ton puisse étendre jusque-là les conséquences des formules. Tout ce que l’on peut en conclure, c’est que l’huile
DES LIQUIDES
d’olive , tant qu’elle reste liquide, continue à se condenser par le refroidissement , et qu’ainsi elle se gèle sans se dilater, ce qui est conforme aux observations.
Passons maintenant à I’iiuile essentielle de camomille; pour celle-ci on a
Dt — 0,92044*6 T ~f* 0,001 3o56 T2 — 0,000003889 T3.
Voici la comparaison des résultats de la formule avec les observations :
I NATURE
DU
LIQUIDE
DEGRÉS
THERMOMÈTRE
à mercure t.
DEGRÉS DU THERMOMÈTRE d’huile essentielle.
Calculés.
| Observés.
Excès
de l’observation.
Huile
essentielle
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